Archives pour la catégorie Coming out

flash semi-nocturne sous forme d’injonctions personnelles répétées jusqu’à l’oubli et/ou l’abandon pur et simple et/ou plus compliqué ne nécessitant que son aval propre et uniquE.

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1.il n’y a pas de règleS.

2.il n’y a que celles inventées par ceux qui voulaient te faire croire aux règles pour t’imposer les leurS.

3.brise-leS.

12.on ne retiendra que les exceptions.

17.compose les tienneS.

22.crée Ton jeu.

joUe.76.

EnCore.87.

joUe.98.

enCore.109.

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Les feux de l’amour ont les raisons du coeur

 

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Chaque jour, quand je me réveille à 14h et que je bois mon thé en compagnie de ma grand-mère qui est en train de regarder les « Feux de l’Amour », je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour ceux et celles qui, en 2007, travaillent encore et n’ont donc pas la chance de regarder ce sublime feuilleton après la météo d’Evelyne Dhélia. Cette idée me révolte. Alors, dans le but de lutter contre l’Injustice et puisque ce sont les flûtes de champagne qui font les magnums, j’ai décidé de vous faire ici le résumé de l’épisode 7712 qui a été diffusé aujourd’hui sur TF1 :

Après le nouveau générique au thème que tout le monde connaît, on découvre la moue suspicieuse de Nickie assise près de la cheminée de son salon. En effet elle se demande où est passé Miguel, son majordome car elle pense qu’il ne va pas très bien puisqu’il n’a pas changé l’eau du Spa numéro 3 depuis plus de 5 épisodes, ce qui n’est pas dans ses habitudes. En fait celui-ci a une aventure cachée avec Esther, la bonne de Catherine, qui vient de lui apprendre qu’elle veut le quitter pour partir à Las Vegas avec Kévin, le chauffeur de John, afin de commencer enfin la carrière de meneuse de revue dont elle a toujours secrètement rêvé. Brisé par cette nouvelle, Miguel a décidé de se donner la mort en ouvrant le gaz car il croyait que Nickie était dans un vol pour Los Angeles où elle doit retrouver son père, disparu depuis sa naissance. En effet Miguel, qui n’est plus que l’ombre de lui-même, n’a pas écouté le message qu’elle a laissé à son attention sur le répondeur du ranch afin de l’informer que l’aéroport de Genoa est fermé jusqu’au lendemain suite à une alerte à la bombe et qu’elle rentre donc en taxi. Après ce flashback la caméra suit Nicckie qui va chercher des allumettes qui vient de décider en voix off de faire un feu de cheminée en plein mois d’aout car elle a, je cite, « besoin d’un peu de romantisme dans sa vie pour se remonter le moral ».

Au même moment, dans le mondialement célèbre restaurant Les Colonnades, lors du cocktail de lancement du parfum « Pêche d’enfer 2  » et du nouveau lifting de Jill, Catherine, ex alcoolique, confond un flacon de la déjà fameuse essence avec son verre en cristal aux motifs hideux qui c’est vrai lui ressemble étrangement. Son corps ne pouvant tolérer le mélange de l’alcool (Pêche d’enfer 2 en contient 96,7 %) et des médicaments de sevrage qu’elle prend depuis 2926 épisodes, elle tombe dans un coma profond qui devrait durer 23 épisodes. La réception de Victoria est complètement fichue et dans un moment de colère elle gifle Cole qu’elle a confondu avec Sharon, sa rivale de toujours, venue gâcher la réception en déclarant à la presse que son ennemie lui a volé la formule secrète de la fragrance après l’avoir droguée avec un coton imbibé d’éther, dans le but d’empêcher la faillite de la compagnie Jabott déjà bien mal en point.

Pendant ce temps dans le manoir de la famille Abott, Ashley, en pleurs, avoue à Brad qu’elle a eu une liaison avec son père aveugle (celui de Brad, pas celui d’Ashley ! ) et qu’il n’est pas le géniteur de l’enfant qu’elle attend. Elle ne sait pas encore qu’elle va faire une fausse couche, être ménopausée dans la foulée puis acheter un Labrador noir qu’elle appellera « Huggy » avant de découvrir dans l’épisode 9795 qu’un enfant lui a été volé dans son sommeil par des aliens qui veulent s’emparer de la composition secrète du parfum « Pêche d’enfer » de Victoria, dans le but d’envahir Genoa City et qu’il faille piquer Huggy qui a mordu Lindsay, sa future belle fille. Pour se venger Brad lui confie qu’il ne l’a jamais aimé et l’a épousée uniquement pour être plus proche de sa sœur cadette Tracy, qui l’avait abandonné, 211 épisodes auparavant, pour partir vivre à Aspen dans le chalet qu’elle venait d’hériter de son premier mari John, assassiné par le gourou homosexuel d’une secte à laquelle il tentait d’échapper depuis 35 épisodes.

