Archives pour la catégorie Le vrai journal de Midinette

2007, oh dis … c’est bientôt fini ?

 

Depuis que j’avais eu un trop perçu de 1200 euros de la part des ASSEDIC il y a plus d’un an, je leur remboursais 60 euros par mois, qu’ils retiraient directement à mes allocations de chômeur. Tout allait bien, je vivotais tranquillement avec les 600 euros restant…

Et puis en septembre, avec mon entrée momentanée à la fac de droit, je changeai de statut pour devenir stagiaire de la formation professionnelle. Pour moi ça ne changeait rien, je continuais à percevoir la même somme qu’avant mais pour les ordinateurs qui dirigent les ASSEDIC c’était une autre histoire, bien plus complexe.

Il semble que cette nouvelle situation avait créé un bug dans le système et au milieu du mois d’octobre je reçus une lettre recommandée me mettant en demeure de leur restituer la somme restant due dans les plus brefs délais, c’est-à-dire dans les 3 jours qui suivaient car comme chacun sait, les chômeurs disposent tous d’un compte en Suisse où ils cachent à l’Administration des sommes considérables leur permettant de disposer de centaines d’euros après un simple appel téléphonique entre deux voyages au soleil.

Malgré tout, je suis pingre, je me déplaçai pour rencontrer un des humains qui travaillent pour la Machine afin d’obtenir des explications… Ce dernier me confirma qu’il s’agissait d’un problème informatique et m’affirma que les choses allaient rentrer dans l’ordre. Serein, je rentrai chez moi à l’autre bout de la ville, me félicitant de pouvoir manger le mois suivant.

Mais …

Au mois de novembre ASS&DICK avaient retiré 150 euros à mes allocations puis quelques jours plus tard ils me firent parvenir une lettre m’informant qu’ils avaient décidé de prélever dorénavant ce montant tous les mois et me demandaient mon accord écrit. J’imaginai alors un des humains qui travaillent pour la Machine, une personne avec des jambes et une tête tout comme moi, qui dans son joli bureau, avait pris mon dossier, y avait jeté un œil puis, un peu blasé par une semaine éprouvante de calculs divers, s’était dit « retirons lui 150 euros, c’est bien 150 euros, c’est un compte rond, ça fait presque mille francs, c’est pas énorme, qu’est-ce qu’on peut bien faire de nos jours avec mille francs, je vous le demande … ».

De ma belle plume j’écrivis donc un courrier à l’Assurance Chômage pour expliquer que je ne pouvais pas vivre décemment avec ce qui restait à mes allocations une fois cette retenue effectuée et demandai s’il était possible de revenir à notre accord initial, qui semblait contenter tout le monde depuis plus d’un an.

Quelques jours plus tard en découvrant une enveloppe estampillée ASSEZ ! DICK dans ma boîte aux lettres, je cru que j’avais reçu une réponse mais il s’agissait d’une nouvelle mise en demeure de rembourser la totalité de ma dette dans les trois jours (soyons honnête : peut être 5) ou faire une demande « motivée » d’échelonnement.

Je ne me décourageai pas et me fendis d’une nouvelle lettre, motivant ma requête de cette manière : « revenir au prélèvement initial me permettrait de survivre et ainsi, de vous rembourser ».

Et enfin, une semaine plus tard un ultime courrier m’informait que les nouveaux prélèvements seraient de 61 euros et 50 centimes. Un peu mesquin, je me demandai alors si l’euro cinquante supplémentaire allait servir à payer des timbres mais je ne mégotai pas, trop content et reconnaissant que j’étais de pouvoir manger des pâtes à Noël.

Les choses auraient pu s’arrêter là mais comme chacun sait la vie n’est pas un long fleuve tranquille…

Au début du mois de décembre je constatai avec surprise qu’il manquait 236 euros et 51 centimes à mes allocations…

Je décrochai donc mon téléphone pour appeler la hotline surtaxée qui me permettrait de parler directement à un des opérateurs de la Machine. J’expliquai mon petit souci à ce dernier qui me répondit d’une voix monocorde « oui, ce mois-ci nous avons décidé de vous retirer cette somme …».

Je perdis un peu mon sang froid et hurlai pendant quelques secondes avant de retrouver mon flegme coutumier pour m’excuser et dire « vous vous rendez compte que je ne peux pas manger et payer mon loyer avec ce qui reste ? «. Stoïque, mon correspondant m’invita à me déplacer jusqu’à l’antenne locale de la Machine pour demander un reversement. Je pris congé en me demandant un peu angoissé si l’intelligence artificielle avait fait à mon insu un tel progrès qu’elle permettait maintenant à des robots de répondre à des questions par téléphone.

Le lendemain, je me rendis donc à la succursale de la Machine et après avoir fait la queue pendant trois quart d’heure dans une ambiance moscovite en essayant de me divertir à la lecture des affiches proclamant « maintenant vous pouvez tout faire sur internet » – ce qui est déjà assez drôle en soi – j’expliquai mon problème à une androïde à l’air las.

