Archives pour la catégorie Le vrai journal de Midinette

Nuisances sonores

 

stopaubruitcomp40.jpg

7h30, ce matinJe n’arrive pas à m’endormir.

En fait je songe déjà à ce qui m’attend demain.

Je suis las de me réveiller dans cette maison, sa maison. De devoir subir sa compagnie, son flot de questions qui me fatigue au plus haut point :

- Pourquoi tu ne me parles pas ?

Je n’ai rien à lui dire, je ne me suis jamais senti aussi éloigné d’elle. Je suis devenu un étranger.

Je ne sais pas ce qui s’est passé, elle m’a toujours énervé mais ça n’a jamais été aussi fort que depuis mon retour. Elle m’horripile mais je n’ai même pas envie de lui faire la guerre, c’est trop petit, cette guerre ne m’intéresse pas. Elle ne m’intéresse pas. Je veux juste qu’elle devienne un fantôme, au pire une voix plaintive qu’une pression sur la touche rouge de mon téléphone suffit pour faire taire. Parfois je ressens encore de la culpabilité mais c’est de moins en moins fréquent.

Quoiqu’il en soit je n’arrive plus vraiment à cacher mon mépris.

Je ne lui parle plus. Je réponds à ses questions par des grognements, des oui ou des non. Il m’arrive même, quand je n’ai plus envie de jouer à ce jeu, de faire comme si je ne l’avais pas entendu.

Malheureusement le nouveau casque de mon lecteur MP3 a un son trop faible pour couvrir complètement sa nuisance sonore mais il faut dire que je ne passe plus qu’un maximum d’une demi-heure dans la même pièce qu’elle.

Ce qui me pèse le plus ce sont mes réveils. Dès que j’ouvre les yeux je sais ce qui m’attend : d’abord une certaine honte de me lever l’après midi, de ne rien faire ; lui passer devant en feignant l’indifférence ; subir, encore et toujours les même questions que la veille, mot pour mot ; dépenser une énergie considérable à ne pas m’énerver ; puis rester la plupart du temps enfermé dans ma chambre pour ne pas la croiser, avec toujours un fond musical pour ne pas entendre son ronron ; se retenir de manger avant qu’elle ne soit couchée pour éviter sa litanie sur la nourriture ; lui repasser devant pour aller faire ma marche quotidienne et l’entendre comme la veille, l’avant veille, la semaine passée ou le mois dernier me demander si je vais loin ou je ne sais quelle autre ineptie ; au retour filer directement dans ma chambre sans lui jeter un regard ; me connecter à Internet et retrouver les profondeurs de l’ennui en attendant impatiemment qu’elle monte dans sa chambre.

Une fois qu’elle est partie, vers 19h30, je m’éveille enfin à une certaine liberté. Je me prépare à manger, j’allume la télé ou je retourne directement sur le web, rien de transcendant mais au moins je ne me sens pas épié, je peux bouger, aller dans n’importe quelle pièce comme bon me semble, vaquer à mes petites occupations sereinement.

Oui, à ce moment là je me sens presque libre.

Vers 6h30, comme tous les jours depuis des mois maintenant, je débranche le modem de la prise téléphonique,  je ferme la porte de ma chambre à clef puis je regarde un épisode de Friends, de Ab Fab ou de Sex and the city, n’importe quoi de léger qui puisse me détendre et me faire oublier que le lendemain le même cinéma recommencera.

Enfin, quand je me sens assez déconnecté de la réalité, j’éteins mon ordinateur, je mets la radio pour ne pas être réveillé par ses bruits ou ses monologues dans la pièce d’à côté, je m’invente un autre monde, je tourne un film de bonheur dans ma tête fatiguée et je finis par sombrer dans le sommeil.

Ce matin, j’ai la nette impression d’être un oiseau en cage, je suis en colère. Je voudrais la supprimer enfin de mon paysage, surtout la faire taire. Je suis épuisé de ce fond musical permanent que sa présence m’impose.

Que j’ai envie d’un peu de silence, de vraie solitude, de repos en somme !

