GENERATION MACRON

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Au pouvoir moribond

C’est marrant… dès que tu n’as plus ton grand spectacle pour jeter un peu de ta poudre sur nos yeux, on redécouvre que tu es mort politiquement depuis décembre, que tu es seul, que tu es terrorisé au point de vider les Champs-Élysées pour ta venue et de confisquer les parapluies, les bouteilles d’eau !! Tu es pathétique. Le monde entier sait que tu es fini, il n’y a que notre presse collaboratrice pour prétendre le contraire. Tu empestes le sapin et on n’en finit plus de te regarder tomber.
Sache que nous te détestons, que nous n’attendons rien d’autre de toi que ta disparition. Tu resteras l’Eborgneur, celui qui volait aux pauvres pour donner aux riches. Tu es un antimodèle. Tu representes tout ce qu’il y a de plus abject dans l’espèce humaine : l’opportunisme, la manipulation, l’égoïsme, la vanité, la bêtise, la cruauté, … On devrait apprendre aux enfants à ne pas devenir comme toi. Est-ce que tu sens à quel point tu ne peux que mal finir ? Crois-tu vraiment qu’il pourrait en être autrement ?



République (des copains et des coquins)

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Samedi, quand la foule scandait « suicidez-vous » alors que nous nous étions rapprochés d’eux au plus près pour les confronter à notre absence de peur, à notre force et à notre unité, j’ai scruté les yeux de tous ceux sous les carapaces que mon regard pouvait atteindre et j’ai senti le coup qu’ils étaient en train de recevoir. J’ai lu la peur dans leurs pupilles. Je pouvais regarder cette compréhension grossir à vue d’œil que bientôt, ils ne pourraient plus faire le poids contre la rage qui gronde, que les choses étaient sur le point de devenir incontrôlables. Quand le peuple s’unit pour leur faire face, ils ne peuvent plus rien. Ils ont dû reculer pour nous laisser atteindre la place de la République qu’ils nous avaient bloquée, ils n’ont plus jamais vraiment repris le dessus. 23 semaines de mépris, d’insultes, de coups, de gazage, de mutilations, 23 semaines d’inhumanité et de volonté d’écrasement ont eu raison de la passivité devant l’agression. 23 samedis de formation à l’insurrection ! Les gens ne vont plus se laisser faire. La révolution a commencé et il ne fait pas bon être en première ligne quand on est un serviteur du pouvoir en place, quand on réalise en même temps que ses limites qu’on est seulement là pour protéger la petite caste de corrompus qui pille et détruit notre pays et qui n’a que mépris pour le peuple dont on fait aussi partie, qu’on est devenu la milice de Macron l’éborgneur, les hommes de main de ses propres bourreaux, de ceux qui n’ont aucun scrupule à nous pousser jour après jour au suicide. 

Je n’aimerais vraiment pas être sous leurs uniformes.

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#balancetonprésident

Macron devrait demander à Mélenchon de lui prêter ses hologrammes. Ça nous couterait moins cher en sécurité pour ses déplacements.



Souriez, le ministère vous écoute

Je veux que ce ministère soit celui de l’écoute », déclare Sibeth Ndiaye.

Après deux ans à observer la Macronie j’ai pu établir qu’une de ses règles premières consiste à devoyer le sens des mots, les utiliser pour dire exactement leur inverse et faire le contraire de ce qui est annoncé en masquant la supercherie derrière des effets de langage, une malhonnêteté intellectuelle extrême et un marketing primaire.

C’est pourquoi je propose gratuitement cette analyse à ceux qui parmi vous se seraient endormis en court de route : quand cette dame dit « écoute » cela signifie « surdité et dédain ».

A moins que dans un sursaut d’honnêteté incontrôlée difficile à croire ou, plus probablement, l’oubli de quelques mots essentiels elle veuille dire par là « le ministère de l’écoute des ultra-riches et de leurs intérêts » car après une étude poussée on peut affirmer que l’unique raison d’être de LREM est de les défendre.

Quoi qu’il en soit, félicitations à Sibete pour sa promotion au sein du ministère de l’écoute où elle pourra continuer à mentir pour protéger le Président.
Rendez-vous à l’enterrement de LREM dans quelques mois pour repondre à cette question : après tout ça est ce que la meuf est dead politiquement ?



