La guerre des Gilets jaunes

Hier on était des dizaines de milliers sur les champs Élysées. Nous qui étions le plus en bas des champs, qui marchions dans le calme, ils nous ont nassés en resserrant, en empêchant les gens de sortir. Ils ont lancé plein de grenades lacrymo, des gaz incapacitants. On montait : des grenades, on descendait : des grenades. On ne pouvait plus respirer, plus rien voir, les gens couraient déboussolés dans tous les sens puis tombaient comme des mouches en suffoquant. Je ne pouvais plus reprendre mon souffle, pendant quelques temps j’ai vraiment pensé que c’était peut-être la fin, là pour moi au milieu des champs Élysées. Il y avait non seulement cette douleur physique mais aussi cette panique, ce sentiment horrible d’être enfermés dehors là sans sortie et gazés comme des rats. C’était Auschwitz. Ce sont des pratiques fascisantes. CE SONT DES FASCISTES. A partir de là pour moi, ce n’est plus une manifestation, ce n’est plus une révolte, à ce moment précis c’est devenu la guerre. Ils peuvent sortir les canons, ils peuvent nous tirer comme des chiens, je ne me laisserai pas faire, je ne finirai pas ma vie à genou en les ayant laissés gagner. Je mourrai là bas s’il le faut, je préfère partir libre que me soumettre à ces moins que rien,  à ces voleurs machiavéliques qui se goinffrent sur notre dos, prêt à toutes les bassesses pour défendre leur pillage organisé des richesses et de la démocratie d’une nation entière. Je retournerai là bas, sur le champs de bataille et je crèverai s’il le faut. Je préfère mourir debout que survivre la tête baissée. Ils croient nous écraser mais ils dressent des soldats. C’est la guerre.

 


Pas encore de commentaires to “La guerre des Gilets jaunes”

sarivoli |
Lusopholie |
Critica |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Dolunay
| "Le Dernier Carré"
| Les terres arides de l'isol...