0p99silencieux.jpg

L’ami du petit-déjeuner

petitdejeuner.jpg


Novembre 2006, Toulouse

Solitude intolérable et besoin d’amour, juste des bras autour de moi.
Hier je cherchais un coup sur le net et puis comme ça ne mordait pas, comme ça m’énervait, je suis devenu « envie de me faire sucer, Toulouse » sur un réseau téléphonique.
En moins de dix minutes, après un tri sélectif, je trouve le bon preneur « bien monté ». Echange de tel, prise de contact, rendez-vous chez moi.
Je suis hyper stressé, en ce qui me concerne le sexe n’a jamais coulé de source et encore moins dans ma version sobre. Bien sûr j’ai songé à prendre un verre mais j’ai résisté.
Comme il n’est pas là au bout de 3/4 d’heure je lui envoie un sms :
 » Tu viens toujours ?
– Oui, je suis sur la route  »
Il sonne, je lui ouvre par l’interphone.
Le stress monte d’un cran ou deux et lui de 5 étages, sans ascenseur.
J’entrebâille la porte, il me demande « ça le fait ? » sous-entendant que si ça ne va pas il part.
C’est un type plus petit que moi de peut être 10 centimètres, il a un visage sympa, il n’est pas habillé fashion et ça me plaît.
Le stress monte encore.
Je lui offre un verre d’eau puis me rends compte que dans le minuscule frigo de ma chambre j’ai du jus d’orange. « Avec plaisir, ça ne sent pas la cigarette comme tu l’avais dit mais je suppose qu’avec ta colocation je ne peux pas fumer dans le salon, dit-il sur le canapé minimaliste où je l’ai invité à s’asseoir.
- Tu supposes bien. Je te préviens je n’aime pas me presser, on est pas obligé de se sauter dessus… »
On parle.
Il s’appelle Thierry, 32 ans, travaille dans l’immobilier. Son attitude me plaît de plus en plus, le fait qu’il semble me regarder avec envie aussi.
Direction la chambre, je lui taxe une cigarette puis une autre et on discute.
J’en suis déjà à entrevoir les défauts qui auraient du mal à passer si nous étions amant, je suis comme ça, je suis un capricorne on ne peut plus pragmatique.
On échange des baisers. La peur de ne pas bander enfle.
On commence à faire l’amour. Aucun problème d’érection en vue. C’est sensuel, c’est bon, il suce bien, moi aussi. Plus on le fait plus j’aime, il semble que lui également.
 » Tu me réconcilies avec le sexe » lui dis-je.
« On fait une pause cigarette ? » demande-t-il.
Son attitude me séduit de plus en plus, même si mon cœur est aussi froid qu’une dalle de marbre et chaque geste, réfléchi jusqu’à l’obsession.
On recommence.
« Je pourrais passer la nuit à faire l’amour avec toi » dit-il.
Je réponds « Ne te prive surtout pas ».
C’est une certaine osmose.
Chaque geste étudié, je pourrais me donner une médaille de perfection si j’éprouvais la moindre pitié pour moi-même.
Il me demande l’heure, il est une heure, il m’apprend qu’il a une partie de tennis à 9.
Je lui dis que, dans ces cas là, s’il veut que je vienne, je peux.
« Pas tout de suite… » répond-t-il, est-il parfait ?
Je lui propose de dormir avec moi.
« Mes affaires de sport sont chez moi… Je peux aller les chercher et revenir  »
J’acquiesce, satisfait, on continue un peu, il me masse le torse, me demande si j’aime ça,je lui réponds que oui, « je peux ramener du gel de massage », j’acquiesce encore.
On s’embrasse.
« J’en ai pour 20 minutes maxi ».
Je l’accompagne jusqu’à l’escalier et sans m’en rendre compte je l’embrasse sur le pas de la porte. Le baiser est déjà amorcé que je regrette le geste que j’intellectualise comme signification de la faim d’amour que j’éprouve. Je l’embrasse quand même une deuxième fois.
Il traîne sur le palier, s’en va, je ferme.
Je n’éprouve rien d’autre qu’un peu de condescendance pour moi-même, « je suis pathétique ».
En pensée, j’essaie de revoir son visage et me dis qu’il ne me plaît pas plus que ça, que j’aime seulement sa façon d’être.
J’appelle Louis pour lui raconter l’aventure, il est content pour moi, je le suis aussi, je raccroche et sors 2 bols, 2 cuillères, 2, 2, 2, 2, 2……. pour le petit déjeuner. (Ai-je pensé à O et à mon rôle quasi quotidien du préparateur de pti dej ?!!!??).
Je me fais un thé en stressant à nouveau à cause de ma fatigue, de mon corps imparfait, de la lumière crue qui révèle les 20 ans que je n’ai plus, de tout ce qui veut bien s’offrir à moi.
Je me lave les dents, tout est parfait sauf moi.
Je décide d’aller sur Internet pour tuer le temps en l’attendant.

Sur mon ghetto blaster Mimi la morue (Aka Mariah Carey, dont j’ai mis le disque avant son arrivée) me chante « after tonight, will you remember me ? « . J’ai découvert cette chanson un peu avant de découvrir P. (mon ex), je l’écoutais en pensant à lui, incertain, après notre première nuit. Elle me fait penser à P. et c’est tout, c’est notre chanson, même si je suis le seul à le savoir.
Je me retrouve sur hotmail à relire les premiers courriers de Léo.
Quand ça fait au moins une heure que Thierry est parti, je me sens stupide de douter de son retour mais un quart d’heure plus tard je lui envoie le sms le plus laconique que je peux trouver : « un problème ? ».
Aucune réponse.
Je laisse encore passer une demi-heure puis je décide de l’appeler.
Ca ne répond pas, je laisse un message, attends encore un quart d’heure et je téléphone à Louis.
 » Tu peux m’appeler Miss Bonnepoire, j’avais même préparé le petit dej !
- Je t’avais bien dit de te méfier !  »
Oui il l’avait di
t.
. Mimi la morue tourne en boucle, j’éteins le poste.

Je suis seul, seul et pathétique, pathétiquement seul.
Comme il n’y a personne d’intéressant sur mon msn, j’ouvre 3 chats’ homo en même temps puis je crée un compte sur un quatrième.
Je songe au sms que je pourrais envoyer à Thierry : « J’ai rencontré des mecs vraiment graves mais toi tu te poses là… ».
Je revois le déroulement de la soirée en me disant que c’est impossible qu’il soit si bon comédien, qu’il pouvait juste dire « je rentre chez moi », y mettre un point barre et partir.
Pourquoi énumérer les affaires qu’il veut rapporter ?
En effet il se pose là !
Je pense à cette « communauté » que j’ai souvent défendue, en me disant que finalement il n’y en a pas un pour rattraper l’autre.
Je songe à Léo, à son Asie, à sa maison, à son copain et à leurs chats, a notre week-end et à notre relation devenue épistolaire.
Je pense aux gens brillants qui méritent mon amour et par contraste ce Thierry me semble insignifiant, il ne réveille rien chez moi.
Se forme alors l’idée que je suis en train d’accepter, d’ingérer : être en couple à tout prix.
Je me couche et finis par tomber dans un sommeil hanté par mes ex.