Après cette déclaration et un close up sur le visage déconfit d’Ashley on aperçut Rachel, une clocharde qui se fait passer pour sa mère, en train d’épier la scène derrière une plante d’intérieur et après un gingle particulièrement ridicule il y eut les pubs pour Polydent, Libra, les fauteuils Stressless, Ariel, le Minitel (pour informer que 11 est remplacé par 3611), le Monde diplomatique, Optic 2000, le parfum Céline Dion, la mixtape de Mimi la morue et après je ne sais pas car je suis allé aux toilettes vomir mon petit déjeuner.

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Alors que je sortais en m’essuyant la bouche, la caméra zoomait sur Olivia qui veut changer sa Porsche Carrera contre un modèle plus « jeune et sportif » car elle vient de tomber amoureuse d’un vendeur de voiture rencontré chez Gina lors d’un dîner avec sa meilleure amie Lydie qui a enfin été reçu à son examen de biologiste et va pouvoir intégrer à son tour Jabott Cosmetics. Le vendeur, en voix off, fomente le plan de dérober toute la fortune de son père Brian (père de Olivia, pas du vendeur qui n’a pas encore de nom mais qui pourrait s’appeler Joshua !) et pour la revoir il lui affirme que l’appareil qui lit les cartes de crédit vient de tomber en panne. Sharon décide alors de revenir le lendemain (5 épisodes plus tard) vêtue de la nouvelle robe de soirée que Nathan, son ancien mari, vient de lui offrir après avoir fait avec Nicolas le pari qu’il réussirait à la reconquérir avant d’être expulsé pour Noël vers le Paraguay, son pays d’origine, ce qui lui a été appris par Mr Lorfard, le maire véreux de Genoa City, il y’a 6 épisodes et demi.

A l’autre bout de la ville, l’imprimerie qui édite les « romans à succès  » de Nina a pris feu quand Jack et Julia se sont réconciliés après un malentendu de 2 ans (500 épisodes durant lesquels elle pensait que Jack entretenait une liaison avec Drucilla alors que celui-ci lui apprenait seulement à lire parce qu’après avoir été abandonnée par ses géniteurs puis violée par son père adoptif elle a fugué et passé son enfance dans les rues de New York sans jamais mettre les pieds à l’école de Genoa City) et se sont jetés l’un sur l’autre, faisant tomber dans leur fougue, sans s’en apercevoir, une des bougies que Jack avait allumées à l’occasion d’un dîner aux chandelles, improvisé dans l’imprimerie dont il est le patron, parce que Gina a du fermer temporairement son restaurant après que ses 4 serveurs aient contracté une maladie africaine très rare suite au passage, dans le restaurant, de Lauren qui rentrait du Congo où elle avait organisé un défilé au profit des sans abris.

Quant à Nina, après avoir cassé l’ordinateur portable où se trouvait l’original de son manuscrit 3 épisodes auparavant, elle décide de braver les flammes qui ont envahi l’imprimerie pour récupérer une épreuve de son roman car elle n’a pas fait de copie de sauvegarde. Tout se passe bien jusqu’à ce que tombe une poutre dans lequel Michael avait caché le corps de sa cinquième épouse après l’avoir assassiné parce qu’elle avait une liaison avec Brad alors qu’il venait de quitter Leana pour se remarier avec elle.