Elle me répondit « patientez un peu, je ne peux pas procéder au reversement moi-même, je dois demander à l’ordinateur central… euh à un responsable … je reviens » puis elle disparut derrière une grande porte noire dont elle ressortit un quart d’heure plus tard avec du café au coin des lèvres (le café et l’ordinateur central sont la seule touche fictionnelle de ce billet) pour m’informer que la Machine allait procéder au reversement de 119 euros sur mon compte bancaire. Comme j’étais d’humeur badine, je lui demandai pourquoi ils ne me rendaient pas la totalité de la somme litigieuse :

« Parce que nous ne pouvons pas reverser plus de la moitié de la somme…
-
Pourquoi ?
-
Parce que c’est comme ça. »

Tout était dit …

Quelque jours plus tôt Numéricable, chez qui je venais de prendre un abonnement, avait décidé de multiplier par deux le prélèvement qu’ils m’avaient annoncé à la signature du contrat et avait ponctionné 120 euros sur mon compte….

Alors, dans le bus qui me ramenait chez moi, j’examinai la situation et je décidai d’aller passer quelques temps chez ma grand-mère, ce qui me permettrait de manger jusqu’à la fin du mois.

2007 ne m’avait pas décidemment pas fait de cadeau …

 

youreahomo.jpg

 

Vu sur la toile

Article 1

giscard.jpg

 

 

 

Il y a bien longtemps que je n’ai posté un billet ici. Depuis trois semaines je suis de retour sur les bancs de la fac et je me promets de vous écrire tout ce que ça a pu changer pour moi depuis, à quel point avoir une activité m’est bénéfique, mais le temps m’a manqué.

En attendant, voici donc les conclusions non définitives d’une étude que je mène sur l’étudiant en première année de droit de Limoges.

L’étudiant en première année de droit à Limoges présente trois désavantages :

- il a 18 ou 19 ans et, c’est bien normal, n’est pas «fini» ; très scolaire, il ressemble à un petit mouton à qui il faudrait tenir la main pour aller aux toilettes, sa principale activité est de gratter du papier, sur son pupitre il dispose de trois Stabilo (rose, jaune et vert) avec lesquels ils surlignent les mots qui lui semblent importants pendant les cours magistraux, il semble que la reflexion ne fasse pas partie du programme. Il pourrait pourtant présenter les nombreux atouts de la jeunesse qu’on retrouve avec enchantement chez l’étudiant en lettres mais


- il est étudiant en droit et c’est comme s’il avait connu une certaine maturation pour en arriver là : il semble conformiste, axé sur les apparences, sarkozyste, bien pensant et facho en devenir. A cela s’ajoute le fait qu’

- il est de Limoges, ce qui ne prédispose pas à l’ouverture d’esprit, il ne semble pas avoir vu grand-chose et pourrait se choquer d’un rien. Il est à 98% blanc et à 42%, taux exceptionnellement élevé, porte des mocassins ou autres tenues vintage.

Bon, il est vrai que je ne suis vraiment pas fashion et que la tenue des gens ne m’intéresse pas plus que ça mais c’est plutôt l’uniformité qui me saute aux yeux et m’agace un chouïa. Je songe alors dans mes rêves les plus fous – je suis encore un jeune rebelle dans l’âme – à porter un jour, pour aller à la fac, un triangle rose (badge act-up par exemple) qui jurerait complètement avec l’austérité toute hétéro qui se dégage de moi.

La prochaine fois, si vous n’êtes pas sages, je vous parlerai des chargées de TD tendance blonde-pétasse qui préparent une thèse sur « la crise capillaire de la juriste dans la société française de 2007, Jean Louis David in or out ? »

 

 

reese.jpg

Accord

 

arcensable.jpg

 

