Archives pour la catégorie Egotrip

Emancipation

 

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Je suis décidé à ne plus suivre les conseils des autres.

Force est de constater qu’ils sont tous comme moi : des humains tombés ici sans mode d’emploi, qui avancent comme ils peuvent en essayant, en tâtonnant, en faisant leurs propres erreurs pour découvrir qui ils sont et ce qui leur convient.

Ils n’ont pas plus que moi la science infuse et ils n’ont aucune idée de ce qui est bien pour moi.

J’écouterai leur avis mais je ferai mes propres choix.

C’est probablement une phase de cette adolescence que je rejoue mais ça n’a aucune importance.

C’est comme ça.

Ils me semblent que certains ici bas cherchent une poupée, un pantin, à diriger, à « driver ». Leurs motivations m’importent peu, je n’ai même pas envie de perdre mon temps et mon énergie à essayer de les convaincre de mon bon droit. Fuck them ! C’est ma vie et c’est tout ce que je possède, je lui donnerai la direction et le sens que je veux, en n’en faisant qu’à ma tête.

I wanna be free, i wanna be me.

Upload (to myself): Il serait aussi intéressant que je ne demande pas à ceux que j’aime d’être diiférents de ce qu’ils sont. Dont acte. Act !

 

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Amusements du soir…

 

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Espoir

Je ne sais pas ce qui se passe Je me fuis, incapable d’accoucher de moi, je crie, je m’apitoie

Je me suis, mais le plombs qui à grillé chez moi fera sauter le toit

J’essuie l’illusion annoncée de n’avoir d’autre choix que moi

J’ai si bien dit « on ne m’y verra pas » que j’y suis,… là

Bonne nuit dans ce monde sans pitié, cher monde mes amitiés

 

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Signes intérieurs de richesse

 

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« La richesse est dans nos cœurs ? Mon cul moi j’veux de l’oseille ! », Booba (Pitbull)

Après des siècles de réflexion, d’hésitations et de doutes je viens enfin de trouver ce que je voulais faire de ma vie : je veux « gagner » beaucoup d’argent.

En effet, si j’étais riche, mes problèmes existentiels revêtiraient l’importance qu’ils méritent, je pourrais leur accorder une totale attention sans me sentir coupable ou déplacé.

De plus j’aimerais qu’un jour on puisse dire de moi : « il avait tout mais malgré ça il n’a jamais trouvé le bonheur ». Non seulement mon cœur d’éternelle midinette pense que c’est romantique mais ça démontrerait aussi une bonne fois pour toutes que l’argent n’a aucune importance à mes yeux.

A ce propos, j’ai vingt euros qui partent chaque mois chez AOL uniquement parce que je n’ai pas résilié notre contrat après mon départ de Toulouse. Ensuite il y a Club Internet : en arrivant dans cette horrible campagne sans ADSL j’ai souscrit à un forfait internet bas débit chez eux dans l’idée de rompre tout de suite après avoir utilisé les heures promotionnelles offertes. Résultat : depuis cette idée de génie ils me délestent de quinze euros tous les mois alors que j’utilise un autre FAI. Je sais que c’est obscène mais je ne trouve jamais le courage de chercher leur adresse puis de leur écrire une lettre. Il y’a aussi cette annexe de pédéland.net où je n’ai pas mis les lettres depuis bientôt deux mois. Je ne réussis jamais à me décider à chercher sur leur horrible site la ligne probablement minuscule où on annule l’abonnement. Imaginez qu’ils exigent en plus un recommandé ? ! Autant me donner tout de suite une carte de client à vie ! Pour finir que penser de cet abonnement « UGC illimité » quand je ne sais même pas s’il existe encore un cinéma dans ce trou ? Il m’arrive de songer à déclarer à ma banque la perte de ma carte bleue dans l’unique but d’être enfin débarrassé de tout ça et de pouvoir profiter de ces deniers que je jette par la fenêtre.

Mais si j’étais riche, ça ne serait pas nécessaire et ça justifierait que je me sois toujours comporté comme tel ! Mon compte en banque serait enfin en adéquation avec ma façon d’être. En gros, n’ayons pas peur des mots, ma vie serait presque harmonieuse.