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A quelques mètres de là, à l’hôpital central de Genoa City, Neil refuse de donner un rein pour sauver Rick, le fils unique de Natasha, qui a mangé du tarama avarié pendant la réception qu’elle donnait pour l’anniversaire de mariage de sa tante et son oncle, Kyle et Jessica, qui l’ont recueillie après l’accident de jet privé qui a tué ses parents et dont elle fut la seule miraculeuse survivante car sa grand-mère venait de lui confier la broche porte-bonheur que lui avait offerte son mari avant de partir faire la guerre du Vietnam où il est sûrement mort bien que son corps n’ait pas été retrouvé. Natasha réussit à convaincre Jeff le chirurgien de son enfant mais aussi son amant depuis 12 épisodes, de droguer Neil afin de lui dérober l’organe sus mentionné pendant son sommeil. Alors qu’elle entre dans la chambre de Rick elle découvre que le lit de son fils a été réquisitionné pour Catherine, qui je vous le rappelle est dans un coma profond, car elle possède 37% des parts de l’hôpital qui n’a plus de place disponible à cause de la pire épidémie de coqueluche que Genoa ait connue depuis 240 épisodes. Natasha décide de se venger en acceptant la demande en mariage que John lui a fait 28 épisodes auparavant parce que ce dernier possède 35% des parts de l’hôpital, et qu’a eux deux ils en auraient 54%, ce qui lui permettrait de mettre Catherine dehors sans ménagement et de sauver peut-être son fils avant le bal de fin d’année.

Enfin moi c’est comme ça que je l’ai compris !

Ensuite il y eut le générique de fin et ma grand-mère a zappé sur France 2 pour regarder « Un cas pour deux  » une série policière allemande bien moins captivante que « Les feux de l’amour ». De mon côté je me suis connecté à Internet et j’ai cherché à savoir si on verrait bientôt la saison 3 du « Cœur a ses raisons » car, comme vous pouvez le constater, je commence à m’ennuyer ferme. De plus il est maintenant peu probable qu’il y ait une suite à « Soap », la première parodie américaine du genre datant des années 80 avec notamment l’actrice qui joue Mona dans « Madame est servie », dont une partie des épisodes avait été diffusée par Canal +…

Malheureusement mes recherches internet n’ont pas été concluante, j’ai juste appris que le « concept » du « Cœur a ses raisons » a été racheté par une société de production française qui veut en faire une adaptation. Il me semble pourtant que cette série, déjà culte pour pas mal d’homos (entre autres) dont je fais partie, ne nécessite pas de subir un remake français mais je ne suis pas encore un dirigeant de chaîne alors je me trompe peut-être.

Quoiqu’il en soit, travailleurs, travailleuses, sachez que si vous m’élisez, j’instaurerai une pause nationale quotidienne de 14h à 15h dans toutes les entreprises françaises pour vous permettre de retrouver un peu de dignité en regardant chaque jour « Les feux de l’Amour », qui est déjà une parodie à lui seul, car il m’a toujours semblé que c’est le superflu qui fait l’attrait de nos vies.

En attendant, pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas encore « Le Cœur a ses raisons », voici un extrait cultissime ainsi que le premier épisode de la série. Vous en trouverez plus sur Dailymotion.

Je vous salue bien bas.

Votre obligé,

LH

http://www.dailymotion.com/video/146Eoq5p6KSc15ELM

http://www.dailymotion.com/video/rLLKV1upTdNxQ3MxP

 

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Pollution nocturne (morue inside !) mentionne les nombres d’épisodes à titre indicatif et décline toute responsabilité en cas d’erreurs et/ou de dommages

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Je vais de ce pas regarder « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » sur France 3 et quand je reviendrai ici tout à l’heure je ne vous en parlerai pas, je ne vous dirai pas que je suis devenu une Amélie Poulain du net, que je voudrais avoir my own private Kassovitz, que j’adore ce film, que je le regarde comme un enfant, que je pleure en même temps que l’héroïne et que ceux qui n’y voient qu’une pub pour Montmartre m’énervent car, pour moi, c’est juste un détail esthétique. Je ne vous dirai rien de tout cela ou du moins j’essaierai.

Place à l’Amour, au Prozac et à d’autres curiosités !