Le soir de mon emménagement à Limoges, je n’attendais personne.
Je pensais retrouver cette ville et m’y ennuyer comme lors de mes pseudo-études, passer de longues nuits de solitude cherchant un semblant de compagnie sur l’Internet et tourner en rond dans mon appartement. J’avais rendez-vous avec un garçon avec qui je discutais depuis quelques temps sur MSN et je n’avais rien d’autre à lui dire que ce que je suis, rien à montrer que toutes ces aspérités accumulées le long du périple qui m’a mené jusqu’ici. Je n’avais plus envie de tricher.
Je l’attendais près d’un concert en plein air organisé par la ville et la musique arabisante me portait déjà sur les nerfs. La foule, pas très dense, ne m’inspirait pas grand chose, ni mépris ni réelle curiosité. Je cherchai un endroit où m’asseoir et commençai à écrire à un de mes amis un sms fleuve de ma spécialité. Perdu dans mes pensées, j’étais seulement bien.
Quand le garçon a réussi à me trouver, j’ai rangé mon portable, nous nous sommes dit
« Bonjour, je suis Yvan
- Bonjour, je suis Joaquim »
et nous avons enchaîné comme si ce rendez-vous n’avait pas vraiment d’incidence dans nos vies.
Il m’a demandé si ça me gênait qu’on s’éloigne de la musique, du bruit du concert ; j’ai souri, déjà on se comprenait.
Nous avons alors cherché un bar où nous pourrions nous asseoir et d’un commun accord avons délaissé les ambiances musicales et les endroits tape-à-l’œil pour nous enquérir de la première table qui nous permettrait de discuter tranquillement. Nous étions réunis pour faire connaissance, pas pour regarder le décor. Nous avons fini par nous asseoir à la terrasse d’un kebab et avons commencé à nous rencontrer vraiment. Je suis vite devenu intarissable de paroles. Je me sentais à l’aise, en partie parce que j’étais bien avec moi-même mais aussi parce que nous n’attendions rien l’un de l’autre et que notre vision des choses de la vie semblait correspondre.
Nous avons fini nos sodas et nous sommes allés marchés une partie de la nuit sur les bords de Vienne. Le ciel était magnifique, l’atmosphère recelait comme une part de magie et Yvan et moi nous accordions bien. Il ne s’agissait pas d’un coup de foudre, nous étions simplement sur la même longueur d’onde.
Je me surprenais à quasiment donner des cours de positivisme, à parler de ma vie qui, j’en étais sûr, commençait ce soir là. J’étais gorgé d’espoir et mon bien être ne m’a pas quitté de la soirée.
Est-ce que ce n’était pas une de mes plus belles nuits, à l’intérieur de moi ?
Après la balade nous n’avions pas envie de nous quitter, alors nous sommes allés chez lui. Sur le perron je l’ai prévenu que je ne me forcerais pas à faire l’éloge de sa maison et de sa décoration, que je m’étais senti jusqu’ici trop souvent contraint de m’extasier devant ces choses auxquelles je n’ai jamais été vraiment sensible ; « être en accord avec soi-même » était définitivement le mot d’ordre de la soirée. Nous avons passé l’aube à parler encore et encore jusqu’à décider de ne pas dormir et nous avons continué à bavarder pendant la journée entière.
Nous nous comprenions.
Quand le soir est venu et qu’il m’a raccompagné chez moi j’ai eu la sensation peu commune que nous étions déjà amis, qu’il était peut-être un de ces êtres que je retrouve sur mon chemin, de vies en vies.
Depuis, nous nous voyons tous les jours et passons le plus grand de notre temps ensemble. Nous n’avons pas d’activités transcendantes : nous discutons, nous regardons des films, nous bronzons, nous marchons et depuis peu nous faisons de la muscu (!). En fait nous ne faisons pas grand chose mais ce que nous faisons me convient. J’avais passé une partie de mon adolescence, cette ère des superlatifs, à m’imaginer qu’on trouvait le bien être dans une succession de fêtes et d’orgies diverses, allant jusqu’à croire que le bonheur pouvait être contenu dans une pilule; là, rien de tout ça et pourtant, malgré des moments difficiles, je me suis rarement senti aussi bien. Yvan et moi c’est finalement comme si nous nous étions toujours connus.
Pourtant nous savons qu’il est possible que nous ne soyons que de passage dans la vie l’un de l’autre, ça nous convient, ça participe même sûrement à ce que nous vivions de bons moments.
La Limoges que je vis n’est pas celle d’il y a dix ans ou même celle que j’ai partagé avec O les premiers mois de notre histoire, avant que nous n’emménagions à Toulouse. Cette ville est à peine un cadre mais je sens bien, malgré tout, que ma vie n’a pas complètement commencé, que ce sont juste les amuses gueules et quand Limoges arrive à pénétrer dans le champ de ma conscience, sa petitesse et sa mesquinerie me sautent aux yeux. Je me sens alors affamé de grandes artères, de macadam à n’en plus finir, de rues bondées…
Je sais que je partirai car mon Destin m’attend ailleurs, mes rêves sont trop grands pour avoir une petite chance d’exister ici. Je ne suis tout simplement pas à ma place.
Cependant c’est l’été et je ressens son indolence comme jamais je ne l’avais ressenti jusqu’alors.
L’été est palpable.
Et moi, quand j’oublie ma condition de chômeur, quand je tourne juste d’un cran le «thermostat » de ma perception, je peux voir les choses comme ça :
Je suis en vacances et j’en profite, à ma manière.

 

bitesable.jpg

Bonnes vacances à vous.

Les commandements du Zahir

 

« Selon l’écrivain Jorge Luis Borges, l’idée du Zahir vient de la tradition islamique, et l’on estime qu’il est apparu vers le XVIIIè siècle. Zahir, en arabe, veut dire visible, présent, qui ne peut pas passer inaperçu. Un objet ou un être qui, une fois que nous l’avons rencontré, finit par occuper peu à peu toutes nos pensées, au point que nous ne parvenons plus à nous concentrer sur rien. Il peut signifier la sainteté ou la folie. »

