Archives pour la catégorie Le fluide

GENERATION MACRON

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#balancetonprésident

Macron devrait demander à Mélenchon de lui prêter ses hologrammes. Ça nous couterait moins cher en sécurité pour ses déplacements.

Souriez, le ministère vous écoute

Je veux que ce ministère soit celui de l’écoute », déclare Sibeth Ndiaye.

Après deux ans à observer la Macronie j’ai pu établir qu’une de ses règles premières consiste à devoyer le sens des mots, les utiliser pour dire exactement leur inverse et faire le contraire de ce qui est annoncé en masquant la supercherie derrière des effets de langage, une malhonnêteté intellectuelle extrême et un marketing primaire.

C’est pourquoi je propose gratuitement cette analyse à ceux qui parmi vous se seraient endormis en court de route : quand cette dame dit « écoute » cela signifie « surdité et dédain ».

A moins que dans un sursaut d’honnêteté incontrôlée difficile à croire ou, plus probablement, l’oubli de quelques mots essentiels elle veuille dire par là « le ministère de l’écoute des ultra-riches et de leurs intérêts » car après une étude poussée on peut affirmer que l’unique raison d’être de LREM est de les défendre.

Quoi qu’il en soit, félicitations à Sibete pour sa promotion au sein du ministère de l’écoute où elle pourra continuer à mentir pour protéger le Président.
Rendez-vous à l’enterrement de LREM dans quelques mois pour repondre à cette question : après tout ça est ce que la meuf est dead politiquement ?

Le président Macron est bon

Ecoutez ma voix, suivez mon doigt de droite à gauche et répétez avec moi :

« Emmanuel Macron a été surpris par les violences de samedi. Il est rentré d’urgence de ses vacances qui n’étaient absolument pas le tournage d’un roman photo à la neige. Il n’a pas laissé les Champs Élysées être saccagés par les black block pendant qu’il faisait nassé et gazé les pacifiques avec des lacrymos et des gaz neutralisants qui les laissent malades plusieurs jours afin de les dégoûter de revenir tout en essayant de les écraser, de les soumettre, de nier leurs droits et de les annihiler. Absolument pas. Tout cela n’etait pas une mascarade ni un stratagème pour pouvoir dire à propos de la loi anticasseurs avant son passage devant le conseil consitutionnel : regardez, quand on vous disait qu’on a besoin de ces lois, ce sont des barbares, des assassins !!! Ce n’est pas une manipulation supplémentaire pour justifier la repression, les lbd, réfuter les déclarations de l’ONU, du conseil de l’Europe, Amnesty, etc. Et faire passer de nouvelles lois liberticides.
Le président Macron n’est pas un fasciste.
Le chef Macron n’est pas au service du capital.
Le patron Macron n’est pas le pire président de la cinquième république.
On ne se souviendra pas de lui dans l’Histoire comme un ignoble personnage qui voulait reduire les moins favorisés en esclavage pour enrichir encore les plus aisés. »

Répétez 3 fois.
Répetez encore.
Répétez, les gueux !
Estimez vous heureux qu’on vous laisse encore de quoi bouffer quelques jours par semaine pour avoir suffisamment d’énergie pour aller faire tourner les entreprises de ceux qui comptent en France.
Répète jojo !

Maintenant circulez !