Il y’a quelques temps Nathan, mon ami pictave* m’a envoyé un cadeau par la poste pour mon non anniversaire. A ce propos, en ce moment c’est « fête » car une semaine plus tard je recevais des bonbons au thé vert, excellents souvenirs du Cambodge, offerts par C (que je rebaptise aujourd’hui Léonard). Dès que j’ai vu le paquet de Nathan dans les mains de la factrice j’ai su qu’il s’agissait d’un livre.** J’ai filé dans ma chambre pour ne pas avoir à partager le bonheur de la surprise, j’ai déchiré le papier sans ménagement et j’ai découvert « Amour, Prozac et autres curiosités » de Lucia Etxebarria. Je ne vous cacherai pas que je fus quelque peu déçu. En effet, je l’avais emprunté à P, mon ex, des années auparavant, juste après notre rupture et par conséquent je l’avais déjà lu. Il faut dire que P. a une collection de bouquin impressionnante. Il est visiteur médical et comme il a beaucoup de temps à perdre dans les salles d’attente des médecins à qui il essaie de fourguer sa came il l’occupe à lire. Je pense qu’il doit être abonné à une dizaine de magazines (dont la moitié a un titre qui comporte le mot science : Sciences et avenir, les sciences du futur, Sciences au présent, le passé de la science, etc…) et entre deux revues, il doit bien lire trois romans par semaine. Je fais ici une parenthèse dans la parenthèse pour dire à ceux qui aiment avoir le nez plongé dans les bouquins qu’au lieu de briguer un travail de libraire ou de bibliothécaire ils devraient envisager d’être « V.R.P. de laboratoires médicaux » ! En effet, il me semble, d’après cet exemple, que ça peut être le métier le plus littéraire qui soit, à tel point qu’il m’arrive de me demander à combien de médecins par semaine pouvait rendre visite Bernard Pivot à l’époque d’Apostrophes ? ! En plus, cerise sur le gâteau, vous pourriez avoir la joie de (re) lire des « Voici » du siècle dernier et ainsi devenir un peu un anthropologue du mauvais goût ! Comme vous le voyez, aujourd’hui en plus de faire fonction de dictionnaire*, je m’improvise conseiller d’orientation et ça, si ce n’est pas formidable ?! Je me demanded’ailleurs si je dois en informer l’ANPE ?!

J’aurais pu dire à Nathan que je n’avais pas lu « Amour, Prozac et autres curiosités « . J’aurais pu mais voilà, aussi stupide que ça puisse paraître, j’ai du mal à mentir à mes amis. Je lui ai donc écrit ce texto : « C’est adorable et ça me fait très plaisir mais je l’ai déjà lu  » puis constatant que c’était quand même un peu sec, je me suis résolu à adoucir la vérité en ajoutant « néanmoins ce sera un plaisir de le faire à nouveau »***. Ne vous méprenez pas j’ai beaucoup aimé ce roman, au point que ça m’avait même donné envie de lire d’autres livres de Etxebarria mais dès l’instant où je l’ai vu ça m’a ramené en arrière, à une des périodes les plus difficiles de ma vie. Rien que le titre pourrait laisser deviner qu’il y est un peu question de psychotropes (pas tant que ça non plus) et de gens paumés. Je me suis dit « non, ce bouquin appartient à mon passé de « drogué » le relire ce serait un peu l’inviter à revenir ». J’essayais même de me convaincre que je ne pourrais plus le comprendre. C’était devenu le symbole de ma déchéance et l’ouvrir à nouveau signifiait replonger. Suite à ça mon esprit malade en est même arrivé à penser que c’était peut-être un message du Destin pour me dire que Nathan, que j’ai rencontré alors que je vivais avec P., appartenait désormais lui aussi au passé et que je devais tourner la page. Et puis mon ami pictave m’a envoyé un message qui disait « ce n’est pas grave je vais en chercher un autre, que tu n’auras pas lu » et finalement, en plus d’avoir pris conscience que je suis bien un chieur, j’ai compris ce qui me posait problème par-dessus tout : sous couvert d’un passé personnel assez sombre, ce livre est avant tout intimement lié à mon ex, à sa gigantesque bibliothèque et au peu que de livres que j’ai lus à l’époque. Il me rappelle l’échec de notre relation ! Alors, j’ai décidé de mettre de côté mes idées stupides sur le Destin, j’ai posé le bouquin sur mon bureau et pendant qu’une pile de paperasses diverses se formait dessus, j’ai commencé à l’oublier.