Faubourg Saint-Pères, Encyclopédie du fantastique, 1953

« (…) Je me rendais compte qu’un Zahir, c’était plus qu’un homme obsédé par un objet, une des milles colonnes de la mosquée de Cordoue, comme le disait la nouvelle de Borges, ou une femme en Asie centrale, comme l’avait été ma terrible expérience pendant deux ans. Le Zahir, c’était la fixation sur tout ce qui avait été transmis de génération en génération, ne laissant aucune question sans réponse, occupant tout l’espace, ne nous permettant jamais d’envisager la possibilité que les choses changent.
Le Zahir tout-puissant semblait naître avec chaque être humain et acquérir toute sa force au cours de l’enfance, imposant ses règles, qui dès lors seraient toujours respectées :
Les gens différents sont dangereux, ils appartiennent à une autre tribu, ils veulent nos terres et nos femmes.
Nous devons nous marier, avoir des enfants, reproduire l’espèce.
L’amour est petit, il n’y en a que pour un ou une, et attention ! toute tentative pour dire que le cœur est plus grand que cela est considérée comme maudite.
Quand nous nous marions, nous sommes autorisés à prendre possession du corps et de l’âme de l’autre.
Nous devons faire un travail que nous détestons, parce que nous faisons partie d’une société organisée, et si tout le monde faisait ce qu’il aime, plus rien ne marcherait droit.
Nous devons acheter des bijoux – cela nous identifie à notre tribu (…)
Nous devons être amusants et traiter avec ironie les gens qui expriment leurs sentiments – il est dangereux pour la tribu de laisser un de ses membres montrer ce qu’il ressent.
Il faut éviter au maximum de dire non, car on nous aime davantage quand nous disons oui – et cela nous permet de survivre en milieu hostile.
Ce que les autres pensent est plus important que ce que nous ressentons.
Ne faites jamais de scandales, cela peut attirer l’attention d’une tribu ennemie.
Si vous vous comportez différemment, vous serez expulsés de la tribu, car vous pourriez contaminer les autres et désintégrer ce qu’il a été si difficile d’organiser.
Nous devons nous demander comment vivre dans les nouvelles cavernes, et si nous ne savons pas très bien, nous appelons un décorateur, qui fera de son mieux pour montrer aux autres que nous avons bon goût.
Nous devons manger trois fois par jour, même sans faim ; nous devons jeûner quand nous sortons des canons de la beauté, même si nous sommes affamés.
Nous devons nous habiller à la mode, faire l’amour avec ou sans envie, tuer au nom des frontières, désirer que le temps passe rapidement et que la retraite vienne vite, élire des politiciens, nous plaindre du coût de la vie, changer de coiffure, maudire ceux qui sont différents, aller à un culte religieux le dimanche, ou le samedi, ou le vendredi, cela dépend de la religion, et là demander pardon pour nos péchés, être remplis d’orgueil parce que nous connaissons la vérité et mépriser l’autre tribu qui adore un faux dieu.
Les enfants doivent nous suivre, car nous sommes plus vieux et nous connaissons le monde.
Ils doivent toujours avoir un diplôme de faculté, même s’ils ne trouveront jamais un emploi dans le domaine professionnel qu’on les a obligés de choisir.
Etudier des choses qui ne leur serviront jamais, mais dont quelqu’un a dit qu’il était important de les connaître : l’algèbre, la trigonométrie, le code d’Hammourabi.
Ne jamais attrister leurs parents, même si cela signifie renoncer à tout ce qui leur fait plaisir.
Ecouter de la musique bas, parler bas, pleurer en cachette, parce que je suis le tout-puissant Zahir, celui qui a dicté les règles du jeu, la distance entre les rails, l’idée de la réussite, la manière d’aimer, l’importance des récompenses. (…) »

Extrait de « Le Zahir », Paulo Coelho

 

http://www.dailymotion.com/video/4lZUSKUldyZ1f6tcN

Cruauté

 

«  Aussi longtemps qu’il y’aura des abattoirs il y aura des champs de batailles «  Tolstoï

 

Je viens de découvrir ce film sur les traitements infligés aux animaux.

Je suis bouleversé au point que je vais essayer de devenir végétarien car je ne veux plus cautionner ça …

http://video.google.com/videoplay?docid=4093730216074063220

« L’ignorance est la première ligne de défense du spéciste. L’ignorance prévaut depuis si longtemps parce que les gens ne veulent pas connaître la vérité.

« Ne m’en parle pas, tu gâcherais mon dîner ! » est la réponse habituelle à une tentative d’expliquer simplement comment a été produit ce dîner.

(…)


Tout se ramène à la douleur et à la souffrance, pas à l’intelligence, pas à la force, pas aux classes sociales ou au droit civil.

La douleur et la souffrance sont elle même un mal et devraient être empêchées ou minimisées sans distinction de race, de sexe ou de l’espèce de l’être qui souffre.

Nous sommes tous des animaux de cette planète, nous sommes tous des créatures et les animaux non humains ont des sensations comme les nôtres. Comme nous en tout premier lieu ils sont terriens. Et comme nous ils survivent. Comme nous ils expriment des degrés d’émotion. En clair comme nous ils sont vivants. »

 

 

Maudits sont les yeux fermés

 

prozac.jpg

 

