Archive pour mars, 2007

Coming out : je suis un bonobo

Ma vie doit recommencer, je le sais bien. Je ne sais pas combien de fois on peut repartir à zéro, mourir puis renaître mais je suppose que ça peut être le cas jusqu’à son dernier souffle. Il y’a quelque chose de rassurant à recommencer de zéro, à partir de vraiment rien ou si peu, c’est comme si on laissait totalement le passé derrière soi. Récemment je lisais un billet sur un blog que je fréquente assez régulièrement et dont l’auteur éprouve une très forte envie de partir. Je lui ai laissé un commentaire pour lui dire qu’on rêve souvent que ça sera mieux ailleurs mais que finalement on emmène sa ville avec soi partout ou l’on va. On a l’impression que le problème est à l’extérieur, même parfois que C’EST l’extérieur mais souvent c’est une illusion. Le problème est en nous. Je le pense sincèrement. Pourtant en continuant à lire sa page j’ai ressenti l’envie, presque coupable après ce commentaire, de partir moi aussi. Ailleurs. Au soleil. Au Sud. Au Nord. N’importe où mais partir. Ca enflait en moi et rien que de m’imaginer défaire mes bagages dans n’importe quelle autre ville que je ne connaîtrais pas encore m’emplissait d’allégresse. C’est indicible, pas vraiment explicable, ça dépasse le cadre de la raison. Recommencer, être un inconnu, loin. Etre vierge. J’ai essayé de penser à autre chose mais ça ne m’a pas vraiment quitté, mon esprit revient dessus inlassablement, j’imagine les rues d’un nouveau lieu et cette idée me berce comme si c’était devenu une réponse à mes cogitations existentielles, une béquille ou une drogue qui calme la douleur et permet de penser à autre chose qu’à la réalité.

Cependant si c’est bien d’avoir des envies il paraît que c’est mieux de « définir des projets » (je ne sais pas si vous avez remarqué qu’on parle désormais presque tous, moi le premier, comme des espèces de journalistes ou parfois avec des expressions de « RH » ou de psys (à la con)). Seulement faire des projets, tout poser à plat, réunir tous les éléments pour un « départ gagnant » ce n’est pas mon fort. C’est sûrement un tort mais moi je fonctionne très souvent « à l’urgence », comme si j’en avais besoin. Je commence à penser à quelque chose et puis peu à peu cette envie grossit en moi, ça finit par m’étouffer et par devenir quasiment un besoin. Il me semble à chaque fois, qu’il faut que je le fasse, que je n’ai plus le choix, que sinon je vais mourir. Et, moi qui ne faisais presque plus rien, il faut que je fasse tout d’un coup comme si je devais immédiatement créer une branche à laquelle m’accrocher. Et en général ça marche. On pourrait croire que ça me pousse à faire n’importe quoi mais je n’en ai pas l’impression. Il est vrai que ça peut me faire commettre quelques erreurs mais je m’en accommode généralement pas si mal. En fait il me semble que j’ai toujours réussi, d’une manière ou d’une autre, à retomber sur mes pieds. Parfois, malheureusement je laisse sur le bord de ma route quelques victimes de mon urgence. Entre moi ou elles je sais bien maintenant que c’est toujours moi que je choisis, sans réfléchir. Si c’est moi ou toi, ce sera moi, n’en doute jamais.