Le lendemain je suis en train de marcher dans la rue pour aller chez Louis quand mon téléphone m’avertit de la réception d’un message.
C’est Léo qui s’enquiert de mon week end.
Je m’assois sur un muret et lui rédige une réponse.
Mon portable retentit une nouvelle fois, je continue néanmoins à lui résumer ma mésaventure.
J’envoie le message puis je lis celui que je viens de recevoir.
Il est signé Thierry : « Désolé de ne pas avoir téléphoné plus tôt, hier je me suis fait cambrioler. J’ai trouvé la porte grande ouverte…  »
Mon cerveau n’imprime que cette phrase et a occulté le reste. Bien sur je n’y crois pas mais que j’y crois ou pas n’a que peu d’importance. Ce qui est important c’est que je repense à ce Thierry qui me laisse froid ou plus exactement à cette froideur et je comprends où j’en suis.
Il est fort possible que je m’embarque en toute connaissance de cause dans une histoire avec quelqu’un pour qui je n’éprouve rien, vraiment j’en suis là.
Je ne supporte plus mon célibat, je n’en veux plus, je n’en peux plus. Tout ce que je veux c’est un copain et un toit.
Je me sens terrorisé devant ce destin que j’entrevois et dont je n’ai pas envie. J’ai peur.
P. est avec un comptable, O. « essaie de fréquenter » quelqu’un, Louis aime Bis, Léo aime l’Asie, ma grand-mère a passé sa vie avec quelqu’un qu’elle détestait, ma mère a aimé mon père pour le splendide résultat qu’on connaît. Moi j’essaie de survivre et j’y laisserai fatalement des plumes.

 

requiemricor.jpg

Non, rien de rien

 

mrienpourrien.jpg

Je n’ai absolument rien à raconter ici. Enfin je suppose que mes prises de tête sur des forums internet ne vous intéresseraient pas beaucoup.A ce propos les derniers billets que j’ai postés sont plus que pathétiques, écrire pour écrire ça ne me réussit pas, comme vous pouvez le lire en ce moment.Sur les blogs que j’ai visités aujourd’hui il me semble que tout le monde va mal. A moins que je ne lise que des dépressifs chroniques ?

Ce matin, sous la douche, peinant à sortir d’une certaine fatigue, je me suis dit à moi-même.

 » Je m’éteins. Oui, c’est ça je suis en train de m’éteindre « 

Et en effet peut-être que je suis en train de mourir, que je vis sans le savoir (ou du moins en être sûr) mes derniers instants. Un jour j’irai faire ma balade quotidienne et puis vlan un mec, pour éviter un chat qui traversait la route, me rentrera dedans avec sa voiture et m’enverra je ne sais où.

Vous imaginez ça ?

 » Qu’est-ce que tu as fait les derniers jours de ta vie ?

– Hum je passais 11 ou 12 heures par jour sur internet, entre deux connexions je faisais une marche de 5 km et c’est à peu près tout. Mais j’étais clean et ça c’est formidable ! ! « 

Quand on regarde des films où les protagonistes font une cure de désintoxication, quand ils en sortent ça a toujours l’air fantastique ou c’est moi qui hallucine ? C’est toujours comme si dans la foulée tous leurs problèmes étaient résolus, qu’ils venaient d’avoir une illumination et étaient de nouvelles personnes. Bref c’est toujours génial.

Ils leur filent quoi chez Betty Ford et combien de mg ? Parce que je veux la même chose ! ! !

Extrait des dialogues de ma journée :

 » Tu crois que c’est une vie de ne faire qu’un repas par jour ?

- Oui, c’est la mienne ! « 

 » Je ne sais pas ce que fait ta sœur mais c’est bizarre, bla-bla-bla…

- Excuse-moi mais j’aimerais bien pouvoir entendre la télé. « 

J’ai encore diminué mon antidépresseur et ce n’est visiblement pas une bonne idée.

Je n’ai jamais été aussi fatigué que depuis que j’ai commencé une cure d’omégas 3.

Je n’arrive pas à guérir de ma bronchite.

Je m’ennuie sur le net.

Les gens me saoulent.

Hier j’ai regardé « Garfield, le film » que j’avais emprunté à mon petit frère. Je ne trouve pas de mot pour décrire à quel point c’était mauvais. Cerise sur le gâteau : l’horrible voix de Cauet qui me donnait envie de balancer mon ordi par la fenêtre même si je suis au rez-de-chausseé.

J’arrête là les frais et je vais regarder « Ladybird » le seul film que je n’ai pas vu dans le coffret Ken Loach que m’avait offert mon ex, il y a deux ans et demi. Je sens que ça va m’achever.

Non je n’ai vraiment rien à raconter ici.

on20a20rien20a20dire20fermer20sa20gueule.jpg

 

Digressions sexuelles

 

carson3.jpg

J’ai vu Octave hier. Octave est un homme que je connais depuis mes 18 ans. Il avait répondu à mon annonce sur un réseau téléphonique et nous nous étions rencontré pour du sexe. A l’époque je ne me connaissais pas vraiment, je commençais juste à comprendre que j’étais homosexuel et surtout que ça ne changerait jamais. Dans le sexe j’étais un débutant et Octave avait su apprécier la situation et me mettre à l’aise. Au fil des années nous nous sommes revus en pointillés, toujours dans la même optique. Chaque fois que je revenais visiter ma famille, je ne manquais pas de lui téléphoner afin qu’on en profite pour se voir. Pourtant nous n’avons jamais été autre chose que des partenaires sexuels.

Même si à chaque rencontre nous prenions un peu de temps pour évoquer nos vies respectives je sentais bien qu’il ne souhaitait pas que notre relation sorte du cadre du sexe.

Avec les années nous avons commencé à avoir un rituel : il arrivait, on fumait un joint ensemble en bavardant puis nous passions aux choses sérieuses et il repartait.

Octave est de ceux qui dans le sexe se contentent de prendre du plaisir sans jamais se soucier de savoir si l’autre en reçoit véritablement. Je m’exerce donc à lui en prodiguer, ce qui ponctuellement n’est pas insatisfaisant puisque donner du plaisir fait partie intégrante de ma propre jouissance, je ne conçois pas de mon côté d’être exclusivement receveur. De plus donner du plaisir c’est un certain pouvoir : l’autre est en quelque sorte entre nos mains, sa satisfaction dépend de ce que nous allons faire ou ne pas faire et je trouve ça particulièrement excitant. J’aime voir un homme s’abandonner, j’aime le regarder s’oublier dans l’extase. Dans ma vie, j’ai eu l’occasion de rencontrer des personnes dont les approches sexuelles étaient très différentes. Il y’a notamment des hommes qui font toujours la même chose et tiennent toujours le même rôle. Je ne suis pas de ceux là. Non seulement j’aime découvrir de nouvelles distractions mais la gamme de mes plaisirs est extrêmement variée. Je m’adapte à mon partenaire, certains verraient là la démonstration d’un manque de personnalité mais je ne pense pas que ça relève de cela. Je suis un garçon curieux, je pense qu’il n’y a jamais une vérité unique ou une seule bonne façon de faire et j’applique ça jusque dans le sexe.