Aujourd’hui je fais un petit bilan.
Il y’a un an je prenais quotidiennement :
- 1 «Prozac 20 mg »
- 4 «Tranxène 50 mg »
- entre 4 et 10 «Equanil »
- 2 à 4 «Stilnox » avant de dormir
et un neuroleptique dont le nom m’échappe.
Je fumais une vingtaine de joints par jour.
Un soir sur deux je me saoulais en avalant 10 canettes de bières de 50 cl.
J’étais dans un état catastrophique. Loin de me sentir bien avec ce traitement de cheval, j’étais complètement déprimé. Je me réveillais chaque matin avec l’envie de mourir, chaque soir je m’endormais avec cette même envie et entre les deux toujours le désespoir.
Je pensais constamment au suicide.
Ca a duré 15 ans comme ça, une longue descente aux enfers, toujours un peu plus profond.
Les deux semaines qui ont précédé mon sevrage j’ai regardé « The hours » une dizaine de fois.
J’étais Virginia Woolf demandant à sa sœur «est-ce que je m’en sortirais un jour ? » tout en connaissant déjà la réponse.
J’avais beaucoup maigri, je me forçais à faire un pauvre «repas » par jour jusqu’à ce que je n’aie même plus le courage de me forcer. Il y’a deux choses très dures à vivre : avoir faim et rien à se mettre sous la dent et manger sans autre envie que celle de vomir. J’ai connu les deux et si la première est pour beaucoup la pire car elle sous-tend une profonde misère, la deuxième n’en est pas exempte. Quand on n’a même plus la force de manger, qu’est-ce qui nous reste comme envie, à quoi se résume notre vie ?
Je touchais le fond, j’ai du avoir un sursaut d’instinct de survie et j’ai décidé d’essayer d’arrêter tout ça.
Le premier septembre 2006 je suis entré dans une clinique psychiatrique pour faire un sevrage.
Je ne pourrais pas dire que ce fut facile, que j’ai claqué des doigts et que le génie est apparu.
Je ne dirais pas non plus que tous mes problèmes ont disparus d’un coup, que la mer s’est écartée sous mes pieds mais je suis sorti de là bas au bout de deux mois et demi avec seulement 4 comprimés de Laroxyl 50mg (un antidépresseur pour tenir le choc) par jour.
J’ai gardé ce traitement pendant quelques mois puis j’ai décidé de m’en débarrasser également.
En 6 mois, sans aide, j’ai diminué mes prises par quatre et depuis le début de la semaine je ne prends plus que la moitié d’un comprimé (soit 25 milligrammes).
Pour moi ce sevrage est une victoire.
Depuis que je suis clean j’ai l’impression de me rencontrer enfin et
même dans mes pires moments je me sens cent fois mieux que dans n’importe quel bon moment de ces 15 ans de défonce.
Je ne suis plus vraiment déprimé, en tout cas ce n’est plus un fond permanent, un état latent et chronique.
Je me sens plus sûr de moi, je m’affirme, le jugement des autres à mon égard a de moins en moins d’importance.
Je me sens bien.
Ca aura peut-être l’air anodin mais je fais régulièrement le ménage dans mon appartement et ça c’est nouveau pour moi, je mange avec faim et envie, je m’occupe de moi.
Je n’arrive pas à trouver les mots pour vous dire ce qui a vraiment changé et c’est énervant.
Je vis, tout simplement.
Je me réveille relativement bien dans ma peau alors que toute ma (non) vie les premières heures de ma journée étaient absolument horribles. Je restais dans mon lit complètement angoissé, terrifié par le monde extérieur. Je me roulais un joint au réveil, quand je ne l’avais pas préparé la veille et je ne me sentais pas mieux pour autant, ça me mettait dans un état léthargique. Oh j’aimais ça ! Ca tuait toute motivation, je n’avais plus envie de rien, seulement d’écouter de la musique et de me fondre en elle.
J’étais incapable d’apprécier un seul moment, tout était fade et sans intérêt.
On m’aurait tout donné (et peut-être qu’on l’a fait) que j’aurais été incapable d’en profiter.
Je n’aimais rien, à part de la tristesse je n’éprouvais rien.
Et c’est là où je voulais en venir.
Ces médicaments ne m’ont pas aidé.
Ils ne vous empêchent pas de ressentir de la déprime, ils vous privent de toute émotion positive et vous transforme en machine. Medico-cop, quel merveilleux destin.
J’ai l’impression qu’ils ont bloqué mon évolution, ma constitution et qu’ils m’ont maintenu dans l’adolescence et le spleen.
Avec ces psychotropes on ne ressent plus rien et croyez-moi la vie est très très longue quand on n’a plus d’envie.
J’en veux à ces médecins qui vous prescrivent ces merdes des que vous avez le moindre souci comme si c’était la solution à tout. Je trouve ça criminel.
La psychothérapie m’a appris qu’il est important de vivre sa douleur pour la dépasser. A choisir entre souffrir un bon coup pour passer à autre chose et vivre sa vie durant avec sa douleur en sourdine, comme une épine dans le pied, qui ne fait certes pas très mal mais qui à chaque pas vous rappelle sa présence, je choisirai aujourd’hui sans hésiter d’affronter ma souffrance.
Je pense que c’est le seul moyen de s’en débarrasser vraiment.
Ces médicaments, ces drogues dures, sont des prisons qui vous privent de l’essentiel : l’envie, les sentiments, les émotions.
Alors voilà ce qui a changé fondamentalement :
Je suis de nouveau un humain !
Je ne me sens pas tiré d’affaire, je ne veux pas.
Chaque jour je prends la décision de rester clean, chaque jour je suis tenté et parfois il m’arrive même de succomber et de boire quelques bières.
Cependant je ne dévie pas de ma route, je sais où je vais, vers la liberté.
Ce matin je pourrais bien avoir envie d’acheter une barrette de shit, j’aurais vite trouver, c’est tellement facile, mais j’en connais le prix.
Je ne suis pas en train de condamner le cannabis, je trouve que c’est une drogue fantastique, bien moins dangereuse que l’alcool ou les médicaments psychotropes. J’aime l’effet que ça me fait.
Je constate simplement que moi je ne sais pas gérer les drogues, pas même celle-ci. Je suis un toxicomane, je ne saurais pas me contenter d’un joint de temps en temps.
Je ne condamne pas non plus les autres substances, je suis contre la prohibition qui ne résout définitivement rien et je suis favorable à la légalisation de toutes les drogues, héroïne incluse. Non seulement aujourd’hui n’importe qui en veut vraiment peut en trouver facilement mais c’est horriblement cher et c’est coupé à n’importe quoi, ce qui rend le produit encore plus dangereux.
Qui dit légalité dit contrôle par l’Etat. La qualité de la substance serait vérifiée et les prix baisseraient fatalement. A l’heure actuelle des gens sont obligés de se prostituer, de voler pour se procurer leurs doses.
Je ne dis pas que c’est bien de se droguer, ni que c’est mal, c’est un état de fait : il y aura toujours des drogués.
Je pense qu’on doit être libre de son corps, de son être tout entier et que pouvoir s’auto-détruire devrait être un droit fondamental.
Peut-être que les gouvernements ne légalisent pas les drogues parce que cette économie alternative fait vivre beaucoup de monde ? Que feraient ces dealers, comment vivraient-ils s’ils n’avaient pas cette solution ? Peut-être même que les difficultés de certaines personnes en arrangent beaucoup d’autres ?
Je referme la parenthèse car je m’éloigne de mon sujet : moi !
Moi je suis venu, j’ai vu et j’aurais peut-être bientôt vaincu.
Je me sens un homme nouveau, souvent je me sens bien et c’est à se demander quel était l’intérêt de prendre tout ça pour être déprimé, amorphe, déjà mort en somme.
Le pire de tout, c’est que j’ai la nette impression que mon antidépresseur, s’il est vrai qu’il me calme, crée à côté un état de déprime. Les seuls vrais moments où je me sens cafardeux suivent sa prise et c’est ce qui m’a décidé à m’en libérer complètement.
Vous qui lisez ce texte, si vous connaissez des problèmes avec les drogues je voulais juste vous dire ceci :

