La quintessence du vide

 

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Vendredi 13 juin 2008

 

La réalité est fatigante.

Je reprends une bouffée parce que j’en veux encore.

Un pied ici, la tête dans les étoiles, un autre pied dans la merde, j’essaie de trouver ma route. J’ai le pouce levé sur le bord d’une nationale, je me repose dans un motel ou je cherche un plan dans la ville éteinte.

Les jours passent aussi bien que mal, les nuits défilent sur le compteur des insomnies.

Je monte encore dans un bus et je regarde toujours les gens. Il y a lui avec son costume bleu. Il marche vite. Il va quelque part, ça saute aux yeux. Elle, au téléphone elle n’est plus là, elle certifie à Karim qu’elle n’a pas montré les conversations MSN d’Abdel à Océane et mes états d’âme elle s’en fout. La mamie bleue d’à côté n’en perd pas une miette même si ses yeux s’égare parfois quand fusent les « pétasse ». Derrière, un jeune baggy a troqué son ghetto blaster contre un téléphone tout aussi efficace pour tenir l’assemblée au parfum de ses gouts en matière de rap. Le temps file et moi, j’ai mis vingt euros dans la poche de mon jean, je vais chercher un morceau du bonheur disponible, la résine en barre qui vous fait oublier les entournures.

Je retourne à la zone défonce, deux tours grises au bout de la ville cendres. Je n’en finis pas de prolonger ce week-end où le temps n’existe plus. Fumer des joints, se retourner sur le côté et regarder des séries américaines téléchargées légalement (au Zimbabwe) sur cet ordinateur qui a tellement tourné qu’il va bruler les draps. Desperate housewives … saison 4… en entier. C’est fou la résistance qu’on oppose à la vacuité quand la terre ne tourne plus vraiment, les masochismes deviennent plus doux.

Le téléphone sonne et je ne réponds pas, je veux juste pendant quelques jours oublier tout ce qui m’entoure, toutes les questions, les malédictions farceuses, les problèmes, la fiente sur le sol qui n’a pas complètement cédé au dernier coup de serpillère.

Je n’écris pas, je passe juste vous saluer entre deux cigarettes et une crise de boulimie.

Bientôt il faudra recommencer à respirer et sourire parfois dans le léger vent du soir.

Les oiseaux, le soleil, le printemps qui s’en va, l’amertume aussi, bientôt mais pas maintenant.

Il pleut.

 


2 commentaires

  1. ouam-chotte dit :

    Pas pour être vulgaire mais putain le manque de vitamine D ça fait chier.

  2. Lovedreamer dit :

    :) Tu as vu le résultat ?!!!

    Surtout, les gens qui lisez ceci, ne lâchez pas votre Juvamine D sans respecter des paliers de décompression, voir l’aide d’un pscychonutripathe compétent et surtout, surtout ne compensez jamais (JAMAIS) le manque de vitamine D par une prise de Magnesium B6 après minuit (idiotes).

    Moi je vous conseille d’appeler la ligne des vitaminaddict où des spécialistes vous apporteront écoute et soutien 24h/24, 7j/7 (même les soirs de coupe du monde de Badmington).

    Enfin gardez toujours (TOuJOuRS) un fruit type banane ou pomme golden pas trop mure à portée de main sur votre table de nuit ou dans votre petit sac en bandouliere, en cas de besoin.

    « Les urgences psychiatriques c’est pas automatique »

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