A ce niveau, une des nombreuses choses plaisantes lorsqu’on est en couple c’est qu’en apprenant à se connaître mutuellement nous inventons notre propre manière de faire l’amour, une façon de faire qui sera forcément différente si l’un des deux partenaires échangeait avec une autre personne. Dans le sexe aussi nous créons notre histoire commune, une histoire unique que personne d’extérieur à la relation ne peut vraiment comprendre ou même connaître. Par exemple le J de la relation J + C ne sera pas le même que le J extérieur à cette histoire. Son existence est toute dépendante de cette combinaison. C’est bien pour ça qu’il est difficile de conseiller objectivement une personne qui vient vous parler des difficultés qu’elle rencontre dans son couple. Pour le faire correctement il faudrait paradoxalement faire partie de ce couple.

Si ma relation avec Octave est toute particulière, c’est parce qu’avec lui j’expérimente des choses que je ne pratique jamais avec personne d’autre. Sans entrer dans les détails c’est une sorte d’exutoire immuable à mon côté « salope ». Alors hier j’ai été ravi de le voir mais quand il m’a proposé de partir en week-end avec lui à la mer j’ai été assez surpris. Non seulement ça ne lui ressemblait pas mais je n’en avais aucune envie. En effet j’ai compris petit à petit que sa mesquinerie sexuelle devait déborder sur d’autres aspects de sa vie et surtout que, pour être viable, le J (mon prénom est J) de cette histoire n’est concevable pour moi que comme une parenthèse dans ma propre existence. Alors en remontant mon pantalon je lui ai dit que je n’étais pas sûr d’être disponible et que je l’appellerai. Il n’était pas dupe mais il a fait mine d’acquiescer.

Comme il me ramenait chez moi et que nous avions peine à briser le silence j’ai réalisé que cette relation, aussi particulière soit-elle, était devenue pathétiquement la plus stable de toute ma vie et ceci me conforte dans l’idée que pour continuer à exister elle doit rester telle quelle. Nous prenons du bon temps ensemble et ce n’est déjà pas si mal…

savonhomme.jpg

Teasing

 

Coming soon in Pollution nocturne

 

Sex

Sex

 

And nothing but sex ! ! !

 

 

A venir dans Pollution nocturne

 

Du sexe

Du sexe

 

Et rien que du sexe ! ! !

 

cecinestpasunconcombre.jpg

ceci n’est pas un concombre

Les moutons, Beatriz, les corps célestes, la nature et le reste

 

1651314126.jpg

Quand je me suis levé ma grand-mère m’a dit « J’espère que tu as bien dormi, moi tu m’en as empêché toute la nuit… J’ai rêvé de toi. Tu étais enfant et tu courais au milieu d’un troupeau de moutons. Puis ton corps semblait gelé, je t’emmenais dormir avec moi mais ton corps ne se réchauffait pas, tu étais froid… « . Comme quoi il semble bien que j’aie des raisons d’être cinglé ! Je ne lui ai rien répondu, je n’arrive plus à lui dire quoi que ce soit. J’émets des grognements, des « mmm » et la plupart du temps je garde le silence. Je suis froid en effet. J’ai pris son rêve comme un signe même si je n’en comprends pas encore complètement le sens. Que je dois commettre ce meurtre symbolique peut-être ? J’ai trouvé « Béatriz et les corps célestes » dans mon courrier du jour. En effet j’ai pris tellement de plaisir à redécouvrir « Amour, Prozac et autres curiosités » que je l’ai lu 2 fois de suite et j’ai décidé de m’intéresser à d’autres textes de Lucia Etxebarria. Si cet auteur me plaît tant c’est parce qu’elle s’adresse à moi et elle parle pour moi, elle me représente. Comme ça marche plutôt bien pour elle j’imagine que c’est le cas pour de nombreuses personnes.

Voici quelques lignes de ce roman :

« (…)N’essaie pas d’ensevelir la douleur : elle s’étendra sur la terre, sous tes pieds, elle s’infiltrera dans l’eau que tu bois et t’empoisonnera le sang. Les plaies se referment, mais il reste toujours des cicatrices plus ou moins visibles qui gênent lorsque le temps change, rappellent leur existence sur ta peau, et avec elles le coup qui les a causées. Or le souvenir du coup influera sur tes décisions futures, réveillera des peurs inutiles, des chagrins misérables, tu deviendras une créature lâche et terne. Pourquoi vouloir t’enfuir et quitter la ville où tu as chu ? Parce que tu espères vainement qu’ailleurs, sous un ciel plus clément, tes cicatrices ne te feront plus mal et que tu boiras une eau plus pure ? Les ruines de ta vie se reformeront toujours. Où que tu ailles tu emporteras ta ville avec toi. Il n’y a ni terre ni mer nouvelles, la vie que tu as ratée demeure ratée n’importe où sur la planète. J’ai vingt-deux ans et je parle à travers les autres.

Ces mots que j’assène, je les ai lu dans des livres. Certains ont été écrits il y’a mille ans, d’autres ont été publiés il y a deux ans. Car tout ce que l’on écrit n’est finalement qu’une note en bas de page d’un écrit antérieur. Il n’existe qu’un sujet : la vie, et la vie est toujours la même ; un même rayonnement imprègne l’univers tout entier et il n’émane d’aucun objet en particulier. Nos actes et nos amours sont la répétition d’actes et d’amours passés, et c’est pourquoi, dans un livre, nous trouverons toujours une réponse à certaine de nos questions. L’ennui c’est que nous ne comprendrons jamais rien à ce qui est écrit avant de l’avoir vécu d’une manière ou d’une autre, et il me semble que je commence seulement à comprendre certaines phrases lues il y a longtemps.

