Coming out: R. Kelly

Tout à l’heure alors que je donnais une conférence de presse sous la douche j’ai déclaré «je ne peux plus vivre avec ça, ce secret m’étouffe, d’une manière ou d’une autre il faut que j’assume, j’aime «i believe i can fly » de R. Kelly ».

Pourtant quand le morceau est sorti, je le détestais avant même de l’écouter.
C’était une époque trouble de mon adolescence où je me rebellais contre la société en vomissant tous les chanteurs (ou chanteuses, d’ailleurs plus souvent) «à voix » et les «guimauves américaines sirupeuses» dégoulinantes de bons sentiments dont nous abreuvaient Whitney Houston, Céline Dion ou Mariah Carey.
Et puis au bout de quelques écoutes je me suis mis à vraiment apprécier ce titre qui, malgré son positivisme affiché et un peu cul-cul, m’a toujours semblé triste. Il faut dire que souvent je trouve «le triste » beau.
Néanmoins pour être fidèle à moi-même j’ai continué de prétendre que je ne l’aimais pas.
Et puis la chanson a fini dans un des placards de NRJ et est arrivée l’époque des «guimauves R&B » telles que Cassie, Rihanna ou Mariah Carey.
Malgré tout je n’ai pas oublier ce morceau inavouable et récemment alors que je téléchargeais de la musique (sur une plate-forme légale bien sûr) je n’ai pas pu résister à l’envie de l’écouter et comme je n’avais plus d’amis à qui dire que je le déteste, je ne me suis pas privé de le faire.
Depuis je fais une fixette et me la passe en boucle.
Je ne sais pas exactement pourquoi j’aime cette chanson.
Peut-être est-ce parce que j’ai le fantasme de pouvoir un jour approprier ses paroles à ma vie personnelle ?
Parce qu’enfant je rêvais d’être un oiseau ?
Quoiqu’il en soit quand Robert dit «i think about it every night and day » j’ai tout simplement envie de pleurer. Pour une fois j’apprécie même le passage «gospel » !
Finalement la meilleure raison d’aimer comme de vivre c’est de ne pas en avoir.

MAMAN J’AIME « I BELIEVE I CAN FLY » ET NON, CE N’EST PAS TA FAUTE .

PS : Il y’a peu je regardais un épisode de Southpark, mon dessin animé préféré, dans lequel Tom Cruise s’enferme dans le placard d’un des enfants. Tout le long ils lui répètent «sors du placard Tom ! ». C’est clairement du outing mais je n’ai pas réussi à être révolté (pas plus que récemment pour cette pooovre Muriel Robin). Avant le générique final Cruise sera rejoint dans sa cachette par Travolta et … R. Kelly.
Est-ce que mon radar gay fonctionne même au travers d’une chanson ? Est-ce que ça peut donner une quelconque caution à ce titre racoleur ? Est-ce que quand il chante « true love » il parle de quelqu’un que nous connaissons ? Combien ai-je employé d’expressions toutes faites dans ce billet ? Y’a t-il un s à toutes ? Est ce que c’est important ? Est-ce qu’à force de manger des beignets au chocolat je vais finir seul dans un centre d’amincissement en plein milieu du Lubéron ? Enfin et surtout, Magali va-t-elle sortir du château ?

« I used to think that I could not go on
And life was nothing but an awful song
But now I know the meaning of true love
I’m leaning on the everlasting arms

If I can see it, then I can do it
If I just believe it, there’s nothing to it

[1] – I believe I can fly
I believe I can touch the sky
I think about it every night and day
Spread my wings and fly away
I believe I can soar
I see me running through that open door
I believe I can fly
I believe I can fly
I believe I can fly

See I was on the verge of breaking down
Sometimes silence can seem so loud
There are miracles in life I must achieve
But first I know it starts inside of me, oh

If I can see it, then I can be it
If I just believe it, there’s nothing to it … »

Cette chanson fait partie de la bande originale de Space Jam, film que je ne souhaite pas voir, non n’insistez pas

 


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