Aux filtres défectueux

 

Au détour d’une ligne quelque chose s’est brisée ou peut-être sera apparue demain, je ne sais plus.

La solitude intérieure, celle qui ne se comble jamais, c’est celle-là qui m’emportera.

Qui pourrait comprendre que le vent n’est plus, qui pourrait effacer la souillure que je porte ?

Ou est-ce elle qui me porte ?

Quand on a compris, quand il n’y a plus rien à attendre, que faire encore ici ?

Comme ces gens qui disent avoir perdu l’homme ou la femme de leur vie, on se demande pourquoi rester debout.

Je n’avais rien à dire, à la vérité je me sentais seul, personne ce soir pour me donner l’illusion que mon gouffre intérieur peut être encore rempli.

Si tout est calcul, s’il ne reste pas une part de virginité, on peut toujours errer ici à la recherche de son ombre, on peut encore se faire croire que le jour reviendra ou écrire des mots qui n’existent que pour eux-mêmes.

Je ne sais pas combien de temps on peut tenir comme ça… probablement des siècles.

 


2 commentaires

  1. elieweb dit :

    Le calcul est un rien terrible que beaucoup vénèrent et j’y suis insensible. Pourvu qu’un jour tous ces artifices, toute ce que l’on bati à tort et à travers nous fera sauter au dessus de nous meme, au dessus d’une image qui n’est pas LA réalité.

    Elie (je vais t’ajouter dans mes liens je trouve vraiment ton blog trés intéressant et touchant !)

  2. Lovedreamer dit :

    Je te remercie Elie !
    Je l’espère aussi, ça remettrait les pendules à l’heure et ne pourrait finalement que faire du bien…

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