Ce n’était pas facile d’arrêter, le monde n’est pas devenu un remake d’Annie, mais bon sang ça en valait vraiment la peine :

Il m’arrive de sourire et même d’aimer la vie !

938009prozacposters.jpg

L’horizon

 

meragitesoleil.jpg

 

Pour moi tout s’est accéléré.

Mon projet de retourner vivre à Toulouse ne tenait pas la route dans l’immédiat : sans travail, à 400km, sans permis de conduire et sans point de chute, il m’était impossible de visiter des appartements là bas. Je me résignai donc, après moultes hésitations, à aller passer la journée à Limoges, ville que j’ai toujours détestée mais plus proche de moi par la distance et accessible en train, pour prendre contact avec des foyers de jeunes travailleurs. La journée commençait bien car, par un heureux « hasard « , le train avait été remplacé par un bus et comme le conducteur ne vendait pas de billet je ne payai pas le voyage. J’arrivai à Limoges en milieu de matinée et me rendis au premier foyer de ma liste, près du campus où j’avais avorté mes études quelques dix ans auparavant. Le directeur de celui-ci m’informa que j’avais dépassé d’un an l’âge limite permettant d’accéder à un logement chez eux et m’invita à contacter d’autres types de structures d’hébergement car il était probable que pour ses confrères les conditions d’accès soient identiques. Je décidai malgré tout d’aller jusqu’au bout en rencontrant une responsable d’un autre FJT, avec qui j’avais parlé au téléphone. Je m’y rendai sans y croire en me disant que c’était peut-être mieux de ne rien trouver ici, que ça confirmait que mon Destin était d’aller à Toulouse et que je ne devais pas faire d’escale.

Je marchai jusqu’au lieu du rendez-vous et découvris à deux pas du centre, un cadre très joli, un bâtiment neuf et propre d’apparence très agréable. Dès le début de l’entretien avec une interlocutrice fort sympathique, je mentionnai mon âge pour éviter de perdre du temps. Ce n’était pas un problème, le prix de la caution ne posait pas non plus de difficulté. Tout alla très vite : il y avait un studio libre, je le visitai puis dans la foulée fis l’état des lieux, signai le titre d’occupation et pris possession des clefs. J’étais dans un tourbillon. C’était une journée de chance : j’avais un appartement, j’en avais les clefs, j’étais de nouveau un homme libre, dans une ville que je n’aimais certes pas mais qui était mille fois mieux que la prison creusoise où j’évoluais depuis 5 mois et ce n’était de toute façon qu’une transition vers mon eldorado couleur brique. Cerise sur le gâteau, alors que, ne pouvant plus attendre, j’étais prêt à louer le premier taudis venu, le studio était fantastique : clair, grand, propre, bien meublé, parfait. La Fortune avait enfin décidé de me donner un coup de pouce et Elle ne faisait pas les choses à moitié. Je savais que j’étais sur la bonne route, où je devais être « ici et maintenant « , j’en étais certain. La veille je m’étais réconcilié avec Louis et c’est comme si ce geste était le sésame vers des jours heureux, comme si Louis me portait bonheur…

Je rentrai en train chez ma grand-mère, plein de rêves en tête, m’expliquai avec elle au sujet de mon départ et passai la nuit à préparer mes sacs et mes cartons, décidé à emménager des le lendemain dans mon nouvel appartement. Déjà, par la fenêtre de ma chambre, le paysage avait changé : le ciel était joli, la campagne n’était plus hostile, à vrai dire elle avait même revêtu un caractère apaisant. La maison familiale ne m’agressait plus : j’étais un vacancier et le séjour se terminait enfin.

Le lendemain, après une nuit quasi blanche, ma mère et mon beau-père me déménagèrent. Après m’avoir rapidement aidé à m’installer, ils m’invitèrent au restaurant. Là, en savourant un repas oriental, je regardai les clients autours de nous et me rappelai peu à peu pourquoi, en partie, je n’aimais pas cette ville : Limoges est la capitale du snobisme, c’est ici qu’a été inventé le mépris ; même si tous ne sont pas comme ça, il me semble qu’ici la plupart des gens ne savent pas sourire, petits bourgeois d’une autre époque ils s’imaginent qu’un air dédaigneux suffit à les rendre élégants. C’est l’antithèse de l’accueil toulousain, qui bien que peut-être un peu superficiel crée une dynamique de vie très positive. Cependant ce constat ne parvint pas à entamer mon plaisir. Je déclinai les verres de vin qu’on me proposait, fier de moi : je me sentais bien dans ma peau sans avoir consommé la moindre drogue et c’était peut-être une des premières fois de mon existence d’ »adulte « . J’étais fatigué, j’avais fait plus en deux jours qu’en des mois, je n’avais pas eu une seconde à moi et ça me fit sourire encore plus, c’était ça la vie !

