Archive pour mars, 2008

A la vie

 

Les évènements m’amènent où je dois aller. Je pense à Louis, je constate que sa vie lui apporte ce dont il a besoin et mieux encore, ce dont il a envie… Quelle est notre différence fondamentale ?

C’est un garçon positif. Quant à moi je suis aigri et incapable de remercier ma chance ni même de la voir.

Je dois m’efforcer de changer ça, devenir positif, en faire plus qu’un leitmotiv, une manière d’être. Je dois l’écrire ici pour me sentir obligé.

Je dois le faire parce que j’ai envie que ma vie change, ne nous leurrons pas, c’est pour moi. Elle change déjà et elle va continuer à changer.

J’en suis capable.

Dans les prochains épisodes qui composeront ce blog bientôt, il y aura des éclaircies, des petites touches de couleur et un jour prochain il y aura le Soleil, en grand.

Si pour l’instant c’est de l’autosuggestion, ça va devenir une certitude puis ce sera réel.

Je le veux, je le peux et je vais m’y employer.

Merci à celles et ceux qui passent me lire ici, à ceux qui laissent des commentaires et qui compatissent même quand je n’en suis pas digne.

 

Merci à la vie pour tous les privilèges dont je dispose, pour mes talents, ma personne, les gens que je croise, les difficultés qui m’enrichissent, la Force qui brule en moi, l’Amour et même les drames.

Merci.

Aux destins insipides

 

A se réveiller dans ce dépotoir sans issue, je n’ai plus rien à dire.

Il ne se passe rien.

10h, je me réveille, encore couché je fume une cigarette et je suis traversé par une énergie soudaine : l’envie de m’en sortir.

Sans quitter mon lit, j’allume mon ordinateur et je commence à faire des recherches d’emploi sur l’internet.

10h17, je prends une nouvelle fois la réalité en pleine face en me heurtant au même problème que la veille, l’avant-veille et l’année dernière : je suis coincé ici où je ne construirai rien, sans perspective de départ.

Je me lève, j’ouvre les volets, je regarde la grisaille au dehors en me demandant comment remplir cette nouvelle journée morne loin de tout ce que j’aime.

Je jette un œil à MSN, personne n’est connecté. Ces gens ont une vie. Que font-ils, où sont-ils, est-ce qu’ils rient … ?

L’aigreur commence à s’installer.

J’ai 32 ans et je suis déjà une vieille carne au futur sans avenir, abîmée par l’ennui d’une existence monstrueusement insipide.

Je parcours toutes les chaines de mon téléviseur, j’allume la radio, je me retourne dans mon lit pour faire face à l’écran de mon ordinateur, je lis.

Par terre, des emballages vides, du tabac, des kleenex. Je n’ai même plus envie de m’occuper de l’intendance de cet endroit. La vaisselle s’accumule. Je lave une tasse et une cuillère, je fais infuser un thé. Dans l’immeuble en vis-à-vis, le voisin bedonnant est sorti fumer une cigarette sur son balcon. Il me regarde en se grattant les couilles.

Est-ce que je suis quelqu’un qu’on regarde en se grattant les couilles ?!

Je me rassois devant l’ordinateur, je cherche une occupation. Encore au moins quinze heures à tenir avant de rejoindre le pays des rêves salutaires.

Que peut-on faire ?

Une énième promenade ridicule, un autre plan sexe désincarné ?

Je parcours mon compte bancaire, ma consommation téléphonique, la météo du Burkina Faso, …

La lassitude me gagne, l’ennui puis la colère. Le tout finit par se fondre dans une frustration indicible.

Je passe un coup de téléphone, j’écris un mail, je poste un commentaire sur un blog.

Vers 5 h du matin, sans savoir comment j’ai réussi l’exploit de tenir une journée de plus, je fume une dernière clope, je laisse la télé allumée pour ne pas être réveillé par les bruits des voisins, je me tourne sur le côté et je ferme les yeux.

Vivre, ce n’est pas ça.

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