La guerre des Gilets jaunes

Hier on était des dizaines de milliers sur les champs Élysées. Nous qui étions le plus en bas des champs, qui marchions dans le calme, ils nous ont nassés en resserrant, en empêchant les gens de sortir. Ils ont lancé plein de grenades lacrymo, des gaz incapacitants. On montait : des grenades, on descendait : des grenades. On ne pouvait plus respirer, plus rien voir, les gens couraient déboussolés dans tous les sens puis tombaient comme des mouches en suffoquant. Je ne pouvais plus reprendre mon souffle, pendant quelques temps j’ai vraiment pensé que c’était peut-être la fin, là pour moi au milieu des champs Élysées. Il y avait non seulement cette douleur physique mais aussi cette panique, ce sentiment horrible d’être enfermés dehors là sans sortie et gazés comme des rats. C’était Auschwitz. Ce sont des pratiques fascisantes. CE SONT DES FASCISTES. A partir de là pour moi, ce n’est plus une manifestation, ce n’est plus une révolte, à ce moment précis c’est devenu la guerre. Ils peuvent sortir les canons, ils peuvent nous tirer comme des chiens, je ne me laisserai pas faire, je ne finirai pas ma vie à genou en les ayant laissés gagner. Je mourrai là bas s’il le faut, je préfère partir libre que me soumettre à ces moins que rien,  à ces voleurs machiavéliques qui se goinffrent sur notre dos, prêt à toutes les bassesses pour défendre leur pillage organisé des richesses et de la démocratie d’une nation entière. Je retournerai là bas, sur le champs de bataille et je crèverai s’il le faut. Je préfère mourir debout que survivre la tête baissée. Ils croient nous écraser mais ils dressent des soldats. C’est la guerre.

Eh Manu

Tu peux gesticuler autant que tu veux à la TV mais c’est comme ça qu’on se rappellera de toi. Bienvenue dans l’Histoire !

 

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MACRON DEMISSION !!!

Le serpent (Hasta siempre, eh, pédé !)

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Version 1 :

(…) Je demande alors aux forces qui m’entourent si j’ai gâché tout ce temps, s’il en reste assez pour accomplir ce que je viens écrire ici. Peu de temps après, je m’endors.

Je reprends conscience de l’autre côté, sortant d’un immeuble, une serviette à la main, pour me retrouver, l’air affairé sur l’imposante avenue d’une cité. Je dépasse un groupe assemblé au milieu du trottoir quand une voix lance en espagnol :

  Dis-donc, il n’y a que des pédés dans ta famille d’accueil

Incertain sur la dernière sanction, je suis, sans ambivalence, sûr de moi comme du maricón en question. En me demandant si je suis de retour à Valence, je toise ce grand monde d’un œil intense. La voix me répond dans un français parfait :

  Pédé ! 

Je fronce un peu pour les voir mieux. Ce sont des gitans.

J’ai peur.

Je commence à chercher une manière de fuir quand une toute petite vieille au teint gris, le cheveu bien tiré, se détache de la bande pour se presser contre mon flanc. Elle lève la tête au ciel et mime une si sombre affliction, les mains jointes sous son menton dans des incantations. Je n’entends rien de sa litanie mais, dans l’espoir de mes sous tirer, elle prétend sûrement que je l’ai bousculée. Je me tiens prêt pour la joute des mots mais elle repart dans le nombre en me laissant stupide puis, un homme, son ombre, s’avance sur moi. Je suis charmé par le regard de braise, les cicatrices, la bouche édentée. Tout y est. Jusqu’à la main calleuse qui découvre, une lame après l’autre, un jeu entier. La peur devient terreur.

  C’est bien ici, le terminus, n’est-ce pas ?!

Fou de panique, je cherche autour de moi une autre sortie. Si je cours très vite sur la route en longeant le trottoir pour éviter les voitures, je pourrai peut-être en échapper. Je n’ai pas le temps de le découvrir, je suis emporté loin de la scène et, tout doux, dans les ténèbres, un compteur d’essence vole jusqu’à moi. Il est à l’envers, le rouge sur la gauche. Sur la jauge de ma sombre vie, le réservoir ne contient plus qu’un cinquième. Puisque j’approche des quarante ans, il m’en reste encore dix, peut-être quinze jusqu’à ce que la main du destin ne se charge de moi.

  Hasta siempre, eh, pédé!

J’ouvre les yeux, bouleversés. Par terre, à côté de mon lit, je trouve une feuille qui était tomber là gentiment. J’attrape un crayon sur ma table de nuit. Je note la prophétie puis je sors le tarot pour m’en tirer l’âme au clair : la papesse, l’arcane sans nom, le chariot. Le message est limpide :

Pour le poète, la faucheuse sur la voie express ! (…)

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Version 2 :

(…) Suivant les souffrances de son existence, je supplie d’insistance les forces en instance. Qu’elles me laissent savoir si j’ai gâchées ses saisons, si j’en dispose d’assez pour signer ma mission.

