Archives pour la catégorie Mais pour qui se prend-t-il ?!

Emancipation

 

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Je suis décidé à ne plus suivre les conseils des autres.

Force est de constater qu’ils sont tous comme moi : des humains tombés ici sans mode d’emploi, qui avancent comme ils peuvent en essayant, en tâtonnant, en faisant leurs propres erreurs pour découvrir qui ils sont et ce qui leur convient.

Ils n’ont pas plus que moi la science infuse et ils n’ont aucune idée de ce qui est bien pour moi.

J’écouterai leur avis mais je ferai mes propres choix.

C’est probablement une phase de cette adolescence que je rejoue mais ça n’a aucune importance.

C’est comme ça.

Ils me semblent que certains ici bas cherchent une poupée, un pantin, à diriger, à « driver ». Leurs motivations m’importent peu, je n’ai même pas envie de perdre mon temps et mon énergie à essayer de les convaincre de mon bon droit. Fuck them ! C’est ma vie et c’est tout ce que je possède, je lui donnerai la direction et le sens que je veux, en n’en faisant qu’à ma tête.

I wanna be free, i wanna be me.

Upload (to myself): Il serait aussi intéressant que je ne demande pas à ceux que j’aime d’être diiférents de ce qu’ils sont. Dont acte. Act !

 

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flash semi-nocturne sous forme d’injonctions personnelles répétées jusqu’à l’oubli et/ou l’abandon pur et simple et/ou plus compliqué ne nécessitant que son aval propre et uniquE.

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1.il n’y a pas de règleS.

2.il n’y a que celles inventées par ceux qui voulaient te faire croire aux règles pour t’imposer les leurS.

3.brise-leS.

12.on ne retiendra que les exceptions.

17.compose les tienneS.

22.crée Ton jeu.

joUe.76.

EnCore.87.

joUe.98.

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This is why i’m hot

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En ce moment, je carbure à « This is why i’m hot » de MIMS. Dès la première écoute on sent que c’est un hit en puissance. C’est d’abord la musique qui capte l’attention. Le son, absolument pas sophistiqué, évoque le rap underground des années 90. C’est simple et « pur ». De plus les effets sonores, pour une fois distillés dans le premier couplet, sont très efficaces.

Ensuite on se délecte de la suprême arrogance des lyrics. MIMS affirme dès le début qu’il pourrait vendre des millions de disques en ne disant (absolument) rien. Et c’est ce qu’il va démontrer. Même si dans le fond le rappeur ne va pas révolutionner le hip-hop, se faire mousser étant devenu récurrent dans le rap international, il se revendique et c’est en partie là que réside l’intérêt du disque. Avec un flow qui évoque un peu 5O cent, MIMS se paie même le luxe de ne pas courir après la rime. Si certains jugeront le morceau « commercial », MIMS s’assume sans faux-semblants et ça donne le titre de rap ricain le plus réussi qu’on ait entendu depuis « Ridin’ » de Chamillionaire.

http://www.dailymotion.com/video/3yt9kuu1oEscH5Ooy

 

Les feux de l’amour ont les raisons du coeur

 

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Chaque jour, quand je me réveille à 14h et que je bois mon thé en compagnie de ma grand-mère qui est en train de regarder les « Feux de l’Amour », je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour ceux et celles qui, en 2007, travaillent encore et n’ont donc pas la chance de regarder ce sublime feuilleton après la météo d’Evelyne Dhélia. Cette idée me révolte. Alors, dans le but de lutter contre l’Injustice et puisque ce sont les flûtes de champagne qui font les magnums, j’ai décidé de vous faire ici le résumé de l’épisode 7712 qui a été diffusé aujourd’hui sur TF1 :

Après le nouveau générique au thème que tout le monde connaît, on découvre la moue suspicieuse de Nickie assise près de la cheminée de son salon. En effet elle se demande où est passé Miguel, son majordome car elle pense qu’il ne va pas très bien puisqu’il n’a pas changé l’eau du Spa numéro 3 depuis plus de 5 épisodes, ce qui n’est pas dans ses habitudes. En fait celui-ci a une aventure cachée avec Esther, la bonne de Catherine, qui vient de lui apprendre qu’elle veut le quitter pour partir à Las Vegas avec Kévin, le chauffeur de John, afin de commencer enfin la carrière de meneuse de revue dont elle a toujours secrètement rêvé. Brisé par cette nouvelle, Miguel a décidé de se donner la mort en ouvrant le gaz car il croyait que Nickie était dans un vol pour Los Angeles où elle doit retrouver son père, disparu depuis sa naissance. En effet Miguel, qui n’est plus que l’ombre de lui-même, n’a pas écouté le message qu’elle a laissé à son attention sur le répondeur du ranch afin de l’informer que l’aéroport de Genoa est fermé jusqu’au lendemain suite à une alerte à la bombe et qu’elle rentre donc en taxi. Après ce flashback la caméra suit Nicckie qui va chercher des allumettes qui vient de décider en voix off de faire un feu de cheminée en plein mois d’aout car elle a, je cite, « besoin d’un peu de romantisme dans sa vie pour se remonter le moral ».

