Tu et moi, sans en faire tout un plat

Tu es si étranger à ce monde qui s’oublie, à ces automates modèle nouveau siècle, série illimitée, tout dans les apparats, rien dans le cœur, Dolce vital, des C entrelacés sur une laisse dorée.

Tu ne lis pas, tu ne surfes pas, tu ne tomberas jamais sur ces mots par hasard. Tu te moques de ces égos surdimensionnés qui s’effritent sur des feuilles, une toile, du vinyle, des rouleaux molletonnés, tout ce qu’ils peuvent trouver pour intéresser, tu es si peu enclin à ces velléités wannabe « Aime-moi – Donne-moi – Baise-moii – Achète-MOI – Brule-MOI !- Tue-MOI !!! – Fais-moi ce que tu veux mais surtout, je t’en prie, n’oublie jamais mon nom, que j’en ai un, moi, CAPITAL et qui brillera un jour au firmament du sublime néant ».

Tu es si différent de MOI.

Je ne sais pas si c’est grave, je ne sais pas si c’est toi. Et puis, j’y pense encore, c’est vrai, je n’ai rien oublié de ces désirs flingués. On s’en fout, s’il te plait, on s’en fout, non ? Fais-moi seulement entendre qu’aucun mot n’est utile pour se parler vraiment.

C’est là-bas que je vais, je suis parti là bas et demain j’y serai, moi, tu ne m’en empêcheras pas, plus personne, jamais, entre je et ce vœu. Tu n’essaierais même pas, tu serais plutôt du genre qui m’encourage à acheter cette poupée si son visage me plait.

Pourquoi je dis ça et pourquoi je l’écris ? Je sais ton existence depuis quelques treize heures, quarante-six minutes, trente deux secondes et des pulsations.

Zoom arrière, bougie noire, dans la salle, souffle court, spectateur indocile qui cherche des raisons de sacrifier l’espoir.

 

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113, les princes de la ville

 

« Si je peux me permettre

Qu’ils aillent s’faire mettre »

 


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