Ensuite, je succombe au sommeil.

Je me ressaisis, sortant en songe d’une succursale, l’air assagi dans l’immensité d’une cité sale. Je dépasse une assemblée sur le pavé lorsqu’en espagnol, une sanction est lancée :

   Dis-donc, il n’y a que des pédés dans ta famille d’accueil ? »

Restant ambivalent sur le sens avancé par l’ultime sentence, je suis à l’évidence, sûr de moi comme du maricón en présence. Je les toise, intense. De nouveau, Valence ? La voix semblant lire mes pensées, réplique dans un français parfait :

   Pédé ! 

Je fronce un peu, pour les voir mieux. Des bohémiens. Par dix au moins.

J’ai peur.

Une minuscule ancêtre, au teint plus gris que blanc, sort de l’ensemble pour se presser contre mon flanc. Là, face au ciel, grimace une si sombre affliction, mains jointes à son menton susurre incantations.

Je ne saisis syllabe de sa supplique.

Elle doit scander que je l’ai bousculée, dans l’espérance de mes sous tirée. Sur le point de siffler mots, je suis laissé pour sot lorsqu’elle rejoint le nombre et c’est un homme, son ombre qui s’avance sur moi. Je sombre en désarroi, charmé par le serpent. Ses yeux de flamme, ses cicatrices, son rire sans dent. Jusqu’à la main d’écailles qui découvre en son creux, une lame après l’autre, tout entier, son jeu. La peur se mue terreur.

   C’est bien ici, le terminus, n’est-ce pas ?!

Désespéré, je cherche une autre issue. « Cours vite sur la route, à longer le trottoir, échapper des voitures, t’en sortira peut-être ». Pas le temps d’en trouver, je suis loin désormais. Un compteur d’essence volant au pas, traverse les ténèbres jusqu’à moi. Le rouge est à l’envers sur la jauge de ma vie, et dans le réservoir : un cinquième d’énergie ! Puisque j’approche du quarantième automne, une dizaine avant que la mort ne sonne.

   Hasta siempre, eh, pédé!

Je me réveille, bouleversé et cherche de quoi noter. Sur le sol, une feuille bienveillante tombée près de mon lit. Je trouve un aimable crayon sur la table de nuit. Pour m’en tirer l’âme au clair, sors des tarots : la papesse, l’arcane sans nom et le chariot. Le message des sages à la prophétesse : La faucheuse vient sur la voie express. (…)

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Allo Simone, je ne vous entends pas

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This is not a chicken

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Version française plus bas

 

Meanwhile, the eggs you’re going to eat tonight or tomorrow remain the offspring of a slave with only the surface of an A4 sheet as a living space. Or maybe the ones from another, imprisoned outdoors in conditions almost as inhumane. Her life will only be a negation of itself, an endless suffering. By doing the gesture of eating what they stole from her in your name, not only are you saying that torturing her is acceptable but you are creating this condition.

Some people think that one is what one eats, I say that you will ingest this slave’s suffering and you will carry it with you, wherever you will go, whatever you will do. Deep inside yourself, you perfectly know that I am right. Dare you assert that you are not pain. Dare you pretend that you didn’t bury your humanity under layers and layers of superfluity that leads you to feel more and more cold, more and more lonely, more and more lost.

Trying to improve the conditions of this slavery and make it more tolerable to your conscience doesn’t really matter. As long as you didn’t put an end to this servitude and give back to this chicken (and anything else) her whole and unconditional freedom, her fundamental dignity, you will not get your own back, you will keep on suffering with this chicken, through her and for her.

This is not a chicken.

This is you.

As well as anything else.

You can decide to stop this pain now or you can survive this way for many more years, centuries or other millenniums. Change is the only way to end this suffering, change is inevitable.

