Archive pour janvier, 2008

Aux filtres défectueux

 

Au détour d’une ligne quelque chose s’est brisée ou peut-être sera apparue demain, je ne sais plus.

La solitude intérieure, celle qui ne se comble jamais, c’est celle-là qui m’emportera.

Qui pourrait comprendre que le vent n’est plus, qui pourrait effacer la souillure que je porte ?

Ou est-ce elle qui me porte ?

Quand on a compris, quand il n’y a plus rien à attendre, que faire encore ici ?

Comme ces gens qui disent avoir perdu l’homme ou la femme de leur vie, on se demande pourquoi rester debout.

Je n’avais rien à dire, à la vérité je me sentais seul, personne ce soir pour me donner l’illusion que mon gouffre intérieur peut être encore rempli.

Si tout est calcul, s’il ne reste pas une part de virginité, on peut toujours errer ici à la recherche de son ombre, on peut encore se faire croire que le jour reviendra ou écrire des mots qui n’existent que pour eux-mêmes.

Je ne sais pas combien de temps on peut tenir comme ça… probablement des siècles.

Point de vue et images du monde

 

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Dans la rue d’innombrables fantômes qui ne se posent plus une seule question de leur propre chef. Des l’école on a commencé à les endormir. Ils ont accepté un système sans jamais le remettre en question. On leur créé des buzz, on leur trouve des sujets de réflexions et ils sont heureux, ils dissertent des heures, des mois, sur Carla Bruni et notre bon président, comme on l’espérait pour qu’ils ne voient pas ce qu’on manigance ailleurs. On leur donne de la confiture, on leur jette des miettes et ils s’en goinffrent, pire ils l’achètent au prix d’or. Moi je dis que les gouvernants doivent continuer comme ça et même forcer un peu les traits. Ils font la queue pour acheter des téléphones !!! Des iPhone à 300 euros ! Le lendemain on décrète que leur joujou est démodé et ils se préparent à refaire la queue!!! Tout ça pour s’envoyer un lol dont ils n’ont jamais cherché le sens dans des sms idoines. Qu’ils sont faciles à asservir…

Ils cherchent les grands espaces au milieu des cases qui les asphyxient. Ils obéissent à des mouvements, des partis, des dogmes. On peut même leur faire croire que là haut sur un grand nuage, un bonhomme à la barbe blanche tire toutes les ficelles et qu’ils l’y rejoindront quand ils seront morts, avec 7 vierges en option s’ils veulent bien se suicider pour lui .

Continuez, messieurs les princes, c’est tellement drôle.

On leur dit ce qu’ils doivent manger puis on ajoute une pub pour leur dire de ne pas trop en manger quand même, on a des dépenses nous ! On leur dit ce qu’ils doivent boire, avec qui baiser, comment, ce qu’ils doivent écouter, penser, chanter, les mots qu’ils peuvent utiliser, les images qui sont autorisées, le poids qu’ils doivent faire, quels vêtements porter… et ils vont jusqu’à payer pour le savoir ! Ils ne savent même pas ce qu’ils aiment, ils ont remplacé leurs idées par des formules journalistiques et des slogans.

La sinistrose, la fracture sociale, buvez , éliminez…

I’m lovin it, ils sont si cons que c’en est fascinant et ça dure depuis des millénaires.

Je pense donc je suis ? Alors on n’est pas nombreux !

Nicolas, crois-moi y’a de l’espoir pour vous autres, vous pouvez même leur dire de faire des économies d’énergie, comme si vous en faisiez vous, hein mon bon comparse, dans vos jets privés et sur vos yachts ?

Dans une autre rue, sur une affiche de LCR des hommes demandent la charité à d’autres hommes, « de quoi vivre siou plait et se divertir un peu, c’est que c’est pas facile de travailler pour vous, de vous faire vivre et de vous rapporter tant d’argent mon brave Seigneur ! ». Des hommes demandent à d’autres hommes s’ils voudraient bien avoir l’extrème gentillesse de les laisser survivre.

Qu’ils mangent de la brioche !

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Si tu ne reviens pas

 

J’ai offert ma vie aux ombres de la nuit

Conjugué l’ennui avec ma folie

Dans le cœur ton image vient me harceler

J’ai pour seule compagnie un mur de regrets

Nourri par l’illusion que je peux encore

Rêver ton retour dans ce maudit décor

Je m’épuise à croire que l’espoir n’est pas mort

Et que mes prières ramèneront l’aurore

Si tu ne reviens pas, je vais rester là

Triste et seul dans le noir à mourir de toi

Si tu ne reviens pas, je n’ai plus le choix

Je vais m’éteindre ici sans aucun éclat

Si tu ne reviens pas, il n’y a plus de moi

Un autre soir sans joie on me trouvera froid

Je cesse d’exister depuis que tu me fuis

Je n’ai pas d’autre envie que ton paradis

Je ne veux même plus qu’un autre me touche

Je ne suis plus qu’un souffle qui attend ta bouche

Je suis comme un arbre qui n’aurait plus d’écorce

Tu m’as laissé là sans aucune force

En mémoire du passé prend un peu pitié

Et viens me retrouver ou je vais crever

Si tu ne reviens pas, je vais rester là

Triste et seul dans le noir à mourir de toi

Si tu ne reviens pas, je n’ai plus le choix

Je vais m’éteindre ici sans aucun éclat

Si tu ne reviens pas, il n’y a plus de moi

Un autre soir sans joie on me trouvera froid

Si tu n’y crois pas, l’enfer m’ouvre les bras

Je sais la torture qu’on m’y réservera

Attendre le jour où tu me rejoindras

 


Terrien un rien solitaire

 

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Trois milliards de mondes, le tien, quelques satellites et des astres lointains

Ce que tu cherchais ne saurait exister, dans les terres intérieures on est seul à jamais

Pour trouver dehors un peu de chaleur, il te faudra déjouer certains leurres

Les néons sont des cadavres putrides qui ne trompent pas les mouches, ces charognards avides

La lune parvient à peine à dissimuler la souillure immonde qui veut t’assassiner

Sache le soleil devenir l’amant tranquille qui éclairera ta route parmi les ombres viles

 

Janis Joplin’s Summertime

I need a fucking resolution

 

En regardant ce soir un documentaire sur Mary J. Blige, je l’ai trouvé.

 

 

Track #0, at the beginning : No more Drama, Mary J. Blige

Lovedreamer, Charlotte York attitude

Nobody’s gonna call 911

En voie d’apparition

 

Je m’éteins, je m’isole, un mot de lui et je décolle.

Le verrou et sa clef, je veux encore des choses effrayantes et savoureuses.

Au crépuscule, allongé contre un corps, je sentais seulement que ce n’était pas le sien.

Trois doses de solitudes, une cuillère d’absence, un zeste d’angoisse, il laisse un message et j’oublie, j’ai foi, je veux, je vis…

L’enfant essaie de sortir de moi pour croire encore que le monde est un bac à sable.

Il revoit mes rêves à la hausse.

Je suis en suspens, je vis comme ça, je n’existe plus que dans un espoir.

Le reste ne me concerne pas… qui ça ?

 

Truth hurts featuring Rakim, Addictive

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