Beautiful friend(s)

 

Je vais bien maintenant. Je ne vous écris plus parce que je n’ai pas le temps, mes journées coulent comme du miel sur des joues gourmandes. J’ai déménagé, je vis dans un petit village ensoleillé  et j’ai découvert le plaisir de faire partie d’un groupe, d’une « bande ». Je me tiens toujours un peu à l’écart, j’observe mais  les autres m’envisagent avec bienveillance, ils m’apprécient. Que c’est étrange de se sentir  à sa place, comme le rouage d’un mécanisme qui n’attendait que vous.  Je pense que nous allons devenir de vrais amis. Parmi eux, il y a un blondinet que j’appelle « Robocop 3000 » à cause de la froideur qu’il affiche constamment. Quand je lui ai  confessé ce surnom, j’ai eu la surprise de le voir enfin sourire et c’était chaud en moi.  J’ai maintenant un jardin et à la tombée de la nuit, je sors une chaise et je regarde les étoiles apparaitre une à une.  Je cueille du tilleul,  je vis des choses simples, j’avais passé ma jeunesse  à fuir mon bonheur dans le sophistiqué. Je me sens tellement bien, je ne pensais pas que ce serait possible un jour et quand j’ouvre les yeux pour retrouver cet univers dévasté, je garde en mémoire que tout ça n’est qu’une partie des choses, la mauvaise, je repense à cet autre monde, cette dimension parallèle qui échappe à nos consciences atrophiées, je sais que le Beau existe quelque part et qu’à tout moment je pourrai le rejoindre en fermant les yeux très fort.

Ces quelques mots feraient une jolie conclusion mais je n’en ai pas fini avec vous, commencez d’abord.

 


5 commentaires

  1. Kevin Zaak dit :

    C’est un rêve ou la réalité ?

  2. kitty dit :

    Moi aussi je veux des journées qui coulent comme du miel.
    Biz

  3. Lovedreamer dit :

    Alors ferme les yeux douce Kitty. Gros bisous

  4. Chris-Tian Vidal (Chatterie familiale ). dit :

    Une vie paisible à cueillir des tilleuls. Il y a quelque chose de Colette en ces parfums. Ta prose est belle, n’en doute pas. J’avais oublié que tu écrivais avec une telle qualité lexicale et une telle attraction lectorale. Je n’avais pas oublié, jamais, que tu fusses diablement intelligent. C’est en lisant un blog contre Joaquim Verdeau en te cherchant sur FB que je suis tombé ici. Peut-être lirais-je de toi vers toi… Nous verrons bien.

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