Au même moment, dans le mondialement célèbre restaurant Les Colonnades, lors du cocktail de lancement du parfum « Pêche d’enfer 2  » et du nouveau lifting de Jill, Catherine, ex alcoolique, confond un flacon de la déjà fameuse essence avec son verre en cristal aux motifs hideux qui c’est vrai lui ressemble étrangement. Son corps ne pouvant tolérer le mélange de l’alcool (Pêche d’enfer 2 en contient 96,7 %) et des médicaments de sevrage qu’elle prend depuis 2926 épisodes, elle tombe dans un coma profond qui devrait durer 23 épisodes. La réception de Victoria est complètement fichue et dans un moment de colère elle gifle Cole qu’elle a confondu avec Sharon, sa rivale de toujours, venue gâcher la réception en déclarant à la presse que son ennemie lui a volé la formule secrète de la fragrance après l’avoir droguée avec un coton imbibé d’éther, dans le but d’empêcher la faillite de la compagnie Jabott déjà bien mal en point.

Pendant ce temps dans le manoir de la famille Abott, Ashley, en pleurs, avoue à Brad qu’elle a eu une liaison avec son père aveugle (celui de Brad, pas celui d’Ashley ! ) et qu’il n’est pas le géniteur de l’enfant qu’elle attend. Elle ne sait pas encore qu’elle va faire une fausse couche, être ménopausée dans la foulée puis acheter un Labrador noir qu’elle appellera « Huggy » avant de découvrir dans l’épisode 9795 qu’un enfant lui a été volé dans son sommeil par des aliens qui veulent s’emparer de la composition secrète du parfum « Pêche d’enfer » de Victoria, dans le but d’envahir Genoa City et qu’il faille piquer Huggy qui a mordu Lindsay, sa future belle fille. Pour se venger Brad lui confie qu’il ne l’a jamais aimé et l’a épousée uniquement pour être plus proche de sa sœur cadette Tracy, qui l’avait abandonné, 211 épisodes auparavant, pour partir vivre à Aspen dans le chalet qu’elle venait d’hériter de son premier mari John, assassiné par le gourou homosexuel d’une secte à laquelle il tentait d’échapper depuis 35 épisodes.

Après cette déclaration et un close up sur le visage déconfit d’Ashley on aperçut Rachel, une clocharde qui se fait passer pour sa mère, en train d’épier la scène derrière une plante d’intérieur et après un gingle particulièrement ridicule il y eut les pubs pour Polydent, Libra, les fauteuils Stressless, Ariel, le Minitel (pour informer que 11 est remplacé par 3611), le Monde diplomatique, Optic 2000, le parfum Céline Dion, la mixtape de Mimi la morue et après je ne sais pas car je suis allé aux toilettes vomir mon petit déjeuner.

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Alors que je sortais en m’essuyant la bouche, la caméra zoomait sur Olivia qui veut changer sa Porsche Carrera contre un modèle plus « jeune et sportif » car elle vient de tomber amoureuse d’un vendeur de voiture rencontré chez Gina lors d’un dîner avec sa meilleure amie Lydie qui a enfin été reçu à son examen de biologiste et va pouvoir intégrer à son tour Jabott Cosmetics. Le vendeur, en voix off, fomente le plan de dérober toute la fortune de son père Brian (père de Olivia, pas du vendeur qui n’a pas encore de nom mais qui pourrait s’appeler Joshua !) et pour la revoir il lui affirme que l’appareil qui lit les cartes de crédit vient de tomber en panne. Sharon décide alors de revenir le lendemain (5 épisodes plus tard) vêtue de la nouvelle robe de soirée que Nathan, son ancien mari, vient de lui offrir après avoir fait avec Nicolas le pari qu’il réussirait à la reconquérir avant d’être expulsé pour Noël vers le Paraguay, son pays d’origine, ce qui lui a été appris par Mr Lorfard, le maire véreux de Genoa City, il y’a 6 épisodes et demi.

