Archive pour novembre, 2008

Tu et moi, sans en faire tout un plat

Tu es si étranger à ce monde qui s’oublie, à ces automates modèle nouveau siècle, série illimitée, tout dans les apparats, rien dans le cœur, Dolce vital, des C entrelacés sur une laisse dorée.

Tu ne lis pas, tu ne surfes pas, tu ne tomberas jamais sur ces mots par hasard. Tu te moques de ces égos surdimensionnés qui s’effritent sur des feuilles, une toile, du vinyle, des rouleaux molletonnés, tout ce qu’ils peuvent trouver pour intéresser, tu es si peu enclin à ces velléités wannabe « Aime-moi – Donne-moi – Baise-moii – Achète-MOI – Brule-MOI !- Tue-MOI !!! – Fais-moi ce que tu veux mais surtout, je t’en prie, n’oublie jamais mon nom, que j’en ai un, moi, CAPITAL et qui brillera un jour au firmament du sublime néant ».

Tu es si différent de MOI.

Je ne sais pas si c’est grave, je ne sais pas si c’est toi. Et puis, j’y pense encore, c’est vrai, je n’ai rien oublié de ces désirs flingués. On s’en fout, s’il te plait, on s’en fout, non ? Fais-moi seulement entendre qu’aucun mot n’est utile pour se parler vraiment.

C’est là-bas que je vais, je suis parti là bas et demain j’y serai, moi, tu ne m’en empêcheras pas, plus personne, jamais, entre je et ce vœu. Tu n’essaierais même pas, tu serais plutôt du genre qui m’encourage à acheter cette poupée si son visage me plait.

Pourquoi je dis ça et pourquoi je l’écris ? Je sais ton existence depuis quelques treize heures, quarante-six minutes, trente deux secondes et des pulsations.

Zoom arrière, bougie noire, dans la salle, souffle court, spectateur indocile qui cherche des raisons de sacrifier l’espoir.

 

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113, les princes de la ville

 

« Si je peux me permettre

Qu’ils aillent s’faire mettre »

Le Fluide (2)

Je suis si démoralisé que je me sens fatigué physiquement et peine à me concentrer pour me rappeler ce dont j’ai besoin. J’ai l’impression que mon indigence se voit sur mes vêtements, je me traîne, hagard, dans les allées du temple en évitant de croiser le regard des autres clients. En passant près des télés, je relève la tête et aperçois un couple absorbé dans la contemplation d’un écran plat géant. Ils semblent hypnotisés par les images qui défilent et ce bijou de la technologie, à n’en pas douter, représente la solution à tous leurs problèmes. Comment se sentir seul ou malheureux quand un Jean Pierre Pernaut deux fois plus grand que vous accapare votre attention et ce qui reste de vos méninges en trônant au milieu du salon ?

Dans le rayon des boissons, il y a tant de sodas différents et je suis si las que je n’arrive pas à faire un choix. Je reste planté devant l’étalage à essayer de retrouver mes esprits quand quelqu’un me fait sursauter en posant sa main sur mon épaule. C’est Christophe, un amant irrégulier que je n’ai pas vu depuis très longtemps. Après un quart d’heure d’une conversation pénible, à chercher mes mots puis à m’en vouloir de l’insipidité de ceux que j’ai trouvé, je me fais violence et lui demande si ça l’embête de me déposer chez moi après ses courses. Nous sommes voisins et c’est un gentil garçon, il accepte en souriant. Je le laisse aller faire la queue pour acheter son jambon et je pars remplir mon panier de quelques victuailles. Je me dis que la présence de ce garçon n’est pas un hasard, que ça doit être un coup de pouce de mon ange gardien. Je n’aurais pas à marcher trois quarts d’heure sous la pluie en portant mes paquets à bout de bras, la chance est toujours avec moi, finalement.