Il faut que je parte, que je crée des solutions avant que ça finisse par me bouffer. Pourtant pour ce nouveau départ (les mauvaises langues diront énième) j’aimerais faire le moins d‘erreurs possibles. En quelque sorte partir sur de bonnes bases pour que ma construction ne soit pas bancale. En écrivant cette dernière ligne, je pense à la tour de Pise et j’en viens à me demander si ce serait si grâve, en effet quand je suis dans l’urgence mes belles théories deviennent quantités négligeables, jusqu’à me demander si c’étaient bien les miennes. Je viens de lire « guérir  » de David S. et c’est très intéressant. Il y explique notamment que nous avons deux cerveaux : le néocortex, celui de la « raison  » qui nous permet de réfléchir et le cerveau limbique, celui de « l’instinct », commun à tous les mammifères. Quand nous sommes en danger imminent ce dernier bloque totalement le néocortex pour faire prévaloir notre instinct de survie. Moi ou toi. Et bien je sens que mon cerveau émotionnel est en train de vouloir prendre le contrôle. Je DOIS partir et peu importe finalement où j’irai si c’est une branche qui me permettra de sauter sur une autre puis encore une autre pour finalement arriver où je veux aller. Fuck the psys et le staff du magazine Rebondir ! Je me suis souvent plu à dire que je ne suis pas un guerrier et là, subitement je n’en suis plus si sûr. Alors il est probable que je fasse des erreurs mais l’essentiel, je pense, c’est que je les identifie comme telles.

C’est officiel, je suis à la recherche d’une branche, pas trop pourrie si possible.

                                                                            ………………….

Cette nuit j’ai été captivé par le blog de In-Armani et, comme s’il avait été là juste pour moi, j’ai trouvé cet article, il m’attendait comme un message et m’a réveillé.

De fil en aiguille je suis aussi tombé sur un ancien billet de Lange qui certes m’a fait me sentir minable, car plus un Koons qu’un Godin, mais qui confirme que Lange est une « garce » des plus brillantes.

Coming out

 

J’adore les titres racoleurs

Coming out : je suis en train de mourir

« Il meurt lentement
Celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n’écoute pas de musique,
Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
Celui qui détruit son amour-propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l’habitude
Refaisant tous les jours les mêmes chemins,
Celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
De ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
Celui qui évite la passion
Et son tourbillon d’émotions
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
Et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
Celui qui ne change pas de cap
Lorsqu’il est malheureux
Au travail ou en amour,
Celui qui ne prend pas de risques
Pour réaliser ses rêves,
Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
N’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !

Risque-toi aujourd’hui !

Agis tout de suite !

Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d’être heureux ! « 

PABLO NERUDA

Obsessions matinales

En boucle, Ultraviolet (light my way) de U2

Pensée obsessionnelle: «   I’m in the black, Can’t see or be seen »

Hégémonie

Ce matin, vers 9h, je voulais écouter du rap, je branche Skyrock et j’entend une voix qui me semble familière. Je crois faire un cauchemar mais non c’est bien lui : Sarko, interviewé par Difool le démago des djeuns. Je me suis dit « Mon Dieu, même là !  », j’ai tenu 3 minutes puis extrêmement énervé (la voix de Sarko me fait cet effet là) j’ai zappé sur Rires et Chanson en espérant qu’au moins là je pourrai continuer à faire l’autruche.

Mais c’était trop tard, depuis j’ai peur.

The young and the restless

Ce matin, je voulais faire acte de présence auprès de granma mais nous nous sommes pris la tête très exactement 2 minutes après que je lui ai dit bonjour:

 » Puisqu’il semble que tu ne puisses t’entendre qu’avec toi-même je te laisse tranquille

- Mais moi je veux m’entendre avec toi ! « 

Nous n’en sommes visiblement pas capables et c’était une de ces journées où quoiqu’elle dise, elle m’énerve.

Alors j’ai regagné ma chambre, je me suis couché dans le noir et j’ai écouté une matinale débile à la radio.

J’ai dormi quelques heures. Quand je me suis réveillé j’aurais voulu retrouver le sommeil juste pour ne pas avoir à l’affronter. Au bout d’une demi-heure je me suis finalement décidé à entrer dans l’arène. Bien sûr elle m’a mis hors de moi immédiatement, alors j’ai pris mon courrier et j’ai fait demi-tour, décidé à rester dans ma chambre le reste de la journée. Je n’ai pas réussi, j’y suis retourné et j’ai mangé pendant qu’elle regardait « les feux de l’amour  » en vociférant quelques « salopes » à l’attention de certaines protagonistes. Je me suis demandé si elle ne faisait pas un transfert, si « la pute » ce n’était pas moi dans son inconscient.