Jusqu’à ce matin …

Et effet, je me suis réveillé avec le souvenir de ce rêve : j’avais des problèmes de logement et je cherchais désespérément un appartement, un peu comme dans la vraie vie, mon inconscient n’est décidément pas très original ! Au pays de Morphée je finissais par trouver un studio et, alors que je finissais tout juste de m’y installer, je sortais mon téléphone portable de la poche de mon jean pour voir l’heure. En regardant l’écran, je me rappelais subitement, comme une sorte de flash, que j’ai un forfait Neo et que mes appels sont donc « gratuits » vers les fixes et les mobiles de 20h à minuit.**** Je décidais alors qu’il fallait absolument que j’appelle quelqu’un. Je ne sais pas pourquoi mais je composais le numéro de… P ! Une fois en ligne il me demandait « alors tu as solutionné tes problèmes (d’appartement) ?  » et moi, gonflé d’orgueil et d’arrogance je lui répondais « oui, comme toujours ». Ensuite, je réalisais que je n’avais absolument aucune envie de discuter avec lui et je commençais à chercher un moyen d’écourter la conversation. J’étais en train de penser à prétexter un double appel lorsqu’un bruit de perceuse, semblant provenir de chez mes voisins, envahit le studio ! Au bout du fil P. continuait à me parler mais je ne comprenais plus ce qu’il disait et alors que je m’apercevais que le mur en face de moi était en train de trembler et, par la même occasion, que j’avais un papier peint absolument immonde, je me suis réveillé.

Je me suis mis à chercher un sens à tout ça mais je n’ai rien trouvé que Sigmund pourrait juger satisfaisant*****. J’y pensais encore quand, après avoir bu mon thé, je suis retourné dans ma chambre pour chercher de quoi lire. J’avais décidé de me forcer à avancer dans « Vol de nuit », qui est sûrement un très bon livre de Saint-Exupery mais dont je n’arrive pas à dépasser les trois premières pages, et en le cherchant sur le bureau, j’ai remarqué « Amour, Prozac et autres curiosités » qui dépassait de la pile, comme un défi. J’ai hésité un moment puis je l’ai pris avec moi et j’en ai lu « l’introduction  » que je vous retranscris ici :

 » Tu vivras de nombreuses passions, disait ma carte astrale, me plaçant sous l’ascendant d’amours intenses et fugaces. Un rosaire de noms reliés par des baisers, certains sombres, d’autres plus tendres. Ils sont plus ou moins grands, châtains ou bruns, il y en a de toutes sortes. Un trait commun les définit tous, la virilité qui s’agite avec inquiétude entre leurs jambes.

Certaines s’affirment, hautes, orgueilleuses. Fermes et obstinées, dressées comme des mâts. Puissantes et astucieuses, sûres d’elles, bonnes raisonneuses, mûres, décidées, elles envahissent tout. Elles entrent, s’approprient les lieux et, une fois introduites, solidement encastrées, elles savent qu’elles sont à leur place, connaissent leur rôle. Elles entrent, sortent, s‘émeuvent, accélèrent le mouvement, conscientes de leur empire. Empires d’une nuit, monarchies d’un baiser.

Il en est d’autres plus petites, inquiètes et espiègles. Turbulentes, curieuses, elles ne manquent jamais d’espace pour jouer, chercher et se perdre. Douces exploratrices, elles vous échappent parfois, glissantes comme des couleuvres, comme le savon dans la baignoire. Elles patinent, surprises, sur les cuisses mouillées, et repartent à l’escalade, anxieuses et impatientes, bondissant avec vivacité, vers le refuge humide et chaud qui les attend, elles le savent. Petits poissons qui sautent dans votre courant interne, heureux et trempés, peu leur importe comment et où. Jeunes d’esprit, c’est tout juste si elles se prennent au sérieux.

Tu pourras les aimer beaucoup sans jamais les posséder. Elles pourront t’aimer encore plus sans que tu ne leur appartiennes jamais. Farouches et rieuses, fugaces, bruyantes, elles n’auront laissé ni sillage ni empreintes derrières elles. A peine le souvenir, flou et nostalgique, des heures heureuses, les seules qui comptent, celles qui ont été véritablement vécues… «  (extrait de « Amour, Prozac et autres curiosités » de Lucia Etxebarria, donc)

Je trouve ça remarquable et même si aujourd’hui je ne suis plus sûr de ressembler totalement à ces femmes « petites, inquiètes et fragiles », ça m’a donné très envie de relire la suite, non seulement pour savoir où j’en suis mais aussi et surtout parce que c’est un bon roman et qu’il mérite que je lui donne une nouvelle place dans ma vie, une place où P. n’a plus de réelle importance. Car finalement, même s’il y eut des traces de bonheur, ce ne sont plus que des souvenirs et c’est notre histoire et elle seule qui est maintenant un livre que je n’ai plus envie d’ouvrir. S’il m’arrive encore de m’en rappeler quelques lignes c’est souvent pour constater que la fin a déçu mes attentes et que j’écrirai les prochains volumes avec quelqu’un d’autre…

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* Un pictave est un habitant de la ville de Poitiers, grâce à moi vous apprenez des mots nouveaux et ça c’est formidable !