Dans la voiture, mon chauffeur m’offre une cigarette que je fume en tirant de grosses bouffées. Il me dit que je n’ai pas l’air d’aller très fort et je lui raconte mes petites misères, celles qui sont racontables, les soucis financiers loin de la métaphysique. J’évoque ma difficulté à joindre les deux bouts avec le RMI et ça a l’air de lui parler.

- C’est pour ne pas être comme toi que j’ai décidé de commencer une formation. Enfin, comme toi … je veux dire : dans ta situation.

Je me sens mal, je n’ai rien d’enviable, évidemment, mais ce n’est pas l’image que je veux donner. J’essaie d’orienter la conversation sur mes projets, c’est peine perdue, ce soir je n’y crois pas vraiment et mentir n’est pas mon fort. Je me décompose sur mon siège sans parvenir à donner un sens cohérent à mes phrases.

- Tu vas t’en sortir, Joaquim.

Sa bienveillance a toujours le don de me surprendre. Il a l’air de penser ce qu’il dit et c’est pour ce genre de phrases, pour la conviction gentille qu’il tente d’insuffler à ses mots que j’ai de l’affection pour lui malgré notre disparité. J’aurais bien passé un moment avec lui ce soir si Jacques ne devait me rendre visite, je crois que j’aurais même préféré sa compagnie. Quand nous sommes arrivés en bas de chez moi, je lui demande une cigarette « pour la route ». Il m’en donne trois et me propose :

- Si tu veux, je passe te voir demain et je t’amène un paquet de clopes, tu me le rendras plus tard.

- Non, je te remercie, Christophe, mais ce n’est pas nécessaire, demain le RMI sera sur mon compte. Par contre, rien ne t’empêche de passer, ce sera un plaisir …

J’ébauche un sourire et je commence à sortir de la voiture mais à peine suis-je dehors que je repense à mon ange gardien. Après tout, peut-être que je dois saisir cette opportunité jusqu’au bout, ne pas refuser ma chance, peut-être que Christophe est sur ma route pour cette raison ? Je me rassois.

- En fait, si tu veux bien, tu m’achètes un paquet de tabac maintenant et je te le rends demain …

- Pas de problème. Enfin … je te donne l’argent, tu iras au tabac sans moi.

Je me sens extrêmement mal à l’aise, j’ai l’impression d’être un mendiant, une pute ou un mélange des deux. Pendant qu’il sort son porte-monnaie, je trifouille mon cellulaire pour me donner une contenance. Quand il me tend un billet, j’essaie de le faire disparaitre dans ma main le plus rapidement possible, lui ne cesse de sourire comme s’il voulait rendre les choses plus faciles.

- Je te remercie beaucoup Christophe, tu m’enlèves une épine du pied. Demain, tu viens à quelle heure ?

- 18h00, après ma formation si ça te va.

- Ok ça marche. Tu viens, c’est sûr ?!

- Oui, c’est sûr.

Je lui donne mon nouveau numéro de téléphone en lui faisant promettre de ne pas me faire attendre pour rien – il est gentil mais je commence à le connaître – puis je monte mes paquets, les dépose par terre et file au bureau de tabac sans avoir pris le temps de les défaire. Je fume deux cigarettes d’affilée dès que je suis rentré avant d’aller prendre une douche et de me souvenir de mon patch en le découvrant collé sur ma cuisse. Je le jette à la poubelle puis entre dans la cabine quand mon cellulaire se met à sonner. C’est Jacques qui m’appelle pour me dire qu’il ne viendra pas et exposer d’obscures raisons à cette désaffection. Je lui en veux un peu de me prévenir si tard, je le lui dis sans perdre mon flegme, j’écourte la conversation et recommence à déprimer : ces histoires de chance, ce n’était sûrement que des foutaises.