Après le restaurant j’avais rendez-vous avec un garçon avec qui j’entretenais depuis quelques temps une conversation agréable par téléphone et sur Msn. Nous devions faire connaissance en profitant d’un concert en plein air, organisé dans le cadre d’un festival local.

Dans la rue, comme je l’attendais, je regardai les hommes dans la « foule « . Dans les yeux de certains je lis le désir, la promesse d’un corps à corps torride et je pris conscience que je n’espérais rien d’autre que du sexe avec eux. Pour la première fois de ma vie je n’attendais pas le Prince charmant, je n’en voulais pas. Je n’avais même pas envie de commencer une histoire d’amour avec quelqu’un, j’étais bien avec moi-même, libre, et je n’avais besoin de personne. Je réalisai que celui que j’avais tant attendu n’existait pas.

Le Prince charmant, c’était moi.

Je ne ressentais ni anxiété ni urgence, Toulouse demeurait sans nul doute ma destination, ma ville, mon chez moi, mais elle m’attendrait bien encore un peu, il me fallait profiter de ce qu’il y avait à prendre dans le moment présent.

J’étais serein et je sentais que ma vie allait enfin commencer.

Devant moi … l’horizon.

terrealhorizon.jpg

Retrouvailles

 

coleress.jpg

 

Depuis quelques jours l’ennui que je ressentais sur le net s’est amplifié jusqu’à devenir insupportable. Alors au bout de cinq mois j’ai fini par brancher l’antenne de la télé qui est dans ma chambre puis j’ai visionné quelques programmes.

C’était assez curieux. Ne regardant plus sur le petit écran que quelques séries et films depuis des mois et ceci relativement rarement (en gros Desperate housewives et Friends ainsi que pour la première fois de mon existence Nouvelle Star, finale pendant laquelle je suis tombé amoureux de Julien Dore) j’ai eu la sensation d’être devant un monde oublié, une sorte de vestige de Youtube et de Dailymotion.

J’ai commencé avec le journal de 13h de M6, j’ai d’ailleurs découvert que ça dure désormais malheureusement plus de six minutes. J’ai la nette impression que M6 se TF1ise de plus en plus, autant dans la forme et l’habillage que le fond. J’ai eu aussi le sentiment que c’était assez  » sarkodirigé « . J’ai trouvé leur reportage sur le brevet des collèges complètement déconnecté de la réalité, ou plus probablement totalement hypocrite, car il mettait l’accent sur la revalorisation de ce diplôme appelé « petit bac  » (si si) par la 6 et que les gentils collégiens considéreraient maintenant avec égard, braves petites têtes blondes en mal de repères. J’y ai vu comme une propagande « retour au vraies valeurs sarkozistes « . C’était déconcertant. A ce propos je me suis demandé si les gens qui m’entourent sont tellement baignés dans cette propagande qu’ils ne la remarquent même plus. Peut-être que c’est moi qui suis parano…

Ensuite j’ai tenté d’échapper à mes penchants sado-maso en essayant de ne pas regarder les Feux de l’Amour. Peine perdue, devant la vacuité des programmes concurrents (c’est dire), je n’ai pas pu résister, je me suis jeté sur ma télécommande et enfin j’ai retrouvé mes amis aux Brushings 90′s impeccables.

Comment dire ?

Avec « The young and the restless » ce qui est très pratique c’est qu’on peut s’abstenir de regarder la série pendant 10 ans on retrouve toujours ses marques et au bout de dix minutes c’est comme si on ne les avait jamais quittés. Certains des acteurs de la distribution ont beaucoup morflé, notamment Danny Romalotti, l’éternel rocker, qui n’a vraiment plus 20 ans et semble traverser une crise capillaire permanente. Ce qui est fantastique c’est qu’il est de nouveau avec son ex femme Christine, qui, elle est toujours aussi tête à claque. C’est comme si les 578 épisodes qui se sont écoulés depuis leur divorce n’avaient jamais existé. D’ailleurs Nikki a en fait de même avec Victor. Quant au fils très laid de ce dernier j’ai compris la portée que les producteurs avaient voulu donner à son couple. Je les imagine un jour dans leur grand bureau en train de hurler (en VF) « il nous faut un nouveau couple phare, un nouveau Victor et une Nikki plus jeune ! ! « . Alors ils ont crée Sharon et engagé un laideron pour jouer le fils du magna de la cosmétique internationale. Vous remarquerez d’ailleurs qu’ils ont pensé à tout pour qu’on ait toujours en tête la filiation : les enfants de Nikki et Victor, le couple star, s’appelle Nick et Victoria. Des mini-eux en somme. Aujourd’hui la mini Nikki était au volant d’une BMW dans un quartier malfamé et grâce à son maquillage plus vraiment waterproof et ses cheveux en désordre (c’est un euphémisme) on voyait bien que ça n’allait pas fort. A coup de flash-backs inquiétants et d’un flic qui lui a demandé de s’arrêter parce qu’elle avait, comme par hasard, un phare cassé, on a compris qu’il venait de se passer un truc louche. Le staff des feux de l’amour avait également prévu que j’échouerais devant leur série en pleine saison cet après midi, alors ils ont ajouté l’apparition troublante d’un macchabé « zombie » à côté de Sharon pour que je saisisse qu’elle avait tué quelqu’un. Quand le gentil flic a dit « je peux réparer votre phare si vous ouvrez le coffre  » et qu’elle a lancé  » non NON merci c’est pas la peine  » d’une voix que même moi, je l’arrêtais sur le champs pour l’interroger j’ai deviné que le corps devait être dans le coffre. Je suis très perspicace, tous mes anciens profs pourraient vous le dire. Nous avons eu droit à un flash back géant dans lequel la belle revoyait toutes les scènes d’embrassades avec son mari depuis 10 ans sur fond d’une chanson d’amour que le mot mièvre ne suffirait à décrire et ça ça ne présageait rien de bon.