Qui plus est je pense sincèrement que j’étais fait pour avoir des domestiques. Un jour je le disais à une de mes connaissances et elle a été choquée. Je ne comprends toujours pas pourquoi. Les gens ne se rendent pas compte du talent qu’il faut pour être servi. Ils s’imaginent que ça n’exige rien mais c’est un art ! Il faut savoir adapter ses sourires, faire comprendre qu’on ne se sent pas supérieur et qu’on compatit tout en ne méprisant pas. Exit le « ma pauvre je n’aimerais pas être à votre place », non seulement il ne faut pas être très perspicace pour le deviner tout seul mais c’est également vulgaire et condescendant. Il s’agit d’employer les compliments avec parcimonie pour leur donner une portée significative, d’essayer tant que possible de les varier et de doser ses effets. Enfin il faut savoir proférer des « qu’est-ce que je ferais sans vous ?  » en mariant l’intensité et la conviction d’un acteur de la Comedia dell’arte sur le point de défaillir avec la retenue et l’élégance d’un Jean Rochefort dans presque tous ses films, comme si vous n’étiez pas persuadé que n’importe qui pourrait faire l’affaire !

Finalement, dire aux autres ce qu’ils ont envie d’entendre est LA CLEF dans presque tous les domaines, je devrais d’ailleurs le mettre un peu plus souvent en application.

Quoiqu’il en soit je pratique fort bien l’art d’être servi et il me semble que c’est inné (génétique ?).

C’est pourquoi je persiste à penser que la cigogne qui m’a déposé ici était tellement ivre ou droguée qu’elle s’est trompée d’adresse de livraison ! C’est comme ça que j’ai atterri chez les pauvres, je ne vois pas d’autre explication.
Je dois réparer cette grossière erreur et pour cela gagner beaucoup d’argent, je n’ai pas le choix !

Mais qu’est-ce que je peux faire pour ça ?

Je n’ai pas d’autre talent que celui que je viens de vous exposer et je ne vois pas dans quel métier il pourrait être utile à quelque chose.

Il est vrai que je suis aussi un très bon diplomate et que j’ai la faculté de me faire apprécier facilement, sans même le chercher sciemment. Je commence instinctivement mes phrases par « tu as raison » puis j’ajoute le « mais » qui me permettra d’avancer mes idées.

A bien y réfléchir je suis aussi particulièrement doué pour la « suggestion ». J’ai vite compris que les autres sont comme moi : ils détestent se sentir obligés de quelque chose. Alors, enfant, je m’exerçais sur ma mère à ne pas lui demander ce que je voulais, à lui souffler de me le proposer en lui laissant croire que c’était son idée. Ca m’a permis de développer des stratégies très intéressantes que je ne dévoilerais pas ici, par souci de secret professionnel, et ça a aussi été très utile à mon assistant Dominique Poireau. Cependant le telemarketing c’est l’usine des neurones, ce n’est pas gratifiant et ça paie très mal : rien à voir avec mes aspirations.

Je résume la situation : je veux être riche, j’ai l’art d’être servi, je sais accepter avec élégance qu’on me propose ce que je désirais et je m’y entends comme pas deux pour mettre les gens dans ma poche quand je le veux vraiment.

Voilà…

J’ai beau cherché, à part princesse je ne vois pas quelle carrière (honnête) je pourrais embrasser ni à quel employeur je pourrais faire profiter de tous ces incroyables dons.

Il faut sûrement que j’y réfléchisse encore un peu mais je me pose une question : est-ce que ça vous ferait plaisir de me donner des conseils … ?

Dans le doute je ne vous le demanderai pas, vous êtes libres de faire ce que bon vous semble.

De toute façon après avoir lu ce qui précède vous devez certainement me trouver détestable.

Mais que voulez-vous que je vous dise ?

Vous avez raison mais… (Voir plus haut)

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résultat :

 

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flash semi-nocturne sous forme d’injonctions personnelles répétées jusqu’à l’oubli et/ou l’abandon pur et simple et/ou plus compliqué ne nécessitant que son aval propre et uniquE.

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1.il n’y a pas de règleS.

2.il n’y a que celles inventées par ceux qui voulaient te faire croire aux règles pour t’imposer les leurS.

3.brise-leS.

12.on ne retiendra que les exceptions.

17.compose les tienneS.

22.crée Ton jeu.

joUe.76.

EnCore.87.

joUe.98.

enCore.109.

joUe.1110.

enCore ;12

enCore ;24

réinVente ;48

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2 ;jo.ue ;2

4 ;en.kor ;4

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12 ;va.troploin ;12

0 ;En ;Ko ;R ;0

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Place à l’Amour, au Prozac et à d’autres curiosités !