Je comprends à présent que la ville me suit, que je marche toujours dans les mêmes rues et que, sous peine qu’elle pourrisse sous mes pieds, je devrai déterrer mon angoisse. Je quitte une ville pour retourner dans une autre, et je sais qu’au fond j’habite toujours la même. J’ai cru laisser la souffrance derrière moi mais j’ai compris que je la portais avec moi, et me voici de retour dans la ville que je haïssais tant …  » (Lucia Etxebarria, Beatriz et les corps célestes)

L’écho est bien là, prometteur.

Après avoir lu ça j’ai marché pendant deux heures, tellement centré sur mes pensées que je ne faisais quasiment plus attention à la musique de mon lecteur MP3. Je ne regardais pas le paysage, en fait je n’arrivais pas à lever les yeux, ça me coûtait d’essayer de le faire. J’aurais pu me trouver sur les routes de n’importe quelle campagne que ça aurait été la même chose. A un moment j’ai essayé de regarder la nature qui m’entourait et de trouver ça beau, au moins d’éprouver quelque chose. Rien. Le cadre m’indiffère au possible. Parfois c’est comme si j’étais enfermé en moi et que plus rien d’autre ne pouvait vraiment me toucher.

Je n’ai pas allumé mon téléphone portable de la journée, je n’ai envie de parler à personne. Ou plutôt si, j’en aurais envie mais je me sens désespérant avec mes éternels états d’âmes. Si j’en fais encore part aux autres ils finiront par se lasser, si ce n’est déjà fait.

Alors je vais sur des forums, je lis les problèmes de gens à qui je donne des conseils objectivement assez pertinents. C’est tellement plus facile que de s’occuper de sa propre existence.

Entre deux topics je lis les blogs d’êtres plus ou moins supérieurs qui semblent néanmoins passer eux aussi tout leur temps dans la toile.

Je suis une connasse d’Amélie Poulain du web, encore et toujours.

Cependant est-ce que les happy-ends existent dans la réalité ?

2007051375676039346468533df4511.jpg

Infidélité à la nuit

 

etoile.jpg

Peut-être que mon étoile n’a pas cessé de briller et que l’espoir existe toujours pour peu que je veuille y croire, peut-être que la Roue a enfin tourné ou peut-être pas.

Au retour de Poitiers je m’étais résolu à essayer de vivre, là bas j’avais joué et j’avais finalement aimé ça. Alors j’ai décidé de tendre à nouveau des fils, de baisser un peu les ponts levis entre moi et les autres, d’essayer de faire des rencontres, de jouer quoiqu’il arrive, sans m’arrêter, jusqu’au game over. Dans ce trou, sans permis de conduire ni même un ami à l’horizon, il n’y a pas 150000 ouvertures sur le monde, il reste seulement cette fenêtre que vous avez sous les yeux, cette toile qui nous relie tous où que nous soyons. Ce média pourrait revêtir un caractère divin car il casse les frontières, il bouleverse la notion d’espace. Nous sommes tous devenus des voisins, dans la même posture derrière notre écran, avides, curieux, de Paris à Tokyo, de New York à Moscou. Le monde semble s’offrir à nous pour peu qu’on garde la conscience que ce virtuel n’est qu’un moyen.

Je me suis posté sur pédéland.net, je suis devenu un article de plus dans le catalogue des marchandises avec photo et petite notice d’utilisation. Pour cette dernière j’ai fait relativement simple : « si vous n’avez pas de portrait de vous nous n’irons pas loin » puis j’ai vaqué à mes occupations sous d’autres http. Cependant je revenais y faire un tour régulièrement et quelques menus « dialogues » ont commencé, à base de « tu ch koi ? » auxquels j’avais bien du mal à répondre. La première fois qu’on m’a posé la question j’ai d’abord songé à répondre « à tendre des fils » mais ça semblait assez fou, j’ai aussi mis de côté le « je cherche ce que je trouve » qui me paraissait ou arrogant ou désespéré. J’ai fini par opter pour « des rencontres » : évasif, ouvert mais finalement assez juste. La suite du dialogue a bien sûr rapidement pris un caractère sexuel ; malgré ce qu’ils essaient parfois de faire croire tous sont là pour à peu près la même chose. Il y a les actifs et les passifs, les soft et les hards, ceux qui se déplacent et ceux qui reçoivent mais, mis à part ces détails pratiques, on a vite l’impression de parler toujours à la même personne. On se surprend même à devoir jeter un œil sur la photo de l’interlocuteur pour distinguer « jeunehomcho » de « chohomjeune » et pour tous on ressert le même laïus sur ses goûts en matière de sexe.

Ca commençait à devenir ennuyeux quand il est arrivé. Il n’avait aucune photo et je ne sais pas ce qu’il m’a dit ni ce que j’ai répondu mais j’ai fini par lui demander de se montrer. Avant lui d’autres m’avait proposé pour ça d’aller sur Msn mais je leur répondais immanquablement que j’y allais très rarement pour éviter d’expliquer que je n’ai pas envie de polluer ma messagerie avec un énième contact à la recherche d’un partie de jambes en l’air. J’avais tenté à plusieurs reprises « je le réserve aux amis » mais ça semblait non seulement peu convaincant mais aussi un peu hautain car ça sous-tendait « toi et moi nous ne le sommes pas ». Pourtant quand lui me l’a proposé je lui ai donné mon adresse Internet et, pire, je me suis même connecté à la messagerie. Comme je ne le voyais pas en ligne j’ai continué à répondre sur pédéland.net aux questions d’un autre garçon qui m’a finalement fait la même proposition. J’ai accepté, pas de jaloux.