Ensuite j’ai voulu mettre en application ma récente décision de prendre l’air et de marcher au moins une heure par jour. J’ai à peine fait 100m sous un beau soleil que j’ai réalisé que je n’avais aucune envie de me balader, alors j’ai essayé de me faire violence mais je n’en voyais pas l’intérêt. Je suis donc revenu sur mes pas et en ouvrant la porte j’ai devancé ses questions en lui disant  » finalement je n’ai pas envie de me promener, tout ce que je veux c’est être seul et dormir « . Puis, comme je réalisais qu’elle allait s’inquiéter pour moi j’ai ajouté « rassure-toi, je vais très bien, je suis seulement fatigué « .

Je me suis couché, j’ai commencé à lire un recueil de nouvelles (« Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » de Ana Gavalda) et vers 17h j’ai rejoint Morphée, cette connasse.

J’ai beaucoup rêvé, notamment de lui mais aussi que je trouvais un joint dans un paquet de tabac. Je le regardais en me demandant d’où il pouvait bien sortir, puis je l’ouvrais pour vérifier son contenu. Il y avait bien du shit à l’intérieur et je le jetais à la poubelle en en ressentant une certaine fierté.

Quand je me suis réveillé (vers minuit) ce songe m’est revenu à l’esprit et j’ai été très surpris car d’habitude, au pays des rêves, je finis toujours par fumer. Je me suis interrogé : est-ce que mon inconscient est enfin raccord avec le reste ? Quoiqu’il en soit je considère un peu ça comme une victoire.

Je me suis d’ailleurs levé content de moi, comme quoi, ça tient vraiment à pas grand chose.

Depuis je me sens étonnamment bien dans ma peau.

De plus j’ai de nouveau envie de baiser pour baiser et aussi de me casser d’ici.

Je suis un garçon formidable.

Esquimau au chocolat ou banana split ?

J’essaie d’apprendre à ne plus rien ressentir. Devenir un serpent qui se faufile entre les obstacles pour arriver où il veut. Implacable. Froid. Mais où est-ce que je vais ? Où est-ce que je veux aller ? Prendre une mappemonde, la faire tourner comme la roue de « la Roue de La Fortune  » (version Annie Pujol et le clarinettiste), pointer le doigt dessus et dire fort « là, c’est là que je vais ! « .

J’essaie, je crois y arriver et un détail vient bouleverser mon néant, une envie sortie d’on ne sait où. Danser jusqu’à l’épuisement sur un dancefloor au milieu de corps dégoulinants de sueur et de vie. Mourir sur le rythme puant d’un rap de Dr Dre. Tomber sous les stroboscopes.

Et puis ça passe.

J’ai acheté le dvd de  » Marie Antoinette  » il y’a 3 jours et je n’arrive pas à me décider à le regarder. Il n’y aura plus de films à attendre après.

Hier soir, en proie à une soudaine fièvre acheteuse, j’ai commandé des trucs sur plusieurs sites internet. Pour 60 euros. En le faisant je me suis senti vivre. Il y’a l’attente des paquets, les ouvrir puis attendre encore.

Au Nord ? Au sud ? Où ne suis-je pas encore allé ? Ca fait beaucoup.

Un mec m’a dit tout à l’heure sur pedeland.net :  » je suis loin mais pas loin car je rentre d’Inde et en 2008 je pars faire un tour du monde « . J’ai eu envie de lui écrire « qu’est-ce que tu veux que ça me foute ? ! ! » et j’ai répondu « oui tout est relatif, c’est sympa de faire ça, tu pars seul ? ». Début d’une nouvelle discussion idiote et stérile.

Les serpents vivent seuls.

Je ne sais plus si quelqu’un m’a déjà compris un jour. J’ai oublié, j’essaie.

Ca sera différent sous Sarkozy ?

Je regarde des photos et des portraits de mecs sur leurs blogs et je rêve, comme si c’était le catalogue d’une agence de voyages.

Pourquoi pas lui ou lui ou lui ?