Il y’a quelques temps Nathan, mon ami pictave* m’a envoyé un cadeau par la poste pour mon non anniversaire. A ce propos, en ce moment c’est « fête » car une semaine plus tard je recevais des bonbons au thé vert, excellents souvenirs du Cambodge, offerts par C (que je rebaptise aujourd’hui Léonard). Dès que j’ai vu le paquet de Nathan dans les mains de la factrice j’ai su qu’il s’agissait d’un livre.** J’ai filé dans ma chambre pour ne pas avoir à partager le bonheur de la surprise, j’ai déchiré le papier sans ménagement et j’ai découvert « Amour, Prozac et autres curiosités » de Lucia Etxebarria. Je ne vous cacherai pas que je fus quelque peu déçu. En effet, je l’avais emprunté à P, mon ex, des années auparavant, juste après notre rupture et par conséquent je l’avais déjà lu. Il faut dire que P. a une collection de bouquin impressionnante. Il est visiteur médical et comme il a beaucoup de temps à perdre dans les salles d’attente des médecins à qui il essaie de fourguer sa came il l’occupe à lire. Je pense qu’il doit être abonné à une dizaine de magazines (dont la moitié a un titre qui comporte le mot science : Sciences et avenir, les sciences du futur, Sciences au présent, le passé de la science, etc…) et entre deux revues, il doit bien lire trois romans par semaine. Je fais ici une parenthèse dans la parenthèse pour dire à ceux qui aiment avoir le nez plongé dans les bouquins qu’au lieu de briguer un travail de libraire ou de bibliothécaire ils devraient envisager d’être « V.R.P. de laboratoires médicaux » ! En effet, il me semble, d’après cet exemple, que ça peut être le métier le plus littéraire qui soit, à tel point qu’il m’arrive de me demander à combien de médecins par semaine pouvait rendre visite Bernard Pivot à l’époque d’Apostrophes ? ! En plus, cerise sur le gâteau, vous pourriez avoir la joie de (re) lire des « Voici » du siècle dernier et ainsi devenir un peu un anthropologue du mauvais goût ! Comme vous le voyez, aujourd’hui en plus de faire fonction de dictionnaire*, je m’improvise conseiller d’orientation et ça, si ce n’est pas formidable ?! Je me demanded’ailleurs si je dois en informer l’ANPE ?!

J’aurais pu dire à Nathan que je n’avais pas lu « Amour, Prozac et autres curiosités « . J’aurais pu mais voilà, aussi stupide que ça puisse paraître, j’ai du mal à mentir à mes amis. Je lui ai donc écrit ce texto : « C’est adorable et ça me fait très plaisir mais je l’ai déjà lu  » puis constatant que c’était quand même un peu sec, je me suis résolu à adoucir la vérité en ajoutant « néanmoins ce sera un plaisir de le faire à nouveau »***. Ne vous méprenez pas j’ai beaucoup aimé ce roman, au point que ça m’avait même donné envie de lire d’autres livres de Etxebarria mais dès l’instant où je l’ai vu ça m’a ramené en arrière, à une des périodes les plus difficiles de ma vie. Rien que le titre pourrait laisser deviner qu’il y est un peu question de psychotropes (pas tant que ça non plus) et de gens paumés. Je me suis dit « non, ce bouquin appartient à mon passé de « drogué » le relire ce serait un peu l’inviter à revenir ». J’essayais même de me convaincre que je ne pourrais plus le comprendre. C’était devenu le symbole de ma déchéance et l’ouvrir à nouveau signifiait replonger. Suite à ça mon esprit malade en est même arrivé à penser que c’était peut-être un message du Destin pour me dire que Nathan, que j’ai rencontré alors que je vivais avec P., appartenait désormais lui aussi au passé et que je devais tourner la page. Et puis mon ami pictave m’a envoyé un message qui disait « ce n’est pas grave je vais en chercher un autre, que tu n’auras pas lu » et finalement, en plus d’avoir pris conscience que je suis bien un chieur, j’ai compris ce qui me posait problème par-dessus tout : sous couvert d’un passé personnel assez sombre, ce livre est avant tout intimement lié à mon ex, à sa gigantesque bibliothèque et au peu que de livres que j’ai lus à l’époque. Il me rappelle l’échec de notre relation ! Alors, j’ai décidé de mettre de côté mes idées stupides sur le Destin, j’ai posé le bouquin sur mon bureau et pendant qu’une pile de paperasses diverses se formait dessus, j’ai commencé à l’oublier.