Le président Macron est bon

Ecoutez ma voix, suivez mon doigt de droite à gauche et répétez avec moi :

« Emmanuel Macron a été surpris par les violences de samedi. Il est rentré d’urgence de ses vacances qui n’étaient absolument pas le tournage d’un roman photo à la neige. Il n’a pas laissé les Champs Élysées être saccagés par les black block pendant qu’il faisait nassé et gazé les pacifiques avec des lacrymos et des gaz neutralisants qui les laissent malades plusieurs jours afin de les dégoûter de revenir tout en essayant de les écraser, de les soumettre, de nier leurs droits et de les annihiler. Absolument pas. Tout cela n’etait pas une mascarade ni un stratagème pour pouvoir dire à propos de la loi anticasseurs avant son passage devant le conseil consitutionnel : regardez, quand on vous disait qu’on a besoin de ces lois, ce sont des barbares, des assassins !!! Ce n’est pas une manipulation supplémentaire pour justifier la repression, les lbd, réfuter les déclarations de l’ONU, du conseil de l’Europe, Amnesty, etc. Et faire passer de nouvelles lois liberticides.
Le président Macron n’est pas un fasciste.
Le chef Macron n’est pas au service du capital.
Le patron Macron n’est pas le pire président de la cinquième république.
On ne se souviendra pas de lui dans l’Histoire comme un ignoble personnage qui voulait reduire les moins favorisés en esclavage pour enrichir encore les plus aisés. »

Répétez 3 fois.
Répetez encore.
Répétez, les gueux !
Estimez vous heureux qu’on vous laisse encore de quoi bouffer quelques jours par semaine pour avoir suffisamment d’énergie pour aller faire tourner les entreprises de ceux qui comptent en France.
Répète jojo !

Maintenant circulez !



La guerre des Gilets jaunes

Hier on était des dizaines de milliers sur les champs Élysées. Nous qui étions le plus en bas des champs, qui marchions dans le calme, ils nous ont nassés en resserrant, en empêchant les gens de sortir. Ils ont lancé plein de grenades lacrymo, des gaz incapacitants. On montait : des grenades, on descendait : des grenades. On ne pouvait plus respirer, plus rien voir, les gens couraient déboussolés dans tous les sens puis tombaient comme des mouches en suffoquant. Je ne pouvais plus reprendre mon souffle, pendant quelques temps j’ai vraiment pensé que c’était peut-être la fin, là pour moi au milieu des champs Élysées. Il y avait non seulement cette douleur physique mais aussi cette panique, ce sentiment horrible d’être enfermés dehors là sans sortie et gazés comme des rats. C’était Auschwitz. Ce sont des pratiques fascisantes. CE SONT DES FASCISTES. A partir de là pour moi, ce n’est plus une manifestation, ce n’est plus une révolte, à ce moment précis c’est devenu la guerre. Ils peuvent sortir les canons, ils peuvent nous tirer comme des chiens, je ne me laisserai pas faire, je ne finirai pas ma vie à genou en les ayant laissés gagner. Je mourrai là bas s’il le faut, je préfère partir libre que me soumettre à ces moins que rien,  à ces voleurs machiavéliques qui se goinffrent sur notre dos, prêt à toutes les bassesses pour défendre leur pillage organisé des richesses et de la démocratie d’une nation entière. Je retournerai là bas, sur le champs de bataille et je crèverai s’il le faut. Je préfère mourir debout que survivre la tête baissée. Ils croient nous écraser mais ils dressent des soldats. C’est la guerre.



Eh Manu

Tu peux gesticuler autant que tu veux à la TV mais c’est comme ça qu’on se rappellera de toi. Bienvenue dans l’Histoire !

 

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MACRON DEMISSION !!!


Suicide, mode d’emploi foireux (a D.J. really saved my life)

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Un jour, pendant ma vingt-cinquième ou vingt-sixième année dans la fange, bien après que le bout du rouleau fut devenu poussière, j’ai essayé de m’échapper une dernière fois. J’en avais eu bien plus que ma dose de cette douleur qui, jamais, ne m’a laissé de répit. Je venais de quitter celui que j’appelais « le chat » , après presque deux ans à vivre ensemble une relation caractérielle et destructrice. Un après-midi, alors qu’il travaillait et sans le prévenir au préalable, j’avais déménagé dans un tourbillon toutes mes affaires de sa maison et je m’étais installé dans le logement d’urgence d’un foyer de jeunes travailleurs, une chambre sordide dans une bourgade glauque à vous donner la chiasse. Le soir même, j’avais réalisé que j’étais bien plus accro à mon bourreau que je ne l’avais envisagé. J’étais alors devenu obsédé par l’idée de le reconquérir mais je ne rencontrais de sa part qu’un refus catégorique et obstiné. Avec sa bienveillance coutumière il m’avait même fait comprendre que ma fuite lui avait rendu service :

– Si tu n’étais pas parti, je crois que je t’aurais foutu dehors.

