Rien

 

Il y a tous ces jours où j’ai rêvé de toi. Et parfois il n’y a rien d’autre. Il y a toi.
Et c’est tout.
Tu ne mérites pas tout ça.
Tu m’épuises.
Pour toi c’est un jour comme un autre. Moi je meurs. A l’intérieur de moi tout éclate. Et tout ça n’a aucune importance. Quelques gouttes de plus. Un cri. Rien.
Un jour je ne pourrai plus me relever. Et tout ça n’aura aucune importance. Un jour cette douleur finira par m’achever. Un jour. Ou une nuit. Un instant. Un rien. Un vide. Et toi. Là. Au fond. Sous l’épiderme. Une douleur de plus. Un autre trou noir dans le néant. Je suis froid. Je ne sais pas vivre. Tu m’as privé de tout.
Ils avancent, pour eux rien n’est que rien. Au fond de voitures ils avancent.
Ils sont.
Je laisse le poison couler en moi, je te laisse m’envahir. Je suis à toi. Une douleur. Une douleur de plus.

 


2 commentaires

  1. thierry dit :

    merci pour la force de ces mots pourtant ordinaires, miracle de la poésie en prose, as-tu lu Yourcenar « Feux »? mille fois mieux vibrer, brûler, se consumer pleurer, plutôt que s’éteindre. Sors le w-e de L., tu sais le mot limogé vient de « muté d’office à Limoges »! Take care, prends soin de toi

  2. Lovedreamer dit :

    Merci à toi, je suis touché que tu sois touché. Non, je n’ai pas lu Yourcenar mais ça donne envie …
    Pour limoger, oui cette ville est une punition depuis des siècles ! ;-)

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