Jusqu’à ce matin …

Et effet, je me suis réveillé avec le souvenir de ce rêve : j’avais des problèmes de logement et je cherchais désespérément un appartement, un peu comme dans la vraie vie, mon inconscient n’est décidément pas très original ! Au pays de Morphée je finissais par trouver un studio et, alors que je finissais tout juste de m’y installer, je sortais mon téléphone portable de la poche de mon jean pour voir l’heure. En regardant l’écran, je me rappelais subitement, comme une sorte de flash, que j’ai un forfait Neo et que mes appels sont donc « gratuits » vers les fixes et les mobiles de 20h à minuit.**** Je décidais alors qu’il fallait absolument que j’appelle quelqu’un. Je ne sais pas pourquoi mais je composais le numéro de… P ! Une fois en ligne il me demandait « alors tu as solutionné tes problèmes (d’appartement) ?  » et moi, gonflé d’orgueil et d’arrogance je lui répondais « oui, comme toujours ». Ensuite, je réalisais que je n’avais absolument aucune envie de discuter avec lui et je commençais à chercher un moyen d’écourter la conversation. J’étais en train de penser à prétexter un double appel lorsqu’un bruit de perceuse, semblant provenir de chez mes voisins, envahit le studio ! Au bout du fil P. continuait à me parler mais je ne comprenais plus ce qu’il disait et alors que je m’apercevais que le mur en face de moi était en train de trembler et, par la même occasion, que j’avais un papier peint absolument immonde, je me suis réveillé.

Je me suis mis à chercher un sens à tout ça mais je n’ai rien trouvé que Sigmund pourrait juger satisfaisant*****. J’y pensais encore quand, après avoir bu mon thé, je suis retourné dans ma chambre pour chercher de quoi lire. J’avais décidé de me forcer à avancer dans « Vol de nuit », qui est sûrement un très bon livre de Saint-Exupery mais dont je n’arrive pas à dépasser les trois premières pages, et en le cherchant sur le bureau, j’ai remarqué « Amour, Prozac et autres curiosités » qui dépassait de la pile, comme un défi. J’ai hésité un moment puis je l’ai pris avec moi et j’en ai lu « l’introduction  » que je vous retranscris ici :

 » Tu vivras de nombreuses passions, disait ma carte astrale, me plaçant sous l’ascendant d’amours intenses et fugaces. Un rosaire de noms reliés par des baisers, certains sombres, d’autres plus tendres. Ils sont plus ou moins grands, châtains ou bruns, il y en a de toutes sortes. Un trait commun les définit tous, la virilité qui s’agite avec inquiétude entre leurs jambes.

Certaines s’affirment, hautes, orgueilleuses. Fermes et obstinées, dressées comme des mâts. Puissantes et astucieuses, sûres d’elles, bonnes raisonneuses, mûres, décidées, elles envahissent tout. Elles entrent, s’approprient les lieux et, une fois introduites, solidement encastrées, elles savent qu’elles sont à leur place, connaissent leur rôle. Elles entrent, sortent, s‘émeuvent, accélèrent le mouvement, conscientes de leur empire. Empires d’une nuit, monarchies d’un baiser.

Il en est d’autres plus petites, inquiètes et espiègles. Turbulentes, curieuses, elles ne manquent jamais d’espace pour jouer, chercher et se perdre. Douces exploratrices, elles vous échappent parfois, glissantes comme des couleuvres, comme le savon dans la baignoire. Elles patinent, surprises, sur les cuisses mouillées, et repartent à l’escalade, anxieuses et impatientes, bondissant avec vivacité, vers le refuge humide et chaud qui les attend, elles le savent. Petits poissons qui sautent dans votre courant interne, heureux et trempés, peu leur importe comment et où. Jeunes d’esprit, c’est tout juste si elles se prennent au sérieux.