Quand on travaille, on se dit qu’on pourrait faire plein de choses si on était au chômage. Et puis on ne fait rien.

Est-ce que j’aime le bleu ?

Je devais rencontrer un mec hier, on avait prévu d’aller à l’hôtel et de baiser. Je lui ai envoyé un sms : « Je vais pas te faire perdre ton temps, ça va à priori pas le faire, ne le prends pas mal, tu vas trouver ça chelou mais je te trouve trop directif bla bla bla ». Il doit s’imaginer que je suis cinglé et ce sera toujours en dessous de la réalité.

Je suis une diva. Ou une drama queen ?

Qu’est-ce que j’en ai à battre de la vie de Marie Antoinette ? ! ! Je l’ai pris uniquement parce que ça a été réalisé par Sofia Coppola.

Les questions.

Les réponses.

Same player, try again.

Hier/aujourd’hui je me suis levé à 19h30, je fais une nouvelle nuit blanche pour faire acte de présence aujourd’hui/demain auprès de ma grand-mère.

Mon compteur internet m’indique que je suis connecté depuis 10h d’affilée. Peut-être qu’a force de ne plus voir le soleil je vais devenir gris.

Je me demande s’il y’a vraiment des gens heureux.

Peut-être en Inde…

Masturbations

 

solitude.jpg

Alors que je m’ennuyais ferme sur un site porno que je viens de découvrir (je songe de plus en plus sérieusement à faire un guide) je me suis mis à penser que décidément je suis bien seul en ce moment et que même si je n’ai jamais eu une horde d’amis ça n’a quand même pas toujours été ce désert.

En effet même dans les moments les plus difficiles je passais des heures entières à parler sur msn avec des contacts que je n’avais certes pas rencontrés mais que je considérais parfois comme des personnes importantes pour moi. Depuis maintenant quelques mois je pousse mon asocialité (sic) jusqu’à ne même plus aller discuter sur le messenger, je ne fréquente plus de «chat’» et pour résumer je ne vois plus personne. Même les dialogues ô combien primaires de pédéland.net m’ennuient au point de presque regretter le silence des backrooms. Je n’ai plus de relationnel et je ne fais aucun effort pour alimenter celui que j’avais avant ou pour m’en créer un nouveau.

En repensant à un billet que j’ai lu avant hier chez Lange j’ai réalisé que c’est comme ça depuis que je suis clean et j’ai commencé à me demander comment j’étais avant, ce qui avait changé. J’ai alors décidé d’aller lire de vieux courriers sur ma boîte email, ce cher hotmail où je conserve une quantité incroyable de messages, dont certains ont plus de 3 ans. Souvent les gens répondent à mes courriers en les laissant attachés aux leurs, alors pour chercher les changements présumés, j’ai lu quelques-uns de ceux que j’avais écris.

Oh -My -God (penser à Chandler dans Friends) !

La première impression que j’ai eue c’est de lire une grosse larve geignarde qui a un coup de blues toutes les cinq minutes et qui en fait profiter son cercle amical avec assiduité. J’en étais même à me demander ce qui pouvait attirer mes amis dans ce que j’étais alors, tellement, en lisant tout ça, j’avais moi-même envie de me coller des baffes. Il semble que quoiqu’il m’arrivât, quoi qu’il se passât entre deux cuites et dix joints je n’étais jamais satisfait de ce que j’avais et toujours en train de me lamenter sur mon sort (d’ailleurs quel est l’intérêt de se droguer si c’est pour obtenir ce résultat ?!). Pourtant au fil de mes propres lignes j’ai constaté que ce que j’écrivais tenait la route, ce qui est surprenant pour un mec constamment défoncé. J’ai eu beau cherché, je n’ai pas eu le sentiment de lire, dans la forme, les écrits d’un toxico. Pour le fond c’est autre chose puisque petit à petit j’étais en train de couler, la drogue (j’ai toujours du mal à dire drogue car j’ai l’impression de manquer de légitimité pour employer ce mot) ne m’aidait pas, elle m’enfonçait.