Avec ce dernier le dialogue fut bref, il cherchait du sexe et n’avait rien d’autre à dire. Je lui posais des questions pour m’intéresser à sa vie, je remettais des pièces dans son juke-box mais il répondait sans enthousiasme aucun. Je sentais bien que ça l’agaçait plus qu’autre chose alors j’ai cessé de le questionner. Ca n’a pas traîné : il a du partir pour faire du ménage. A ce propos, après des années de pratique j’arrive toujours à être étonné par le nombre de pretextes disponibles pour s’enfuir, je crois avoir tout entendu et non, il y en a toujours un pour faire dans l’original. C’est fascinant.

Cependant, avec lui ce fut complètement différent. Comme je n’en avais pas terminé avec la ménagère j’étais assez lent pour lui répondre et peu à peu j’ai senti que c’était moi le juke-box, qu’il s’intéressait à la petite vie de ma petite personne et que son intérêt le rendait intéressant, le distinguait du lot. Alors j’ai fait de même.

L’idée que j’en disais trop m’a traversé l’esprit, j’avais un peu lâché le frein de mon auto-contrôle et je me dévoilais peut-être dangereusement alors je me suis repris : « je ne sais pas pourquoi je te raconte ça » lui ai-je dit et il a répondu « parce que nous parlons de tout et de rien  ». C’est là que j’ai réalisé qui il était. Il y’a des personnes dont on sait, dès le départ, que quoiqu’il arrive on aura toujours des choses à leur dire, qu’on pourra toujours parler de tout et de rien, converser agréablement, que le silence ne s’imposera que si on l’y invite. Il est de ces personnes.

Alors, quand il m’a proposé de venir me chercher pour passer chez lui une soirée entre amis, en tout bien tout honneur si c’est ce que je voulais, j’ai accepté sans hésitation. Est-ce que je le rencontrais ou est-ce que je l’avais toujours connu ? Je ne sais plus. Après cette soirée et la journée qui a suivi ce que je sais c’est que c’est un homme riche, de cette richesse que tous les dollars du monde ne pourront jamais acheter, celle qui se décline en tolérance, ouverture et curiosité. Ce que je sais aussi c’est que nous avons trop de points communs pour que je tente d’en faire le détail. Ce que je sais enfin c’est que j’aimerais le revoir. Je n’ai aucune idée d’où tout ça pourrait nous mener et finalement ce n’est pas si important puisque quand on va quelque part parfois le voyage est plus intéressant que la destination. Je ne sais pas si de son côté il a envie de voyager avec moi mais j’avoue que j’en caresse l’espoir.

Tout à l’heure, après qu’il m’eut déposé ici, la solitude s’est abattue sur moi comme un rapace messager de tristesse, j’ai pris conscience de la nuit qui m’entourait et j’ai dit à cette compagne trop possessive « pars, je ne veux plus de toi  ».

«  Hey you,

Out there in the cold,

Getting lonely, getting old,

Can you feel me?

Hey you,

Standing in the aisle,

With itchy feet and fading smile,

Can you feel me?

Hey you,

Don’t help them to bury the light.

Don’t give in without a fight.

Hey you,

Out there on your own,

Sitting naked by the phone,

Would you touch me?

Hey you,

With your ear against the wall,

Waiting for someone to call out,

Would you touch me?

Hey you,

Would you help me to carry the stone?

Open your heart, I’m coming home.

But it was only fantasy.

The wall was too high, as you can see.

No matter how he tried he could not break free.

And the worms ate into his brain.

Hey you,

Out there on the road,

Always doing what you’re told,

Can you help me?

Hey you,

Out there beyond the wall,

Breaking bottles in the hall,

Can you help me?

Hey you,

Don’t tell me there’s no hope at all.

Together we stand, divided we fall.  »

Pink Floyd

trainfantme.jpg

mediumsarkozy.ilneserajamaismonpresident.3.jpg

Rapport(s)

torn.jpg

Je suis rentré de Poitiers cet après midi. Au bout d’une heure le sapage de moral de Mère-Grand avait repris son rythme de croisière. Mal de tête. Fatigue. Elle tente de m’achever.

 » Moi je t’aime. Tu vas où ? Mange. Après tout ce que j’ai fait pour toi. Ferme ta fenêtre. Ingrat. C’est une pute ! Sarkozy. Qu’est-ce que je t’ai fait ? Salope. Tu fais quoi ? Grrr ! Non… « 

Le bruit de fond et TF1 au fond du fond. Moi avec le casque sur la tête je fais semblant de ne pas L’entendre.

Ne pas tourner la tête.

Ne pas la regarder.

Ne pas tourner la tête.

Ne pas la regarder.

Contrôle.

Pendant deux heures j’ai résisté à l’envie de boire puis Elle est montée se coucher et peu à peu la raison a repris le dessus.

Je ne tiendrai pas une éternité. Je dois fuir ailleurs, encore.

Résumons mon séjour à Poitiers :

Mardi, Nathan me présente son nouveau copain, Paul, et des… gens au comptoir d’un affreux bar gay, ambiance.

Jeudi, tout le monde veut me mettre dans son lit.

Lundi, Nathan est un monstre d’égoïsme, je songe à le rayer de ma vie.

Mercredi soir, débat télévisé chez des… gens, je tombe amoureux de Ségolène.

Jeudi je me sens supérieur, vendredi complètement merdeux.

Dimanche, je laisse en plan un mec qui voulait coucher avec moi et en partant de chez lui j’oublie mon sac et mon portefeuille.

Jeudi, je passe la nuit avec David, Mardi avec Yann, une heure Samedi avec un autre Yann, Dimanche et Lundi avec David. Yann a un sourire craquant, David est joli, Yann2 baise bien et l’alcool me rend dépressif.

Mercredi je me promène dans un parc, mon ami Hervé vient me rendre visite, Nathan m’exaspère.

Dimanche je traite le patron de l’horrible bar de connasse.

Mardi j’ai faim, plus de tabac, plus une fringue propre, plus d’argent.

Samedi je vais draguer en plein air, je m’assois sur un banc, je m’ennuie-il n’y a personne, je repars avec le premier venu.

