République (des copains et des coquins)

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Samedi, quand la foule scandait « suicidez-vous » alors que nous nous étions rapprochés d’eux au plus près pour les confronter à notre absence de peur, à notre force et à notre unité, j’ai scruté les yeux de tous ceux sous les carapaces que mon regard pouvait atteindre et j’ai senti le coup qu’ils étaient en train de recevoir. J’ai lu la peur dans leurs pupilles. Je pouvais regarder cette compréhension grossir à vue d’œil que bientôt, ils ne pourraient plus faire le poids contre la rage qui gronde, que les choses étaient sur le point de devenir incontrôlables. Quand le peuple s’unit pour leur faire face, ils ne peuvent plus rien. Ils ont dû reculer pour nous laisser atteindre la place de la République qu’ils nous avaient bloquée, ils n’ont plus jamais vraiment repris le dessus. 23 semaines de mépris, d’insultes, de coups, de gazage, de mutilations, 23 semaines d’inhumanité et de volonté d’écrasement ont eu raison de la passivité devant l’agression. 23 samedis de formation à l’insurrection ! Les gens ne vont plus se laisser faire. La révolution a commencé et il ne fait pas bon être en première ligne quand on est un serviteur du pouvoir en place, quand on réalise en même temps que ses limites qu’on est seulement là pour protéger la petite caste de corrompus qui pille et détruit notre pays et qui n’a que mépris pour le peuple dont on fait aussi partie, qu’on est devenu la milice de Macron l’éborgneur, les hommes de main de ses propres bourreaux, de ceux qui n’ont aucun scrupule à nous pousser jour après jour au suicide. 

Je n’aimerais vraiment pas être sous leurs uniformes.

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