Archive pour juin, 2010

RAW..

 

Des hommes ont réussi à faire croire à d’autres pendant des milliers d’années que leurs organes génitaux devaient être cachés, que c’était mal de  montrer ou de regarder ces parties honteuses, des gens qui se prétendent athées et intellectuellement supérieurs continuent de laisser ces idées diriger, emprisonner leur vie.  C’est un détail, à bien des égards le monde des hommes m’est insupportable et j’aimerais ne plus jamais le revoir.

Tes chevilles sur mes épaules, tes chevilles ou celles d’un autre, le sexe nous offre un instant d’oubli. Il abolit les classes, les uniformes, les barrières. Quelle importance que nous n’ayons rien à nous dire ? Le sexe nous offre quelque chose à partager, il nous réunit.  Tes chevilles sur mes épaules, tes chevilles ou celles d’un autre, le reste n’a que peu d’importance.  Je n’ai pas d’autre objectif que de te faire gémir encore. Je veux laisser mon cerveau au vestiaire, le plus possible, je veux n’être que l’animal. Sur 34 ans de vie j’en ai passé dix à dormir mais combien à baiser, à me masturber, à chercher du sexe ou à y penser ?  Les hommes n’ont que ça en tête, je n’ai aucun mal à le croire et si c’est différent pour les femmes,  ces créatures obscures,  à quoi diable occupent-elles donc leur esprit ???

Laisse tes chevilles sur mes épaules, « ne fais pas ces yeux furibonds », nous espérions un transport amoureux mais … pouvons nous prétendre à une fusion plus remarquable que nos deux corps enchevêtrés, que ces mouvements improvisés dignes d’une chorégraphie ?  Tout coule de source entre nous, c’est notre part d’osmose.

Beautiful friend(s)

 

Je vais bien maintenant. Je ne vous écris plus parce que je n’ai pas le temps, mes journées coulent comme du miel sur des joues gourmandes. J’ai déménagé, je vis dans un petit village ensoleillé  et j’ai découvert le plaisir de faire partie d’un groupe, d’une « bande ». Je me tiens toujours un peu à l’écart, j’observe mais  les autres m’envisagent avec bienveillance, ils m’apprécient. Que c’est étrange de se sentir  à sa place, comme le rouage d’un mécanisme qui n’attendait que vous.  Je pense que nous allons devenir de vrais amis. Parmi eux, il y a un blondinet que j’appelle « Robocop 3000 » à cause de la froideur qu’il affiche constamment. Quand je lui ai  confessé ce surnom, j’ai eu la surprise de le voir enfin sourire et c’était chaud en moi.  J’ai maintenant un jardin et à la tombée de la nuit, je sors une chaise et je regarde les étoiles apparaitre une à une.  Je cueille du tilleul,  je vis des choses simples, j’avais passé ma jeunesse  à fuir mon bonheur dans le sophistiqué. Je me sens tellement bien, je ne pensais pas que ce serait possible un jour et quand j’ouvre les yeux pour retrouver cet univers dévasté, je garde en mémoire que tout ça n’est qu’une partie des choses, la mauvaise, je repense à cet autre monde, cette dimension parallèle qui échappe à nos consciences atrophiées, je sais que le Beau existe quelque part et qu’à tout moment je pourrai le rejoindre en fermant les yeux très fort.

Ces quelques mots feraient une jolie conclusion mais je n’en ai pas fini avec vous, commencez d’abord.

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