A l’autre bout de la ville, l’imprimerie qui édite les « romans à succès  » de Nina a pris feu quand Jack et Julia se sont réconciliés après un malentendu de 2 ans (500 épisodes durant lesquels elle pensait que Jack entretenait une liaison avec Drucilla alors que celui-ci lui apprenait seulement à lire parce qu’après avoir été abandonnée par ses géniteurs puis violée par son père adoptif elle a fugué et passé son enfance dans les rues de New York sans jamais mettre les pieds à l’école de Genoa City) et se sont jetés l’un sur l’autre, faisant tomber dans leur fougue, sans s’en apercevoir, une des bougies que Jack avait allumées à l’occasion d’un dîner aux chandelles, improvisé dans l’imprimerie dont il est le patron, parce que Gina a du fermer temporairement son restaurant après que ses 4 serveurs aient contracté une maladie africaine très rare suite au passage, dans le restaurant, de Lauren qui rentrait du Congo où elle avait organisé un défilé au profit des sans abris.

Quant à Nina, après avoir cassé l’ordinateur portable où se trouvait l’original de son manuscrit 3 épisodes auparavant, elle décide de braver les flammes qui ont envahi l’imprimerie pour récupérer une épreuve de son roman car elle n’a pas fait de copie de sauvegarde. Tout se passe bien jusqu’à ce que tombe une poutre dans lequel Michael avait caché le corps de sa cinquième épouse après l’avoir assassiné parce qu’elle avait une liaison avec Brad alors qu’il venait de quitter Leana pour se remarier avec elle.

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A quelques mètres de là, à l’hôpital central de Genoa City, Neil refuse de donner un rein pour sauver Rick, le fils unique de Natasha, qui a mangé du tarama avarié pendant la réception qu’elle donnait pour l’anniversaire de mariage de sa tante et son oncle, Kyle et Jessica, qui l’ont recueillie après l’accident de jet privé qui a tué ses parents et dont elle fut la seule miraculeuse survivante car sa grand-mère venait de lui confier la broche porte-bonheur que lui avait offerte son mari avant de partir faire la guerre du Vietnam où il est sûrement mort bien que son corps n’ait pas été retrouvé. Natasha réussit à convaincre Jeff le chirurgien de son enfant mais aussi son amant depuis 12 épisodes, de droguer Neil afin de lui dérober l’organe sus mentionné pendant son sommeil. Alors qu’elle entre dans la chambre de Rick elle découvre que le lit de son fils a été réquisitionné pour Catherine, qui je vous le rappelle est dans un coma profond, car elle possède 37% des parts de l’hôpital qui n’a plus de place disponible à cause de la pire épidémie de coqueluche que Genoa ait connue depuis 240 épisodes. Natasha décide de se venger en acceptant la demande en mariage que John lui a fait 28 épisodes auparavant parce que ce dernier possède 35% des parts de l’hôpital, et qu’a eux deux ils en auraient 54%, ce qui lui permettrait de mettre Catherine dehors sans ménagement et de sauver peut-être son fils avant le bal de fin d’année.

Enfin moi c’est comme ça que je l’ai compris !

Ensuite il y eut le générique de fin et ma grand-mère a zappé sur France 2 pour regarder « Un cas pour deux  » une série policière allemande bien moins captivante que « Les feux de l’amour ». De mon côté je me suis connecté à Internet et j’ai cherché à savoir si on verrait bientôt la saison 3 du « Cœur a ses raisons » car, comme vous pouvez le constater, je commence à m’ennuyer ferme. De plus il est maintenant peu probable qu’il y ait une suite à « Soap », la première parodie américaine du genre datant des années 80 avec notamment l’actrice qui joue Mona dans « Madame est servie », dont une partie des épisodes avait été diffusée par Canal +…

Malheureusement mes recherches internet n’ont pas été concluante, j’ai juste appris que le « concept » du « Cœur a ses raisons » a été racheté par une société de production française qui veut en faire une adaptation. Il me semble pourtant que cette série, déjà culte pour pas mal d’homos (entre autres) dont je fais partie, ne nécessite pas de subir un remake français mais je ne suis pas encore un dirigeant de chaîne alors je me trompe peut-être.

Quoiqu’il en soit, travailleurs, travailleuses, sachez que si vous m’élisez, j’instaurerai une pause nationale quotidienne de 14h à 15h dans toutes les entreprises françaises pour vous permettre de retrouver un peu de dignité en regardant chaque jour « Les feux de l’Amour », qui est déjà une parodie à lui seul, car il m’a toujours semblé que c’est le superflu qui fait l’attrait de nos vies.