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Je savais que cette relation était nocive mais sans elle je me sentais encore plus perdu. Il m’apparaissait que d’une manière ou d’une autre, dans la solitude ou la compagnie, sobre ou défoncé, à la campagne, à la ville, j’étais incapable de trouver l’interrupteur qui rallume la lumière. Il n’y avait pas d’espoir pour moi, ici, aucune raison de prolonger ce calvaire.

Pour soutenir mon addiction aux anxiolytiques et autres psychotropes, j’avais à ma disposition de nombreuses boîtes de drogues ainsi que tout un stock de substituts au tabac que j’avais probablement volé au greffier, visiteur médical ou qu’il m’avait donné pour m’inciter à arrêter de fumer. Pensant qu’une dose intense de nicotine aiderait peut-être les pilules à achever mon cœur, j’ai méticuleusement recouvert mon corps de patches, de haut en bas puis j’ai avalé ma pharmacie et me suis couché dans le noir.

Je suis resté comme ça un moment mais mon désespoir était si froid que j’ai décidé de partir avec la radio dans des écouteurs pour qu’elle me procure un semblant de compagnie, une minuscule étincelle pour me réchauffer un peu. Je n’ai pas envisagé qu’une étincelle suffit parfois à raviver les cendres.

Je suis allé cherché la radio puis, une fois les écouteurs sur les oreilles, j’ai recommencé à attendre. C’est alors qu’un morceau que je ne connaissais pas s’est fait entendre, un de ceux qui vous tient captif, haletant dès la première écoute et qui n’est pas fini que vous avez déjà envie de le rejouer. Je me considérais athée depuis déjà des années, je n’avais aucune foi en un autre monde ou un retour possible. J’ai soudain réalisé que si je partais, je ne découvrirais plus aucune chanson, je n’entendrais plus jamais celle-ci et cette idée m’a semblé intolérable. J’ai décidé d’ouvrir les volets et d’aller demander de l’aide auprès du personnel du foyer.

C’est une chanson qui m’a « sauvé la vie ».

J’ai été conduit aux urgences où j’ai été malmené par un docteur odieux qui condamnait mon geste et semblait vouloir me donner une leçon en me traitant comme un moins-que-rien. Le chat est venu me visiter à l’hôpital et m’a apporté un roman policier, un genre qu’il me savait détester formellement, un bouquin de Mary Higgins Clarke nommé « Comment te dire Adieu ». Quand, devant ce titre, j’ai mentionné son manque de subtilité et sa cruauté, il a fait mine de l’avoir choisi au hasard mais je n’étais pas dupe, il était bien trop retors pour ça.

Mon existence dans la fange à continué à être une torture. Il m’a fallu des années pour dompter la douleur mais j’ai découvert d’autres morceaux et j’ai eu de nombreux coups de foudre. Il y a peu je suis tombé sur « Saltwater » de Chicane et toute cette histoire est remontée à la surface. Il se pourrait bien que ce soit le morceau en question, j’ai envie de le croire.

Merci donc à toi, Chicane, d’avoir rallumé les braises avec ces dix minutes parfaites. Merci à tous les autres artistes qui ont rendu mon voyage parmi les humains en devenir  un peu plus acceptable.

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Chicane, Saltwater



Le serpent (Hasta siempre, eh, pédé !)

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Version 1 :

(…) Je demande alors aux forces qui m’entourent si j’ai gâché tout ce temps, s’il en reste assez pour accomplir ce que je viens écrire ici. Peu de temps après, je m’endors.

Je reprends conscience de l’autre côté, sortant d’un immeuble, une serviette à la main, pour me retrouver, l’air affairé sur l’imposante avenue d’une cité. Je dépasse un groupe assemblé au milieu du trottoir quand une voix lance en espagnol :

  Dis-donc, il n’y a que des pédés dans ta famille d’accueil

Incertain sur la dernière sanction, je suis, sans ambivalence, sûr de moi comme du maricón en question. En me demandant si je suis de retour à Valence, je toise ce grand monde d’un œil intense. La voix me répond dans un français parfait :

  Pédé ! 

Je fronce un peu pour les voir mieux. Ce sont des gitans.

J’ai peur.