Depuis que j’ai arrêté les psychotropes, je me sens objectivement mieux dans ma peau, je déprime beaucoup moins souvent et j’ai plus de facilité à choisir ce qui me convient réellement. Il m’arrive toujours de manquer de confiance en moi et ça m’empoisonne la vie mais je suppose que c’est normal puisque j’ingurgitais tous ces produits non seulement pour me sentir moins anxieux et déprimé mais aussi pour me desinhiber. Sans béquilles c’est forcement plus difficile. Quoiqu’il en soit le bilan est très positif et je ne retournerais en arrière pour rien au monde.

Cependant ce qui me gène c’est d’être devenu ce sauvage qui ne fréquente plus personne, qui n’a presque plus de contact avec le monde extérieur car, même si je cherche souvent à faire croire que les autres ne m’intéressent pas, il m’arrive de souffrir de ma solitude. En fait elle est à la fois confortable et pesante : personne pour me contredire mais personne, non plus, pour être d‘accord avec moi. Hier j’ai ressenti l’envie d’agrandir le casting de ma vie pour qu’elle soit moins ennuyeuse. De plus ça vous éviterait peut-être de lire des billets aussi assommant que celui-ci car il y aurait matière à parler d’autre chose que de mes propres réflexions sur moi-même qui, même si je sais que vous m’aimez beaucoup, finiront par vous lasser, j’en suis convaincu (d’ailleurs est-on finalement si loin des mails de la larve ?).

Mais malgré tout je m’interroge : quand je disais à Lange qu’il doit se consacrer à lui et à lui uniquement est-ce que j’avais raison et est-ce que ça s’applique encore à moi ?

J’ai à la fois envie et très peur de connaître de nouvelles personnes, quand j’y pense je me sens malgré moi en danger.

Dans un autre domaine, des membres de mon entourage familial ne semblent pas comprendre que si je n’ai pas de job en ce moment c’est parce qu’après 16 ans à me foutre en l’air j’ai la nécessité de me reconstruire et que je travaille sur moi et sur rien d’autre. Je me sens par exemple incapable pour l’instant de gérer le stress du telemarketing. Néanmoins est-ce que ma «réserve» concerne aussi (encore) mes relations amicales ?

Suis-je prêt à avoir de nouveau une vie sociale ou au contraire en est-il grand temps ?

Se poser la question est-ce être prêt ?

Est-on jamais prêt ?

Etant donné que je sais bien que vous n’avez pas les réponses je retourne m’%£µ^µ devant mes photos pornos .

Merci de partager ces grands moments de solitude avec moi !

 

PS : Puisque, bien sûr, j’aimerais que ce que j’écris vous serve à autre chose qu’à m’aduler et que vous puissiez en tirer une quelconque utilité je vous confie ci-dessous les réflexions que j’ai tenues à un ami dans un mail il y’a des années. A cette époque j’avais commencé une histoire avec un garçon que je pensais ne pas être pas le bon, pas vraiment «l’âme sœur » que je cherchais. Ainsi si vous vous trouvez un jour dans cette situation vous saurez ce que j’en pense (un lol est-il vraiment nécessaire ?).

 

« (…) Avant de te laisser juste une petite histoire : C’est un mec qui marche dans le désert depuis très longtemps, trop longtemps, il rêve d’un oasis, un vrai : un palais, une baignoire immense où mettre plein de bain moussant, la clim’ et surtout du coca vanille à profusion (chacun ses goûts lol). Il marche, il marche, il n’en peut plus de marcher et enfin il tombe sur une maison. Enfin mon oasis se dit-il ! C’est une petite bicoque, sans électricité. Il n’y a pas de coca mais juste une eau tiède presque imbuvable. On lui tend un savon de la taille d’un malabar et lui montre une douche sale et froide. Comparé au désert ça ressemble au paradis ! Les jours passent, il se remet à penser à son coca vanille (c’est une obsession faut dire). Il commence à regarder par la fenêtre ce désert où il a failli laisser sa peau et à se demander si plus loin, un peu plus loin l’oasis dont il rêvait n’existe pas. Contre toute raison il envisage de reprendre le chemin… Je ne connais pas la suite de l’histoire, la chute doit être géniale mais le con qui me l’a raconté ne la connaissait pas. Peu importe, je pense que ça parle de quête d’absolu. Je t’embrasse et te dis à bientôt. (…) »

Vous ne savez toujours pas ce que j’en pense ?