(…)

 

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Nothing at all, un magnifique morceau de Rob Dougan :

 

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Le Fluide

Version Stick

Cher journal,

Je viens de passer quinze jours assez fascinants. Quinze jours à cueillir des fleurs sur le côté de ma route, celles qui dépassent des épines, en tendant simplement la main. C’est comme s’il me suffisait de reconnaître ma chance et de me nager avec le courant pour trouver tout ce dont j’ai besoin sur le moment. J’appelle ça le Fluide de la vie. Ils avaient raison quand ils me disaient qu’en souriant à la vie, la vie me sourirait, que si je pensais positif il m’arriverait des choses positives. Certains, le côté sombre, rétorqueraient qu’il ne s’est rien passé de si grandiose, finalement. Je n’ai pas gagné au loto, j’ai reçu des réponses négatives dans le domaine professionnel, je n’ai pas quitté la ville Satan,… Non, c’est autre chose, c’est magique et c’est simple. Ce sont des coups de téléphone qui tombent au bon moment, des inconnus qui répondent à des questions que je me posais en silence, des entrées gratuites distribuées quand je n’ai plus d’argent, des paquets de kleenex trouvées sur un banc le soir où je vais pleurer, des importuns qui s’effacent d’eux-mêmes, des défections qui amènent des rencontres, des pièces de monnaie qui brillent par terre quand je doute de ma chance, des opportunités, des bons moments, des idées neuves,… Pour te donner une métaphore de midinette, cher Journal, ce serait tomber malade pour être conduit à l’hôpital et soigné là bas par celui qui deviendra l’homme de ta vie. C’est ça, le Fluide, c’est un courant qui t’amène où tu dois aller, pour peu que tu décides de le suivre jusqu’au bout. C’est simple comme respirer.

Le Fluide derrière, le Fluide devant, et moi dedans.

Version 100′s

 

A ceux qui s’acharnent à briller dans la nuit, à tout ce qu’on apprend les soirs de pluie

Lundi, Jacques doit passer chez moi à 21h.

Dans l’après-midi, je suis complètement déprimé par la séance de mon bilan de compétences. La sentence des tests n’a pourtant rien de nouveau : je réfléchis trop et je manque de confiance en moi. Bien dressé, je demande à la gentille psychologue si elle a des relations dans le milieu psychiatrique de la ville vomi qui pourraient m’aider à m’améliorer. Dans un tas de papier fiché entre les pages de son agenda, elle trouve la carte de visite d’un psycho-sophrologue spécialisé dans la programmation neuro-linguistique que je ne pourrai jamais rencontré par manque d’argent. Je note quand même ses coordonnées, scrupuleusement. On ne sait jamais et puis, la gentille psychologue m’aime bien, je veux qu’elle continue, j’en mourrais si je devais lui déplaire.

Sur le chemin du retour, j’allume la dernière cigarette que j’ai réussi à tirer de mon paquet de tabac. Il aurait mieux valu attendre le soir pour fumer ce qui restait; en ayant lancé la machine dès le matin, la soirée sans volutes s’annonce difficile. Chez moi, je me colle un patch sur la cuisse et, tandis que je fais un peu de ménage pour rendre mon studio présentable à des yeux étrangers, je suce des pastilles de nicotine les unes après les autres. Ca ne fait pas le même effet qu’une cigarette, c’est comme vouloir remplacer un festin dans un bon restaurant par une gélule multicolore.

Je fouille les poches de tous mes pantalons à la recherche d’un billet que j’aurais pu y oublier mais je ne trouve que de vieux mouchoirs ratatinés. Vers dix-neuf heures, je décide d’aller faire quelques courses pour pouvoir offrir à Jacques autre chose à boire qu’un verre d’eau. Au moins, les supermarchés, eux, ne refusent pas encore les chèques et, chaque fin de mois, quand la situation a dépassé le seuil critique, je mets à profit les quelques jours nécessaires à l’encaissement du morceau de papier pour manger à crédit. Malheureusement, il semble qu’aucun bureau de tabac dans la ville Satan n’accepte encore ce moyen de paiement. Dehors, je trouverais peut-être le courage de demander à un promeneur de me dépanner d’une cigarette.