Lundi, un mec en roller m’accoste dans la rue pour me demander une cigarette, on partage une bouteille de vin et on discute ensemble pendant trois heures, il s’appelle Fabrice, a 27 ans, il est blond, a des yeux bleus, perçants et magnifiques, il est hétéro.

 » A plus. Peut-être qu’on se reverra…

- Peut-être pas. A plus « 

Vendredi, début du festival « Trouver sonnette à son pied », je passe l’après midi avec Chloé, j’assiste à un concert de reggae, je revois Benjamin, un coup de cœur de 2002 et je tente de semer Nathan dans la foule.

Mercredi, je pense à autre chose, je me repose, je bouquine et je me balade seul dans la ville.

Lundi, je réalise que Bertrand est un homme très intéressant et que Lionel est une folle au QI d’huître.

Mardi, je n’ai plus d’espoir, je ne sais pas vivre avec les autres.

Dimanche, direction l’Ile de Ré passer la fin du week-end avec les… gens dans la maison des parents de Paul.

Mercredi, le « milieu » gay me dégoute, je pense au sourire de Yann toute la journée.

Samedi, étais-je formidable la veille ou tout simplement saoul ?

Vendredi, le jeune peintre qui bosse chez Bertrand est très mignon, il pue le sexe et semble s’interroger sur ses préférences sexuelles, après le déjeuner ils disparaissent tous les deux dans la salle de bains pendant une demi-heure.

Mercredi, au téléphone la voix de Léonard m’émeut et les autres m’indiffèrent.

Samedi ou Dimanche, lors d’un dîner avec les… gens nous parlons de politique et de Dalida.

Lundi, l’alcoolisme est une invention sans fondements et la vodka me sauvera de la solitude.

Jeudi, qu’est-ce que j’aimais chez Nathan déjà ?

Mardi, je cherche désespérément quelque chose à dire à David.

Dimanche, complètement ivre, toujours dans l’affreux bar gay, j’entends un type en costard parler de moi à un autre comme si j’étais un morceau de viande ou une pute. Je lui hurle dessus et je fonds en larmes, s’en suit une discussion d’une heure et, les… gens et moi nous partons boire un verre chez lui.

Lundi matin, Lionel me regarde comme si j’étais cinglé, il est clair que Paul me déteste mais dans la soirée il brouille les pistes en me souriant deux fois.

Mercredi, je dis à Nathan à que je ne serai jamais heureux, il me répond que lui aussi y renonce puis le soir quand loin des… gens je lui demande de m’expliquer pourquoi il me répond qu’il avait un coup de blues, qu’il est fatigué et « ça t’ennuie si on dort ? « .

Samedi, je me convaincs que ce n’est pas parce qu’il est con que je dois m’empêcher d’essayer de vivre quelque chose avec David puis Dimanche que l’infidélité chronique de Yann n’est pas un obstacle.

Jeudi, dans la voiture de Paul, pendant que le chanteur de Radiohead ne cesse de geindre dans l’autoradio, j’ai peur d’avoir chopé le rhume de Bertrand.

Lundi, je décide de ne pas aller voir l’expo d’Alexandre car les groupes me font chier.

Mardi, j’ai mal à la tête, je suis déprimé et je décide de ne pas boire.

Ce matin, je prends le train, bien dans mes baskets et plein d’espoirs.

Ce soir je suis fatigué mais, même s’il y eut des hauts et des bas, je suis content du voyage et surtout d’avoir vécu.

Quant à vous, chers internautes, je ne vous dis pas que je suis content de vous revoir, puisque je ne vous vois pas, mais le cœur y est.

Je développerai prochainement les péripéties de mon séjour en essayant de remettre les choses dans l’ordre car au fond c’est un peu pour avoir quelque chose à vous raconter, donc pour vous, que j’ai fait (je fais) tout ça…

mode3.jpeg

 

Quitter la blogosphère

time.jpg

Cet après-midi j’étais en train de m’ennuyer sur le net quand Nathan m’a envoyé ce sms : « tu viens me voir quand ?  »

J’ai répondu « Très bientôt » en songeant que tout était relatif et j’ai entrepris de continuer mon errance de blog en blog. Pourtant l’idée faisait son chemin.

« Tu attends quoi exactement ?  » me suis-je demandé.

Je lui ai envoyé un deuxième texto :  » Je vais consulter les horaires de trains. « .

STOP ! ! !

J’essaie d’écrire, d’y mettre les formes mais je n’y arrive pas. Je voulais vous dire que sur le site de la SNCF j’avais ressenti le réveil, le vertige, l’urgence du départ, tout ça tout ça.

Mais résumons : demain je pars à Poitiers.

J’ai envie de revoir Nathan, de rencontrer son nouveau copain, de rire, de faire la folle et même de boire un verre dans un fucking bar gay !

J’ai besoin de revoir des amis, de croiser des regards, de discuter de tout et de rien, de me retrouver dans une autre réalité que celle que vous avez sous les yeux !

J’ai soif de rencontres, de futilités, de corps nouveaux, de vie tout simplement.

Après avoir décidé de partir j’ai commencé à écrire à Léonard « j’ai besoin de quitter un peu la blogosphère  » et j’ai pris conscience du ridicule de cette phrase.

Et que dire de ce mot ?

Blo

Go

Sphère

Regardez, vous y êtes ! Ca semble gigantesque avec tous ces liens, ces clics, ces bannières mais au bout du compte même le plus high tech des écrans reste petit, plat et surtout on sort difficilement du cadre.

C’est un très bon passe temps me direz-vous mais moi ma vie se résume à ça, vous l’avez sous les yeux ma vie ! Des blogs…

On doit sûrement pouvoir faire autre chose à côté non ? ( que celui qui a répondu Second Life sorte immédiatement !)

Il faut que je me casse, je ne tourne vraiment pas rond.

Le pire c’est que depuis quelques jours je n’ai même pas envie d’écrire quoi que ce soit. Quand j’essaie je suis pris de fatigue.

Qui plus est, pour avoir quelque chose à raconter, aussi inintéressant que ce soit, ce serait bien qu’il ne m’arrive pas seulement des e-mails.