Je commence à chercher une manière de fuir quand une toute petite vieille au teint gris, le cheveu bien tiré, se détache de la bande pour se presser contre mon flanc. Elle lève la tête au ciel et mime une si sombre affliction, les mains jointes sous son menton dans des incantations. Je n’entends rien de sa litanie mais, dans l’espoir de mes sous tirer, elle prétend sûrement que je l’ai bousculée. Je me tiens prêt pour la joute des mots mais elle repart dans le nombre en me laissant stupide puis, un homme, son ombre, s’avance sur moi. Je suis charmé par le regard de braise, les cicatrices, la bouche édentée. Tout y est. Jusqu’à la main calleuse qui découvre, une lame après l’autre, un jeu entier. La peur devient terreur.

  C’est bien ici, le terminus, n’est-ce pas ?!

Fou de panique, je cherche autour de moi une autre sortie. Si je cours très vite sur la route en longeant le trottoir pour éviter les voitures, je pourrai peut-être en échapper. Je n’ai pas le temps de le découvrir, je suis emporté loin de la scène et, tout doux, dans les ténèbres, un compteur d’essence vole jusqu’à moi. Il est à l’envers, le rouge sur la gauche. Sur la jauge de ma sombre vie, le réservoir ne contient plus qu’un cinquième. Puisque j’approche des quarante ans, il m’en reste encore dix, peut-être quinze jusqu’à ce que la main du destin ne se charge de moi.

  Hasta siempre, eh, pédé!

J’ouvre les yeux, bouleversés. Par terre, à côté de mon lit, je trouve une feuille qui était tomber là gentiment. J’attrape un crayon sur ma table de nuit. Je note la prophétie puis je sors le tarot pour m’en tirer l’âme au clair : la papesse, l’arcane sans nom, le chariot. Le message est limpide :

Pour le poète, la faucheuse sur la voie express ! (…)

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Version 2 :

(…) Suivant les souffrances de son existence, je supplie d’insistance les forces en instance. Qu’elles me laissent savoir si j’ai gâchées ses saisons, si j’en dispose d’assez pour signer ma mission.

Ensuite, je succombe au sommeil.

Je me ressaisis, sortant en songe d’une succursale, l’air assagi dans l’immensité d’une cité sale. Je dépasse une assemblée sur le pavé lorsqu’en espagnol, une sanction est lancée :

   Dis-donc, il n’y a que des pédés dans ta famille d’accueil ? »

Restant ambivalent sur le sens avancé par l’ultime sentence, je suis à l’évidence, sûr de moi comme du maricón en présence. Je les toise, intense. De nouveau, Valence ? La voix semblant lire mes pensées, réplique dans un français parfait :

   Pédé ! 

Je fronce un peu, pour les voir mieux. Des bohémiens. Par dix au moins.

J’ai peur.

Une minuscule ancêtre, au teint plus gris que blanc, sort de l’ensemble pour se presser contre mon flanc. Là, face au ciel, grimace une si sombre affliction, mains jointes à son menton susurre incantations.

Je ne saisis syllabe de sa supplique.

Elle doit scander que je l’ai bousculée, dans l’espérance de mes sous tirée. Sur le point de siffler mots, je suis laissé pour sot lorsqu’elle rejoint le nombre et c’est un homme, son ombre qui s’avance sur moi. Je sombre en désarroi, charmé par le serpent. Ses yeux de flamme, ses cicatrices, son rire sans dent. Jusqu’à la main d’écailles qui découvre en son creux, une lame après l’autre, tout entier, son jeu. La peur se mue terreur.

   C’est bien ici, le terminus, n’est-ce pas ?!

Désespéré, je cherche une autre issue. « Cours vite sur la route, à longer le trottoir, échapper des voitures, t’en sortira peut-être ». Pas le temps d’en trouver, je suis loin désormais. Un compteur d’essence volant au pas, traverse les ténèbres jusqu’à moi. Le rouge est à l’envers sur la jauge de ma vie, et dans le réservoir : un cinquième d’énergie ! Puisque j’approche du quarantième automne, une dizaine avant que la mort ne sonne.

   Hasta siempre, eh, pédé!

Je me réveille, bouleversé et cherche de quoi noter. Sur le sol, une feuille bienveillante tombée près de mon lit. Je trouve un aimable crayon sur la table de nuit. Pour m’en tirer l’âme au clair, sors des tarots : la papesse, l’arcane sans nom et le chariot. Le message des sages à la prophétesse : La faucheuse vient sur la voie express. (…)

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