A part ça Ashley n’est plus jouée par la même actrice et j’ai décidé de nommer la nouvelle Tronche de Canne, façon 4 mariages et un enterrement, car la ressemblance avec l’animal est stupéfiante. Je ne sais pas si j’arriverai à m’y faire. Rien à dire sur le reste de la distribution si ce n’est que je me demande si on leur fait un prix de gros sur le Botox.

L’épisode d’aujourd’hui se terminait sur une scène choc, lorsque après avoir garé sa BM très discrète dans une rue sombre Sharon est attaquée par un groupe de racailles au look improbable. Va-t-elle subir une tournante dans le prochain épisode ?

Après toutes ses émotions j’ai zappé sur le service publique. J’ai toujours détesté les émissions de Delarue mais depuis que je lis POC je vois ça sous un autre jour. Aujourd’hui il recevait des couples dont un des partenaires est excédé par « les manies  » de celui ou celle qui partage sa vie. Quand une des épouses parlait de son compagnon qui fait le ménage à 6h du mat quand il rentre du boulot j’ai prié pour qu’il ne s’agisse pas de mon ex qui aurait « viré sa cutie « . Non, ouf, juste un quidam un peu barré de plus.

Alors qu’une gentille psychologue conseillait à deux Bree Van de Camp au masculin d’aller se faire soigner (« on est à la limite limite du pathologique « ) j’ai enfin compris l’intérêt des émissions de Delarue. Elles sont là pour que derrière son écran on puisse se dire qu’on est « normal « .

 » Regarde ces cinglés je ne suis pas comme eux « 

En fait c’est très rassurant même si je n’irai pas jusqu’à dire que c’est d’utilité publique.

N’étant pas encore en phase terminale je n’ai pas voulu regarder le téléfilm de M6 et j’ai éteint la télé après un documentaire consacré à l’Atlantide sur France 5, qui relève toujours le niveau. Mais vous savez quoi ? Ce moment télé était on ne peut plus agréable et je suis décidé à recommencer bientôt. Comment ai-je pu vivre pendant deux ans sans ce bonheur ?

En photo, une idée de cadeau pour vos « amis » que vous détestez en secret :

col22.jpg

 

C’est une belle journée…

 

1hangedemonmoyen.jpg

 

… une journée à utiliser de mauvais titres racoleurs.

Aujourd’hui Elle ne m’énerve pas et j’ai décidé d’être gentil. Au fond qu’est-ce qu’Elle m’a fait et pourquoi est-ce qu’Elle m’horripile à ce point ?C’est pénible d’être inconstant comme ça, de ne même pas avoir de certitudes quant à ses sentiments et ses jugements sur les gens.

Ce matin la chanson qui me correspond ce serait celle où Madonna dit en français quelque chose comme « autours de moi je ne sais pas qui sont les anges ou les démons  ».

On va finir par croire que je suis un fan de la lady mais peu importe, elle a finalement beaucoup de chansons qui me « parlent » cette brave dame.

 

40696844madonna203.jpg

 

Je suis et j’ai finalement toujours été incapable de différencier les bons des méchants. (voir ici)

C’est donc une énième remise en cause.

Je crois que je vais noter sur une feuille le nom des quelques personnes que je connais puis lister leurs qualités et défauts afin essayer de définir leurs camps respectifs. Bon VS mauvais, manichéisme de base.

Ca a l’air ridicule mais écrire les choses m’aide à les mettre à plats et parfois à les comprendre.

Cette journée s’annonce agréable, je me sens bien dans ma peau comme après chaque nuit blanche et je ne sais pas pourquoi ce manque de sommeil me réussit toujours de cette façon. Anorexie du sommeil ? ! !

Quand il ne se passe rien dans ma vie j’ai tendance à m’intéresser au paranormal, au divinatoire et à toutes ces foutaises alors cette nuit je me suis tiré les cartes. Elle, ma grand-mère, m’avait appris à le faire et c’était une des seules choses qui nous reliaient lorsque j’étais un ado arrogant. Je lui demandais de me prédire l’avenir et elle devait se sentir gonflée d’orgueil d’avoir un talent que je ne possédais pas. Des fois le jeu ne m’intéressait même pas, je lui demandais de me faire profiter de son talent de cartomancienne dans le seul but de nous permettre de nous sentir proche un moment.

Mon tirage de la nuit dernière est étonnamment bon, ça m’a d’ailleurs interloqué vu ma situation actuelle.

Peu importe, ce matin j’ai envie de croire ma grand-mère quand elle dit « les cartes ne mentent jamais » alors :

The world is mine…

enfin bientôt…

peut-être.

 

mediumcloe2.jpg

123456...10

sarivoli |
Lusopholie |
Critica |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Dolunay
| "Le Dernier Carré"
| Les terres arides de l'isol...