** Ca ne demande pas non plus des dons de voyance, je vous l’accorde mais je suis légèrement myope, tachez de vous en souvenir !

*** Oui je n’emploie jamais le langage sms, je suis snob, ne l’oubliez pas !

**** C’est dingue, Bouygues Telecom devrait me payer pour cette phrase ! Faites leur penser à ça !

***** Je l’appelle pour me rendre compte qu’il ne m’intéresse plus ? Je m’accroche au passé et quand je me trouve devant je me rends compte que c’était pas si terrible ? J’ai fait semblant d’étudier la psycho pendant un semestre et j’ai lu deux numéros de Psychologies magazine, faudrait pas l’oublier !

Premier sur le rap ?

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A la fin des années 90 trois grandes radios musicales nationales se disputaient le marché des jeunes auditeurs. Il y avait NRJ, symbole des premières radio libres de 82, déjà devenue un robinet à musique et à pubs. D’un autre côté Fun Radio se faisait un nom avec ses libres antennes comme « Love in Fun » de Doc et Difool. Et puis il y avait Skyrock et Skyrock se cherchait. Si à lépoque vous écoutiez la programmation musicale de ces trois là vous aviez l’impression d’avoir sensiblement la même chose : l’époque était au grunge (Nirvana, Offspring, …) et à la dance qui inondait l’Europe.

Et puis la révolution est arrivée. A l’aube de l’an 2000 le rap devenait moins confidentiel qu’à ses débuts et même si aucune fréquence nationale ne jouait du hardcore, MC Solaar était passé par là, « le mia  » de IAM avait fait un vrai carton et NTM vendait déjà des dizaines de milliers d’albums.

Alors un jour Skyrock a fait un virage à 280 degrés et s’est autoproclamée « Premier sur le Rap ». Bien sûr ce n’était pas un choix artistique, la radio se cherchait un style, un public et voulait en gros se faire du fric, ce qui est bien normal pour une radio commerciale. Cependant je continue de croire que c’était un pari audacieux. En effet Sky ne passait pas que des morceaux « rap à l’eau  » comme MC Solaar, Ménelik ou « Doc Gynéco » (en solo) mais aussi du gros, du lourd, du presque hardcore. Au début très critiquée par les MCs qui n’y avaient pas droit de cité et qui ont bizarrement arrêté les hostilités quand on les y entendit enfin, elle s’est imposée peu à peu jusqu’à devenir incontournable sur le marché du hip-hop en Europe. Même si sa programmation n’était pas des plus subversives, des émissions comme Cut Killer Show ou celle du B.O.S.S JoeyStarr (« Le jeudi c’est sodomie ») ont permis à de nombreux jeunes rappeurs de se faitre entendre et connaître et certaines d’entre elles comme Planète Rap sont même devenues « cultes ».

Skyrock a incontestablement participé au succès du Secteur A, a eté un bon tremplin pour Sniper, Rohff ou plus récemment pour Diam’s, Booba ou Sinik.

Aujourd’hui presque plus aucun rappeur ne critique Sky ouvertement (peut-être par ce que j’écoute principalement ceux qu’elle diffuse) et, même si « premier sur le rap » a cédé la place à « Rap et RnB non-stop »,même si certains pourraient dire qu’elle a participé à tuer le rap, devenu un réel business, elle est incontournable pour les amateurs de hip hop en France.

Skyrock ça rapporte et les résultats de fréquentation de sa plate-forme de blogs (particulièrement laids et peu fonctionnels) ne me contrediront certainement pas ! De plus quand on écoute Fun aujourd’hui on se rend bien compte que la radio qui était devenue « groove and dance » après la métamorphose de sa consoeur, elle, en est aujourd’hui à son tour à chercher son auditoire et sa programmation. Skyrock serait même la première radio musicale à Marseille.

