Archive pour mai, 2007

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Programme de la soirée : rester belle en toutes circonstances

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Rapport(s)

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Je suis rentré de Poitiers cet après midi. Au bout d’une heure le sapage de moral de Mère-Grand avait repris son rythme de croisière. Mal de tête. Fatigue. Elle tente de m’achever.

 » Moi je t’aime. Tu vas où ? Mange. Après tout ce que j’ai fait pour toi. Ferme ta fenêtre. Ingrat. C’est une pute ! Sarkozy. Qu’est-ce que je t’ai fait ? Salope. Tu fais quoi ? Grrr ! Non… « 

Le bruit de fond et TF1 au fond du fond. Moi avec le casque sur la tête je fais semblant de ne pas L’entendre.

Ne pas tourner la tête.

Ne pas la regarder.

Ne pas tourner la tête.

Ne pas la regarder.

Contrôle.

Pendant deux heures j’ai résisté à l’envie de boire puis Elle est montée se coucher et peu à peu la raison a repris le dessus.

Je ne tiendrai pas une éternité. Je dois fuir ailleurs, encore.

Résumons mon séjour à Poitiers :

Mardi, Nathan me présente son nouveau copain, Paul, et des… gens au comptoir d’un affreux bar gay, ambiance.

Jeudi, tout le monde veut me mettre dans son lit.

Lundi, Nathan est un monstre d’égoïsme, je songe à le rayer de ma vie.

Mercredi soir, débat télévisé chez des… gens, je tombe amoureux de Ségolène.

Jeudi je me sens supérieur, vendredi complètement merdeux.

Dimanche, je laisse en plan un mec qui voulait coucher avec moi et en partant de chez lui j’oublie mon sac et mon portefeuille.

Jeudi, je passe la nuit avec David, Mardi avec Yann, une heure Samedi avec un autre Yann, Dimanche et Lundi avec David. Yann a un sourire craquant, David est joli, Yann2 baise bien et l’alcool me rend dépressif.

Mercredi je me promène dans un parc, mon ami Hervé vient me rendre visite, Nathan m’exaspère.

Dimanche je traite le patron de l’horrible bar de connasse.

Mardi j’ai faim, plus de tabac, plus une fringue propre, plus d’argent.

Samedi je vais draguer en plein air, je m’assois sur un banc, je m’ennuie-il n’y a personne, je repars avec le premier venu.

Lundi, un mec en roller m’accoste dans la rue pour me demander une cigarette, on partage une bouteille de vin et on discute ensemble pendant trois heures, il s’appelle Fabrice, a 27 ans, il est blond, a des yeux bleus, perçants et magnifiques, il est hétéro.

 » A plus. Peut-être qu’on se reverra…

- Peut-être pas. A plus « 

Vendredi, début du festival « Trouver sonnette à son pied », je passe l’après midi avec Chloé, j’assiste à un concert de reggae, je revois Benjamin, un coup de cœur de 2002 et je tente de semer Nathan dans la foule.

Mercredi, je pense à autre chose, je me repose, je bouquine et je me balade seul dans la ville.

Lundi, je réalise que Bertrand est un homme très intéressant et que Lionel est une folle au QI d’huître.

Mardi, je n’ai plus d’espoir, je ne sais pas vivre avec les autres.

Dimanche, direction l’Ile de Ré passer la fin du week-end avec les… gens dans la maison des parents de Paul.

Mercredi, le « milieu » gay me dégoute, je pense au sourire de Yann toute la journée.

Samedi, étais-je formidable la veille ou tout simplement saoul ?

Vendredi, le jeune peintre qui bosse chez Bertrand est très mignon, il pue le sexe et semble s’interroger sur ses préférences sexuelles, après le déjeuner ils disparaissent tous les deux dans la salle de bains pendant une demi-heure.

Mercredi, au téléphone la voix de Léonard m’émeut et les autres m’indiffèrent.

Samedi ou Dimanche, lors d’un dîner avec les… gens nous parlons de politique et de Dalida.

Lundi, l’alcoolisme est une invention sans fondements et la vodka me sauvera de la solitude.

Jeudi, qu’est-ce que j’aimais chez Nathan déjà ?

Mardi, je cherche désespérément quelque chose à dire à David.

Dimanche, complètement ivre, toujours dans l’affreux bar gay, j’entends un type en costard parler de moi à un autre comme si j’étais un morceau de viande ou une pute. Je lui hurle dessus et je fonds en larmes, s’en suit une discussion d’une heure et, les… gens et moi nous partons boire un verre chez lui.

Lundi matin, Lionel me regarde comme si j’étais cinglé, il est clair que Paul me déteste mais dans la soirée il brouille les pistes en me souriant deux fois.

Mercredi, je dis à Nathan à que je ne serai jamais heureux, il me répond que lui aussi y renonce puis le soir quand loin des… gens je lui demande de m’expliquer pourquoi il me répond qu’il avait un coup de blues, qu’il est fatigué et « ça t’ennuie si on dort ? « .

Samedi, je me convaincs que ce n’est pas parce qu’il est con que je dois m’empêcher d’essayer de vivre quelque chose avec David puis Dimanche que l’infidélité chronique de Yann n’est pas un obstacle.

Jeudi, dans la voiture de Paul, pendant que le chanteur de Radiohead ne cesse de geindre dans l’autoradio, j’ai peur d’avoir chopé le rhume de Bertrand.

Lundi, je décide de ne pas aller voir l’expo d’Alexandre car les groupes me font chier.

Mardi, j’ai mal à la tête, je suis déprimé et je décide de ne pas boire.

Ce matin, je prends le train, bien dans mes baskets et plein d’espoirs.

Ce soir je suis fatigué mais, même s’il y eut des hauts et des bas, je suis content du voyage et surtout d’avoir vécu.

Quant à vous, chers internautes, je ne vous dis pas que je suis content de vous revoir, puisque je ne vous vois pas, mais le cœur y est.

Je développerai prochainement les péripéties de mon séjour en essayant de remettre les choses dans l’ordre car au fond c’est un peu pour avoir quelque chose à vous raconter, donc pour vous, que j’ai fait (je fais) tout ça…

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