Archive pour mars, 2019

Le président Macron est bon

Ecoutez ma voix, suivez mon doigt de droite à gauche et répétez avec moi :

« Emmanuel Macron a été surpris par les violences de samedi. Il est rentré d’urgence de ses vacances qui n’étaient absolument pas le tournage d’un roman photo à la neige. Il n’a pas laissé les Champs Élysées être saccagés par les black block pendant qu’il faisait nassé et gazé les pacifiques avec des lacrymos et des gaz neutralisants qui les laissent malades plusieurs jours afin de les dégoûter de revenir tout en essayant de les écraser, de les soumettre, de nier leurs droits et de les annihiler. Absolument pas. Tout cela n’etait pas une mascarade ni un stratagème pour pouvoir dire à propos de la loi anticasseurs avant son passage devant le conseil consitutionnel : regardez, quand on vous disait qu’on a besoin de ces lois, ce sont des barbares, des assassins !!! Ce n’est pas une manipulation supplémentaire pour justifier la repression, les lbd, réfuter les déclarations de l’ONU, du conseil de l’Europe, Amnesty, etc. Et faire passer de nouvelles lois liberticides.
Le président Macron n’est pas un fasciste.
Le chef Macron n’est pas au service du capital.
Le patron Macron n’est pas le pire président de la cinquième république.
On ne se souviendra pas de lui dans l’Histoire comme un ignoble personnage qui voulait reduire les moins favorisés en esclavage pour enrichir encore les plus aisés. »

Répétez 3 fois.
Répetez encore.
Répétez, les gueux !
Estimez vous heureux qu’on vous laisse encore de quoi bouffer quelques jours par semaine pour avoir suffisamment d’énergie pour aller faire tourner les entreprises de ceux qui comptent en France.
Répète jojo !

Maintenant circulez !

La guerre des Gilets jaunes

Hier on était des dizaines de milliers sur les champs Élysées. Nous qui étions le plus en bas des champs, qui marchions dans le calme, ils nous ont nassés en resserrant, en empêchant les gens de sortir. Ils ont lancé plein de grenades lacrymo, des gaz incapacitants. On montait : des grenades, on descendait : des grenades. On ne pouvait plus respirer, plus rien voir, les gens couraient déboussolés dans tous les sens puis tombaient comme des mouches en suffoquant. Je ne pouvais plus reprendre mon souffle, pendant quelques temps j’ai vraiment pensé que c’était peut-être la fin, là pour moi au milieu des champs Élysées. Il y avait non seulement cette douleur physique mais aussi cette panique, ce sentiment horrible d’être enfermés dehors là sans sortie et gazés comme des rats. C’était Auschwitz. Ce sont des pratiques fascisantes. CE SONT DES FASCISTES. A partir de là pour moi, ce n’est plus une manifestation, ce n’est plus une révolte, à ce moment précis c’est devenu la guerre. Ils peuvent sortir les canons, ils peuvent nous tirer comme des chiens, je ne me laisserai pas faire, je ne finirai pas ma vie à genou en les ayant laissés gagner. Je mourrai là bas s’il le faut, je préfère partir libre que me soumettre à ces moins que rien,  à ces voleurs machiavéliques qui se goinffrent sur notre dos, prêt à toutes les bassesses pour défendre leur pillage organisé des richesses et de la démocratie d’une nation entière. Je retournerai là bas, sur le champs de bataille et je crèverai s’il le faut. Je préfère mourir debout que survivre la tête baissée. Ils croient nous écraser mais ils dressent des soldats. C’est la guerre.

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