Je vais y réfléchir et je ne manquerai pas de vous tenir au courant ;-)

Etre ou ne pas être

Avis : ce qui suit est non seulement totalement inintéressant mais c’est aussi d’une prétention incroyable.

Je suis sur pedeland.net et une fois de plus je ne sais même pas ce que j’y cherche, probablement de l’occupation.Je ne vais plus que rarement sur msn, j’ai l’impression que tous les mecs avec qui je discute finissent par avoir envie d’une relation amoureuse avec moi. C’est comme une sorte de don incontrôlable, une malédiction. On dirait que dès que j’ouvre la bouche ou commence à écrire quelque chose, que ce soit intéressant ou pas, ça leur semble transcendant. Ce qui est assez fou c’est que le « banal  » ne l’est plus, des petites choses deviennent extraordinaires puisque personne n’en parle jamais. Si je disais à ces types que j’ai mangé du pâté à midi ils trouveraient ça formidable et subversif :  » il assume de dire ces choses là, lui ! « . C’est à se demander si les autres sont réellement si peu intéressants et si je ne suis pas un borgne parmi les aveugles. Parfois, quand je n’ai pas envie de parler, je relance la conversation, comme on met une pièce dans un juke-box (ou comme le fait un psy ?) en envoyant toutes les cinq lignes (environ) un point d’interrogation, un « oui ? « , un « lol » ou le summum « tu peux développer ?  » et ça repart pour un tour. Ce n’est pas que je ne lis pas mais je suis comme en pilotage automatique, je pose des questions en reformulant ce qui a été dit et de temps en temps je fais bifurquer la conversation sur un autre sujet, ainsi les lignes défilent et les minutes aussi.

Il y’a quelques jours je parlais à un énième contact internet de ces mecs qui semblent tous craquer pour moi, de ma difficulté à avoir de vrais amis et il me dit « ils doivent sentir que tu es naturel, que tu n’as pas besoin de faire semblant pour être intéressant « .

Comme il disait ça je me suis demandé quelles étaient ses réelles motivations à mon égard…

Quoiqu’il en soit sa théorie (bateau) c’est que pour séduire quelqu’un on joue tous un rôle, on crée quelqu’un qu’on n’est pas et il pense que si j’attire c’est parce que moi je ne le fais pas. Cependant je n’en suis pas totalement exempt, bien sûr que je m’adapte à mon interlocuteur mais je triche rarement sur ce que je pense vraiment. Est-ce que j’ai des difficultés à être moi-même ou finalement à ne pas l’être ? Je ne sais plus. En tout cas je ne m’invente pas de passions que je n’ai pas, ne me crée pas de passé réarrangé et ne fait pas semblant de posséder des qualités qui ne sont pas les miennes. Tout finit par se voir, se savoir, alors quel intérêt aurais-je à le faire ?

Quand je sortais dans le « milieu gay  » c’était différent, les mecs avaient clairement envie de me sauter et j’aurais pu parler des heures ils ne m’écoutaient pas réellement.

 » Tu vois c’est à cette époque que « le discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes  » a changé ma façon de voir les choses…

- Ah bon ! Mais dis moi… tu es actif ou passif ?  » De la même manière qu’on est toujours le con de quelqu’un, il semble qu’on soit aussi, à tour de rôle, celui qui n’écoute pas puis celui qu’on n’écoute pas. Une certaine justice en somme.

 

On a les citations qu’on mérite

« Tu peux me passer le sel ? », Mylène Farmer le 23 décembre 2004 à 20h22

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