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Hier je me suis endormi en écoutant la libre antenne de Difool et dans la nuit j’ai été réveillé par mon « ghetto blaster  » qui était resté allumé. A l’antenne c’était l’émission « Couvre feu » du Secteur A et il me semble qu’au micro c’était Jacky ou Benji, un des deux comparses du « Bilan » dont j’ai toujours du mal à différencier les voix.

Quoiqu’il en soit, il n’y avait pas de musique et le monsieur semblait très énervé contre … Skyrock. Il expliquait avoir été reçu récemment par la direction, qui lui aurait fait savoir qu’elle souhaite arrêter la diffusion  » d’émissions de musique spécialisée », ce qui reviendrait à gicler proprement le Secteur A de son antenne. A l’antenne il a précisé que, d’une manière ou d’une autre, sur Sky ou ailleurs il saurait faire entendre sa voix .

« Je sais que je suis écouté en haut lieux » a-t-il ajouté et il est resté au micro, particulièrement longtemps, en prenant pour ainsi dire les auditeurs en otage.

Alors où en est Skyrock ? Le vent a-t-il tourné et va-t-elle prendre un nouveau virage ou ne s’agit-il que de lu Secteur A dont depuis maintenant quelques temps elle ne diffuse plus rien, à part cette émission ?

Quoiqu’il en soit, quand la musique a repris, je me suis rendormi et j’ai fait des cauchemars particulièrement inquiétants où j’écoutais, à la raio, une émission présentée par  » Grand Corps malade » qui lui, semblait des plus sereins !

Merci à Skyrock qui non contente de bousiller mes matinées (http://lovedreamer.unblog.fr/2007/03/17/hegemonie/) fout maintenant également mes nuits en l’air !

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Coming out : Finalement je crois que je suis bien une folle.

Sur ces blogs internet, on pourrait être n’importe qui, n’importe quoi. Jouer le rôle d’un pilote de formule 1, d’une ancienne geisha ou d’un agent secret, du chauffeur de Chirac ou du cireur de pompes de Sarko. Ca ressemble bizarrement à la liberté et c’est en même temps une cage tellement formatée qu’on cherche parfois les ouvertures, asphixié. Et si finalement la liberté et la prison c’était être soi-même, toujours soi-même. Je suis mon pire ennemi mais si j’y mettais du mien je pourrais être un ami comme jamais je n’en rencontrerai en dehors de moi. Qu’est-ce que j’attends ? De tant de moi(s) il me semble parfois que je vais faire une overdose.

Coming out

J’ai décidé de revivre, peut-être

Coming out : je suis un bonobo

Ma vie doit recommencer, je le sais bien. Je ne sais pas combien de fois on peut repartir à zéro, mourir puis renaître mais je suppose que ça peut être le cas jusqu’à son dernier souffle. Il y’a quelque chose de rassurant à recommencer de zéro, à partir de vraiment rien ou si peu, c’est comme si on laissait totalement le passé derrière soi. Récemment je lisais un billet sur un blog que je fréquente assez régulièrement et dont l’auteur éprouve une très forte envie de partir. Je lui ai laissé un commentaire pour lui dire qu’on rêve souvent que ça sera mieux ailleurs mais que finalement on emmène sa ville avec soi partout ou l’on va. On a l’impression que le problème est à l’extérieur, même parfois que C’EST l’extérieur mais souvent c’est une illusion. Le problème est en nous. Je le pense sincèrement. Pourtant en continuant à lire sa page j’ai ressenti l’envie, presque coupable après ce commentaire, de partir moi aussi. Ailleurs. Au soleil. Au Sud. Au Nord. N’importe où mais partir. Ca enflait en moi et rien que de m’imaginer défaire mes bagages dans n’importe quelle autre ville que je ne connaîtrais pas encore m’emplissait d’allégresse. C’est indicible, pas vraiment explicable, ça dépasse le cadre de la raison. Recommencer, être un inconnu, loin. Etre vierge. J’ai essayé de penser à autre chose mais ça ne m’a pas vraiment quitté, mon esprit revient dessus inlassablement, j’imagine les rues d’un nouveau lieu et cette idée me berce comme si c’était devenu une réponse à mes cogitations existentielles, une béquille ou une drogue qui calme la douleur et permet de penser à autre chose qu’à la réalité.