En attendant, pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas encore « Le Cœur a ses raisons », voici un extrait cultissime ainsi que le premier épisode de la série. Vous en trouverez plus sur Dailymotion.

Je vous salue bien bas.

Votre obligé,

LH

http://www.dailymotion.com/video/146Eoq5p6KSc15ELM

http://www.dailymotion.com/video/rLLKV1upTdNxQ3MxP

 

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Pollution nocturne (morue inside !) mentionne les nombres d’épisodes à titre indicatif et décline toute responsabilité en cas d’erreurs et/ou de dommages

Place à l’Amour, au Prozac et à d’autres curiosités !

Il y’a quelques temps Nathan, mon ami pictave* m’a envoyé un cadeau par la poste pour mon non anniversaire. A ce propos, en ce moment c’est « fête » car une semaine plus tard je recevais des bonbons au thé vert, excellents souvenirs du Cambodge, offerts par C (que je rebaptise aujourd’hui Léonard). Dès que j’ai vu le paquet de Nathan dans les mains de la factrice j’ai su qu’il s’agissait d’un livre.** J’ai filé dans ma chambre pour ne pas avoir à partager le bonheur de la surprise, j’ai déchiré le papier sans ménagement et j’ai découvert « Amour, Prozac et autres curiosités » de Lucia Etxebarria. Je ne vous cacherai pas que je fus quelque peu déçu. En effet, je l’avais emprunté à P, mon ex, des années auparavant, juste après notre rupture et par conséquent je l’avais déjà lu. Il faut dire que P. a une collection de bouquin impressionnante. Il est visiteur médical et comme il a beaucoup de temps à perdre dans les salles d’attente des médecins à qui il essaie de fourguer sa came il l’occupe à lire. Je pense qu’il doit être abonné à une dizaine de magazines (dont la moitié a un titre qui comporte le mot science : Sciences et avenir, les sciences du futur, Sciences au présent, le passé de la science, etc…) et entre deux revues, il doit bien lire trois romans par semaine. Je fais ici une parenthèse dans la parenthèse pour dire à ceux qui aiment avoir le nez plongé dans les bouquins qu’au lieu de briguer un travail de libraire ou de bibliothécaire ils devraient envisager d’être « V.R.P. de laboratoires médicaux » ! En effet, il me semble, d’après cet exemple, que ça peut être le métier le plus littéraire qui soit, à tel point qu’il m’arrive de me demander à combien de médecins par semaine pouvait rendre visite Bernard Pivot à l’époque d’Apostrophes ? ! En plus, cerise sur le gâteau, vous pourriez avoir la joie de (re) lire des « Voici » du siècle dernier et ainsi devenir un peu un anthropologue du mauvais goût ! Comme vous le voyez, aujourd’hui en plus de faire fonction de dictionnaire*, je m’improvise conseiller d’orientation et ça, si ce n’est pas formidable ?! Je me demanded’ailleurs si je dois en informer l’ANPE ?!

J’aurais pu dire à Nathan que je n’avais pas lu « Amour, Prozac et autres curiosités « . J’aurais pu mais voilà, aussi stupide que ça puisse paraître, j’ai du mal à mentir à mes amis. Je lui ai donc écrit ce texto : « C’est adorable et ça me fait très plaisir mais je l’ai déjà lu  » puis constatant que c’était quand même un peu sec, je me suis résolu à adoucir la vérité en ajoutant « néanmoins ce sera un plaisir de le faire à nouveau »***. Ne vous méprenez pas j’ai beaucoup aimé ce roman, au point que ça m’avait même donné envie de lire d’autres livres de Etxebarria mais dès l’instant où je l’ai vu ça m’a ramené en arrière, à une des périodes les plus difficiles de ma vie. Rien que le titre pourrait laisser deviner qu’il y est un peu question de psychotropes (pas tant que ça non plus) et de gens paumés. Je me suis dit « non, ce bouquin appartient à mon passé de « drogué » le relire ce serait un peu l’inviter à revenir ». J’essayais même de me convaincre que je ne pourrais plus le comprendre. C’était devenu le symbole de ma déchéance et l’ouvrir à nouveau signifiait replonger. Suite à ça mon esprit malade en est même arrivé à penser que c’était peut-être un message du Destin pour me dire que Nathan, que j’ai rencontré alors que je vivais avec P., appartenait désormais lui aussi au passé et que je devais tourner la page. Et puis mon ami pictave m’a envoyé un message qui disait « ce n’est pas grave je vais en chercher un autre, que tu n’auras pas lu » et finalement, en plus d’avoir pris conscience que je suis bien un chieur, j’ai compris ce qui me posait problème par-dessus tout : sous couvert d’un passé personnel assez sombre, ce livre est avant tout intimement lié à mon ex, à sa gigantesque bibliothèque et au peu que de livres que j’ai lus à l’époque. Il me rappelle l’échec de notre relation ! Alors, j’ai décidé de mettre de côté mes idées stupides sur le Destin, j’ai posé le bouquin sur mon bureau et pendant qu’une pile de paperasses diverses se formait dessus, j’ai commencé à l’oublier.