Tu pourras les aimer beaucoup sans jamais les posséder. Elles pourront t’aimer encore plus sans que tu ne leur appartiennes jamais. Farouches et rieuses, fugaces, bruyantes, elles n’auront laissé ni sillage ni empreintes derrières elles. A peine le souvenir, flou et nostalgique, des heures heureuses, les seules qui comptent, celles qui ont été véritablement vécues… «  (extrait de « Amour, Prozac et autres curiosités » de Lucia Etxebarria, donc)

Je trouve ça remarquable et même si aujourd’hui je ne suis plus sûr de ressembler totalement à ces femmes « petites, inquiètes et fragiles », ça m’a donné très envie de relire la suite, non seulement pour savoir où j’en suis mais aussi et surtout parce que c’est un bon roman et qu’il mérite que je lui donne une nouvelle place dans ma vie, une place où P. n’a plus de réelle importance. Car finalement, même s’il y eut des traces de bonheur, ce ne sont plus que des souvenirs et c’est notre histoire et elle seule qui est maintenant un livre que je n’ai plus envie d’ouvrir. S’il m’arrive encore de m’en rappeler quelques lignes c’est souvent pour constater que la fin a déçu mes attentes et que j’écrirai les prochains volumes avec quelqu’un d’autre…

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* Un pictave est un habitant de la ville de Poitiers, grâce à moi vous apprenez des mots nouveaux et ça c’est formidable !

** Ca ne demande pas non plus des dons de voyance, je vous l’accorde mais je suis légèrement myope, tachez de vous en souvenir !

*** Oui je n’emploie jamais le langage sms, je suis snob, ne l’oubliez pas !

**** C’est dingue, Bouygues Telecom devrait me payer pour cette phrase ! Faites leur penser à ça !

***** Je l’appelle pour me rendre compte qu’il ne m’intéresse plus ? Je m’accroche au passé et quand je me trouve devant je me rends compte que c’était pas si terrible ? J’ai fait semblant d’étudier la psycho pendant un semestre et j’ai lu deux numéros de Psychologies magazine, faudrait pas l’oublier !

Formidable !

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Je n’avance plus, je regarde les vagues en cherchant des yeux le point où j’ai échoué. Pourtant à cet instant je sais bien que je suis formidable, à tel point que si j’étais moi-même je m’épouserais peut-être… « What if god was one of us » de Joan Osborne tourne sur ma platine et je me mets à espérer moi aussi que Dieu se sent douloureusement seul quand il rentre chez lui car ce soir il me semble que c’est bien tout ce qu’il mérite. Je monte le son et je fais comme si je n’avais pas vu sa photo sur la page d’accueil de pédéland.net, comme si je n’avais pas été lire son profil puis l’historique de notre dernière conversation. Je suis formidable, ça ne fait aucun doute. Je pense à l’apocalypse en me disant qu’un monde où presque personne n’a vu Nowhere de Gregg Araki ne présente pas grand intérêt de toute façon. Je secoue la tête et je me sens de plus en plus formidable. Est-ce que la méthode Coué a rapporté beaucoup d’argent à ce fameux Coué ou est-ce qu’au final c’est seulement lucratif pour l’animateur à la con de TF1 ? Je sais bien que je ne serai jamais heureux et ça me fait sourire, un peu comme quand je seconddregréise une blague de téléZ ou quand j’ai regardé Starship Troopers et que la fille de mon ex s’est exclamée en découvrant l’actrice principale aux commandes d’un vaisseau spatial : « C’est Barbie hôtesse de l’air ! ». Je caresse mon verre en reniflant le parfum sucré qu’il exhale, j’avais oublié cette chaleur. Je pense à débloquer un de mes contacts msn, un peu comme quand Mon petit poney (as Séverine Ferrer) offrait à un gueu une journée avec son idole. Je me dis que le monde sera passé à côté de quelqu’un de formidable et que je n’ai pas évoqué Araki juste pour le paraître plus car alors j’aurais parlé de « Mysterious skin » et, à la manière du magazine Tétu à son heure, de sa « passion » pour les starlettes de séries télé. Je me roule une autre cigarette puis je lis les pubs arrivées dans ma boîte mail en cherchant l’intérêt d’avoir un antispam. Je sirote un peu plus de liqueur italienne en me disant qu’être snob n’a jamais empêché d’être formidable. Pendant que je salue un mec sur msn Mariah Carey essaie de faire passer en douce « my all » sur ma playlist mais je la zappe à temps, bien essayé ! Je souris à la lune en pensant qu’il y’a 150 ans un autre garçon, forcement un peu moins formidable que moi, la regardait peut-être en se sentant lui aussi perdu. Toujours sur msn je confie à un garçon des pensées formidables qu’il ne comprend pas. Je monte encore un peu le son. Je n’ai jamais été si seul et si formidable en même temps.

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