 

Image de prévisualisation YouTube 

Nina Hagen & Lene Lovitch, Don’t kill the animals

 

 

Grand déballage et fureur cosmique

 

Ce sera une journée ordinaire. Après un jeûne de quelques jours, je marcherai jusqu’à un supermarché, j’achèterai des kilos de fruits, ma version personnelle du pain quotidien mais je ne mangerai pas avant de redescendre. D’abord je passerai par Jardibouiboui et pendant que je lui tends mes paquets d’ipomées, j’essaierai de sourire à la caissière. Ça ressemblera à un rictus. Évidemment. Vous avez vu la gueule des gens d’ici ? On ne sourit pas dans cette ville de merde, on vous lâcherait les chiens. Malgré tout, je serai poli au possible, presque mielleux, pour peu qu’on soit correct avec moi, je ne partirai pas sans avoir souhaité une bonne journée à tous ceux avec qui j’entre en contact. Je mélangerai des champignons à mes graines si j’en ai envie. Je les pousserai avec de l’eau d’Amaroli et un peu de citron si bon me chante.

 Je vous emmerde, je me torche avec vos programmes télé puis je me poudre les fesses avec vos « chems », bande de cons. Arrivé au sommet, quand je serai nu, pelé jusqu’au trognon, les yeux ouverts au bord de l’explosion, les pupilles plus dilatées que vos culs sous poppers, je pleurerai ma race. Sous un stroboscope de couleurs criardes, pendant que ma tête tourne sur elle-même comme une toupie hystérique, je me rappellerai que vous êtes plus stupides que vraiment méchants. Je découvrirai peut-être que je suis comme vous et c’est le moment où il me faudra faire montre d’une force inhumaine pour ne pas aller me trancher les veines dans la baignoire.

 Tous les sons exacerbés de cet immeuble sordide viendront me torturer, la souffrance de la ville entière deviendra mienne. Dans le noir, sur mon lit, je me tournerai dans une position puis dans une autre sans jamais trouver le confort. J’aurai chaud puis j’aurai froid et des flashes intermittents me révéleront l’insecte que je suis devenu. Le monstre que vous avez fait de moi ! Recroquevillé sur lui-même, sur la défensive, couvert de plaies et de bleus, meurtri sans répit. Je l’entendrai gémir dans sa langue immortelle, si étrangère qu’elle en est terrifiante. Les horreurs du passé remonteront une à une à une vitesse vertigineuse, menaçant de faire éclater en morceaux la digue que j’ai construite avec tant de peines. Je me demanderai pourquoi je recommence avec ces trucs, pourquoi je m’inflige ça en me promettant que c’est la dernière fois.

Si j’ai de la chance, j’arriverai à me lever sans vomir et à presser deux oranges, à respirer avec le ventre et je finirai par me calmer. Je danserai nu au milieu de la pièce sur des vagues de sons enivrants, je deviendrai le rythme et des cascades de couleurs chatoyantes pleuvront sur moi. Une grande âme viendra écouter mes questions, infuser les réponses en moi. Mon amie Azima chantera de sa belle voix de Kalanchoe et je rirai comme un con puis je pleurerai encore.

Je regarderai les poussières devenir des fourmis, les coussins m’observer, les lampes léviter et je pourrai sentir la terre tourner. Je sortirai de mon corps, j’irai au-delà des galaxies, où il n’y a plus de mot, plus de moi, où tout se rejoint. Rien n’est impossible, c’est mon expérience, ma putain de vie, j’en fais ce que j’en veux et je vous emmerde ! Ça m’appartient, personne ne me dira comment je dois vivre ça. Je n’ai pas de leçon à recevoir de paumés comme vous, vous qui n’avez même pas le courage de regarder vos chaînes. J’espère que vous vous étoufferez avec vos hamburgers de carne carbonisée et que vous reviendrez visiter l’enfer que vous créez, emprisonné dans le corps d’un de ces animaux sur lesquels on teste votre vomi.

 

 

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