Cependant, je suis si mal dans ma peau que j’ai l’impression que tout le monde m’en veut, que derrière le bruit de fond de mon lecteur Mp3, tous ceux que je croise se moquent de moi et je suis bien incapable de parler à un inconnu. J’essaie de retrouver le rêve que je faisais hier en me promenant sur la même rive, j’y mets toutes mes forces. Au cours d’une discussion au téléphone avec Louis, j’avais décidé de lui envoyer mon Curriculum Vitae afin qu’il le traduise en espagnol et le transmette à une de ces connaissances madrilènes relativement influente. Ensuite, j’étais sorti prendre l’air et je marchais sur ce sentier des bords de Vienne comme si j’avais déambulé sur les trottoirs de Madrid. En essayant de ne pas trop y croire, je m’inventais un nouveau futur hypothétique, encore plus alléchant que le précédent, riche de rencontres, de vie, de possibilités et de « Je t’emmerde !!! » à l’attention de tous ceux, pour la plupart imaginaires, qui pensaient que j’allais crever ici sans la moindre élégance.

Ce soir, je ne parviens pas à m’évader, la gentille psychologue m’a foutu en l’air avec la vision dénuée d’espoir que ses tests ont de moi. Je suis presque aux portes du supermarché quand le ciel se met à pleurer sur mes épaules. J’étais déjà découragé par la perspective de rentrer à pieds les bras chargés de sacs mais sous la pluie, le retour s’annonce encore plus déplaisant.

(…)

L’Amante

Il disait qu’il n’avait peur de rien mais elle ne prêtait pas attention à cette gloriole mâle. Il était si évident qu’il avait peur de tout, peur des autres, peur d’aimer, peur de son reflet et même de respirer. Les héroïnomanes sont les créatures les plus lâches qu’on puisse imaginer. La plupart des gens ont choisi la vie et se battent pour rester debout, d’autres ont trouvé le courage de prendre un billet simple vers l’incertain. Les amants d’Héroïne, eux, flottent dans l’entre-deux, morts dans la vie, vivants dans la mort et on a envie de leur hurler de faire enfin un choix, de les pousser d’un côté où de l’autre. Ce soir, elle n’en était même plus là. En le regardant enfoncer l’aiguille dans sa veine, elle se sentit de trop. Il prenait son pied dans un instant de fusion qu’ils n’avaient jamais vraiment connus ensemble et elle comprit que l’amante, l’autre, c’était elle-même. La poudre était déjà là avant, elle serait là après. C’est avec elle qu’il partageait sa vie, qu’il renouvelait chaque jour le pacte de sang, c’est pour elle qu’il serait prêt à mourir, à tuer s’il le fallait, pour elle qu’il se levait et avec elle qu’il s’endormait dans une dernière étreinte. Elle se dit qu’elle-même était au mieux un substitut, une méthadone tellement conne qu’elle vous tient les cheveux au dessus des toilettes quand une autre vous a rendu malade. En ramassant sa veste, elle eut envie de lui annoncer qu’elle ne reviendrait plus, que c’en était fini, elle songea à faire une scène minable avant de dévaler les escaliers mais il suffisait de regarder ses yeux vides pour comprendre qu’il n’était plus là. C’était même à se demander s’il irait jusqu’à remarquer son absence. Dans la rue, elle croisa le regard animé d’un indigène appétissant et se sentit si vivante et disponible qu’elle aurait pu danser au milieu du trottoir pour célébrer sa libération. Qu’ils consomment leur mariage jusqu’à ce que la mort les sépare ! Qu’il donne à cette salope sa vie entière ! Ce n’était déjà plus son problème.