Et puis Nathan a peut-être raison quand il me suggère d’oublier Toulouse. Qu’ai-je donc de si important à y faire ? J’adore cette ville mais rien ne m’y attend, à part le Capitole et la Garonne (et les rugbymen ?). Ils peuvent attendre. Il m’apparaît que la vie dans n’importe quelle bourgade aussi petite soit elle sera toujours plus intéressante que cette non-vie dans ce trou. Toulouse seul versus Poitiers accompagné ou encore ailleurs (the world is mine !) je n’en sais rien, il sera toujours temps d’y penser après ma visite à Nathan.

Quoiqu’il en soit je trouverai bien pendant mon séjour à Poitiers un cyber-café pour me faire un shoot de web et vous tenir au courant parce qu’au fond Internet j’adore ça, je suis accroc et quand ça reste modéré ça ne doit pas être si nocif que ça.

En attendant il faut que je regarde un peu ce qu’il y a autour de l’écran et surtout que j’arrête de réfléchir.

Faire un pas, puis deux puis trois et voir où tout ça m’emmène.

Vivre.

Pendant que j’écrivais ça j’ai reçu ce mail :

«  Bonjour

Je suis Dominique et je me permets de vous écrire car je pense que vous avez besoin d’un petit coup de main aujourd’hui ! (pour la vaisselle ?)

 » Si j’avais su !  »

Combien de fois avez-vous déjà dit cette phrase ? Une, deux, dix fois ? (non je dis « si j’aurais su  » comme tout le monde)

Nous avons tous, à un moment de notre vie, prononcé ces quelques mots dans des circonstances plus ou moins difficiles ! (ça c’est de la voyance pure ou un flash ? )

C’est pourquoi il est important dans certains cas, de bien réfléchir avant de prendre une décision qui pourrait se révéler désastreuse pour la suite de votre vie. Combien de personne autour de vous avez-vous vu prendre une mauvaise décision qui a amené la ruine et la malchance. (il n’a pas suivi on dirait, faut astiquer la boule ^^)

Peut-être même cela vous est arrivé ? (c’est le nouveau Nostradamus ?)

Un mauvais choix et on voit sa vie sentimentale prendre un chemin catastrophique, une mauvaise décision et on se retrouve proche de la ruine financière… Nous avons tous un bon nombre d’exemple pour illustrer ce que je vous écris ! (assez anxiogène ce discours, il doit voter Sarko lui !)

Ma devise : ‘SAVOIR C’EST PRÉVOIR !’* (est-ce qu’il avait prévu de se retrouver là ? il doit être maso, cette fois c’est sûr il vote Sarko)

Mon but est de mettre au service de ceux qui en ont besoin ce que je peux capter du monde invisible. (s’il essayait de capter le monde tout court, ça serait déjà beaucoup)Car même si nous avons tous notre libre arbitre, notre faculté à vouloir continuer à avancer ou à abaisser les bras (baisser suffirait) , il n’en demeure pas moins vrai que lorsque nous sommes confrontés à des difficultés il n’est parfois pas évident de trouver seul sa route. (il ne l’a pas déjà répété 3 fois ça ?)

Prévoir les obstacles à venir peut éviter de commettre des erreurs de jugement. Savoir qu’une période difficile s’annonce, permet de l’aborder différemment. (non mais il nous prend vraiment pour des cons, il manque un slogan*)

De la même façon, il est plus facile d’entreprendre, de créer, lorsque l’on sait que nous sommes dans une période faste et positive. (je vais vomir)

Alors si vous êtes vous aussi dans une situation ou vous devez prendre une décision importante (le train de 12h ou de 14h ?), ou si vous avez un doute sur un choix à faire (je prends le sac à dos bleu ou le rouge ?) , si toutefois vous vous posez des questions sur votre devenir (est-ce que je vais trouver une place côté fenêtre ?) , je vous invite à me contacter par téléphone pour que je puisse essayer d’éclairer les zones d’ombre autour de vous. Dans une consultation de voyance par téléphone, je puis en direct (puis : joli) , au travers des vibrations de votre voix ainsi qu’avec le support de mes Tarots, vous renseigner et répondre à vos questions immédiatement. C’est une démarche rapide qui permet d’éclairer et apporter une réponse instantanément.

Composez le 03.69.67.80.00. Vous allez avoir au bout du fil une personne qui se prénomme Claude, c’est la personne qui prend les appels lorsque je suis déjà en consultation, afin de ne pas troubler mes visions et ma concentration. (Claude devait faire une pause clope pendant qu’il rédigeait ça)

Après avoir pris vos coordonnées, je vous contacte et nous partons pour une consultation privée par téléphone.

Mon tarif est unique. 3 euros par minute(soit 20 francs la minute, 30 centimes la seconde),. Afin de bien me concentrer et d’être particulièrement ‘branché’ avec vous, je ne vous compte pas les 5 premières minutes de notre voyance. Ce tarif est simple et unique. Avec moi, vous payez juste le temps que vous restez en ligne : soit 3 euros la minute (pour ce prix là j’irai lire mon avenir dans un verre de Coca), après les 5 premières que je vous offre (pour parler à Claude) . Ainsi vous n’aurez pas de  » mauvaise surprise  » à la fin de la consultation. (non ça c’est sûr)

Voila, il ne vous reste plus qu’a franchir le pas…Je vous attends. (ça peut durer longtemps)

Astralement votre(c’était pas le nom de la rubrique d’Elisabeth Tessier, la thésarde de Télé 7 jours ça ? plagiat !!) ,

Dominique. « 

Si vous décidez d’appeler Dominique, vous, et de claquer 3 euros par minute pour lui parler dites-lui bien ceci de ma part :

JE NE VEUX PAS PREVOIR MON AVENIR, JE VEUX LE VIVRE (connard) ! ! ! 

 

blogospherepeople.jpg

 

1...34567...10

sarivoli |
Lusopholie |
Critica |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Dolunay
| "Le Dernier Carré"
| Les terres arides de l'isol...