Cependant si c’est bien d’avoir des envies il paraît que c’est mieux de « définir des projets » (je ne sais pas si vous avez remarqué qu’on parle désormais presque tous, moi le premier, comme des espèces de journalistes ou parfois avec des expressions de « RH » ou de psys (à la con)). Seulement faire des projets, tout poser à plat, réunir tous les éléments pour un « départ gagnant » ce n’est pas mon fort. C’est sûrement un tort mais moi je fonctionne très souvent « à l’urgence », comme si j’en avais besoin. Je commence à penser à quelque chose et puis peu à peu cette envie grossit en moi, ça finit par m’étouffer et par devenir quasiment un besoin. Il me semble à chaque fois, qu’il faut que je le fasse, que je n’ai plus le choix, que sinon je vais mourir. Et, moi qui ne faisais presque plus rien, il faut que je fasse tout d’un coup comme si je devais immédiatement créer une branche à laquelle m’accrocher. Et en général ça marche. On pourrait croire que ça me pousse à faire n’importe quoi mais je n’en ai pas l’impression. Il est vrai que ça peut me faire commettre quelques erreurs mais je m’en accommode généralement pas si mal. En fait il me semble que j’ai toujours réussi, d’une manière ou d’une autre, à retomber sur mes pieds. Parfois, malheureusement je laisse sur le bord de ma route quelques victimes de mon urgence. Entre moi ou elles je sais bien maintenant que c’est toujours moi que je choisis, sans réfléchir. Si c’est moi ou toi, ce sera moi, n’en doute jamais.

Il faut que je parte, que je crée des solutions avant que ça finisse par me bouffer. Pourtant pour ce nouveau départ (les mauvaises langues diront énième) j’aimerais faire le moins d‘erreurs possibles. En quelque sorte partir sur de bonnes bases pour que ma construction ne soit pas bancale. En écrivant cette dernière ligne, je pense à la tour de Pise et j’en viens à me demander si ce serait si grâve, en effet quand je suis dans l’urgence mes belles théories deviennent quantités négligeables, jusqu’à me demander si c’étaient bien les miennes. Je viens de lire « guérir  » de David S. et c’est très intéressant. Il y explique notamment que nous avons deux cerveaux : le néocortex, celui de la « raison  » qui nous permet de réfléchir et le cerveau limbique, celui de « l’instinct », commun à tous les mammifères. Quand nous sommes en danger imminent ce dernier bloque totalement le néocortex pour faire prévaloir notre instinct de survie. Moi ou toi. Et bien je sens que mon cerveau émotionnel est en train de vouloir prendre le contrôle. Je DOIS partir et peu importe finalement où j’irai si c’est une branche qui me permettra de sauter sur une autre puis encore une autre pour finalement arriver où je veux aller. Fuck the psys et le staff du magazine Rebondir ! Je me suis souvent plu à dire que je ne suis pas un guerrier et là, subitement je n’en suis plus si sûr. Alors il est probable que je fasse des erreurs mais l’essentiel, je pense, c’est que je les identifie comme telles.

C’est officiel, je suis à la recherche d’une branche, pas trop pourrie si possible.

                                                                            ………………….

Cette nuit j’ai été captivé par le blog de In-Armani et, comme s’il avait été là juste pour moi, j’ai trouvé cet article, il m’attendait comme un message et m’a réveillé.

De fil en aiguille je suis aussi tombé sur un ancien billet de Lange qui certes m’a fait me sentir minable, car plus un Koons qu’un Godin, mais qui confirme que Lange est une « garce » des plus brillantes.

Coming out

 

J’adore les titres racoleurs

Coming out : je suis en train de mourir

« Il meurt lentement
Celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n’écoute pas de musique,
Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
Celui qui détruit son amour-propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l’habitude
Refaisant tous les jours les mêmes chemins,
Celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
De ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
Celui qui évite la passion
Et son tourbillon d’émotions
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
Et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
Celui qui ne change pas de cap
Lorsqu’il est malheureux
Au travail ou en amour,
Celui qui ne prend pas de risques
Pour réaliser ses rêves,
Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
N’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !

Risque-toi aujourd’hui !

Agis tout de suite !

Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d’être heureux ! « 

PABLO NERUDA

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