Au commencement, il y avait Regan

Enfant, je passais des heures derrière la maison de mes grands parents à regarder les oiseaux. Je m’asseyais dans l’herbe et je m’imaginais dans les airs avec eux. C’est comme si j’étais tombé du ciel et que je n’arrivais plus à remonter, tant j’avais l’impression d’avoir déjà volé, de connaître ça, de sentir le vent dans mes plumes, tantôt froid, tantôt tiède, et cette liberté qui n’en finit pas. Je ne parviendrai pas à mettre des mots sur ce qu’on ressent, nu dans les airs, loin de la mesquinerie des hommes. Nous dansions des balais aériens, des odes à la vie, accompagnés par le vent. Nous n’avions peur de rien. Quand je me posais sur le sol pour rentrer à la maison, je savais ce que je voulais être plus tard. Je n’avais pas envie de devenir steward, pilote de ligne ou astronaute, je voulais juste redevenir ce que j’avais toujours été au fond de moi, je voulais être un oiseau, retrouver les miens et suivre le soleil.

Les choses commençaient mal.  

Enfant, je n’avais pas d’amis mais j’avais mes cousins. Nous passions tous les dimanches ensemble à jouer avec des cochons d’Inde, à leur construire des maisons, à leur inventer des intrigues humaines. Nous nous promenions dans la campagne qui n’était qu’un gigantesque terrain de jeu. Et puis il y avait Regan. Nous avions seulement six mois de différence et nous étions très complices. Hauts comme une ou deux pommes, nous avions même organisé une cérémonie de mariage officieuse sur le tas de fumier qui se trouvait aux abords de la ferme. Ce monticule surélevé était pour nous comme une estrade, un endroit d’où regarder le monde d’un peu plus haut. Aujourd’hui je réalise qu’il n’y en avait pas de meilleur pour célébrer notre union.

Plus tard, nous écrivions des chansons que nous allions fredonner aux oreilles de ses frères, en essayant de leur faire croire qu’il s’agissait des nouveaux succès du moment.  Nous voulions ainsi faire une étude de marché pour vérifier que nous avions bien un avenir dans le spectacle. Nous étions inséparables, nous nous sentions seuls au monde et peu à peu nous nous inventâmes l’idée que nous n’appartenions pas vraiment à nos familles respectives. Regan nous voyaient comme les brebis galeuses  de ce troupeau et je ne pouvais pas la contredire puisque je m’étais toujours senti  étranger. Nous étions des jumeaux adoptés qu’on avait séparés à la naissance, des enfants volés, des extra-terrestres abandonnés sur cette planète, …

J’avais inventé un alphabet fait de symboles tarabiscotés pour que nous puissions nous écrire sans que nos parents sachent ce que nous nous racontions. Dans la pratique, pour celui qui écrivait les choses étaient assez amusantes mais pour le destinataire, c’était un vrai casse-tête de déchiffrer ce charabia et nous avons vite abandonné. De son côté, Regan avait décidé d’envoyer un courrier à un animateur de la télé spécialisé dans les orphelins, pour lui raconter sa triste histoire d’enfant adopté en proie à la maltraitance. Cependant, son père avait intercepté la lettre, probablement intrigué par l’adresse d’expédition et avait donné à son orpheline de fille, quelques gifles en guise de félicitation.

Un jour, nous avons inventé un nouveau jeu. Nous avions beaucoup d’imagination et le monde qui s’étalait devant nous nous paraissait peut-être trop petit pour que nous puissions nous y épanouir. Nous avions été bercés par les histoires du jardin d’Eden, du fruit défendu, de l’Arche de Noé, de l’enfer et du paradis. Nous voulions voir ce qu’il y avait après la mort, ça nous intriguait. C’était un peu notre Disneyland personnel. La campagne environnante regorgeait de plantes et de baies qu’on nous avait vendues comme étant vénéneuses et même parfois mortelles. Nous partîmes nous promener, chacun avec une bouteille d’eau et nous cueillîmes tout ce qui nous paraissait potentiellement dangereux. Une fois notre butin constitué, nous entreprîmes de le manger en nous appliquant à ne rien laisser, ne nous avait-on pas appris qu’il ne fallait pas gâcher la nourriture ?

Regan rentra chez elle à peine un peu barbouillée, me laissant là, sain, sauf et quelque peu déçu. Il était devenu évident que les adultes mentaient.

 

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