Jusqu’à ce matin …

Et effet, je me suis réveillé avec le souvenir de ce rêve : j’avais des problèmes de logement et je cherchais désespérément un appartement, un peu comme dans la vraie vie, mon inconscient n’est décidément pas très original ! Au pays de Morphée je finissais par trouver un studio et, alors que je finissais tout juste de m’y installer, je sortais mon téléphone portable de la poche de mon jean pour voir l’heure. En regardant l’écran, je me rappelais subitement, comme une sorte de flash, que j’ai un forfait Neo et que mes appels sont donc « gratuits » vers les fixes et les mobiles de 20h à minuit.**** Je décidais alors qu’il fallait absolument que j’appelle quelqu’un. Je ne sais pas pourquoi mais je composais le numéro de… P ! Une fois en ligne il me demandait « alors tu as solutionné tes problèmes (d’appartement) ?  » et moi, gonflé d’orgueil et d’arrogance je lui répondais « oui, comme toujours ». Ensuite, je réalisais que je n’avais absolument aucune envie de discuter avec lui et je commençais à chercher un moyen d’écourter la conversation. J’étais en train de penser à prétexter un double appel lorsqu’un bruit de perceuse, semblant provenir de chez mes voisins, envahit le studio ! Au bout du fil P. continuait à me parler mais je ne comprenais plus ce qu’il disait et alors que je m’apercevais que le mur en face de moi était en train de trembler et, par la même occasion, que j’avais un papier peint absolument immonde, je me suis réveillé.

Je me suis mis à chercher un sens à tout ça mais je n’ai rien trouvé que Sigmund pourrait juger satisfaisant*****. J’y pensais encore quand, après avoir bu mon thé, je suis retourné dans ma chambre pour chercher de quoi lire. J’avais décidé de me forcer à avancer dans « Vol de nuit », qui est sûrement un très bon livre de Saint-Exupery mais dont je n’arrive pas à dépasser les trois premières pages, et en le cherchant sur le bureau, j’ai remarqué « Amour, Prozac et autres curiosités » qui dépassait de la pile, comme un défi. J’ai hésité un moment puis je l’ai pris avec moi et j’en ai lu « l’introduction  » que je vous retranscris ici :

 » Tu vivras de nombreuses passions, disait ma carte astrale, me plaçant sous l’ascendant d’amours intenses et fugaces. Un rosaire de noms reliés par des baisers, certains sombres, d’autres plus tendres. Ils sont plus ou moins grands, châtains ou bruns, il y en a de toutes sortes. Un trait commun les définit tous, la virilité qui s’agite avec inquiétude entre leurs jambes.

Certaines s’affirment, hautes, orgueilleuses. Fermes et obstinées, dressées comme des mâts. Puissantes et astucieuses, sûres d’elles, bonnes raisonneuses, mûres, décidées, elles envahissent tout. Elles entrent, s’approprient les lieux et, une fois introduites, solidement encastrées, elles savent qu’elles sont à leur place, connaissent leur rôle. Elles entrent, sortent, s‘émeuvent, accélèrent le mouvement, conscientes de leur empire. Empires d’une nuit, monarchies d’un baiser.

Il en est d’autres plus petites, inquiètes et espiègles. Turbulentes, curieuses, elles ne manquent jamais d’espace pour jouer, chercher et se perdre. Douces exploratrices, elles vous échappent parfois, glissantes comme des couleuvres, comme le savon dans la baignoire. Elles patinent, surprises, sur les cuisses mouillées, et repartent à l’escalade, anxieuses et impatientes, bondissant avec vivacité, vers le refuge humide et chaud qui les attend, elles le savent. Petits poissons qui sautent dans votre courant interne, heureux et trempés, peu leur importe comment et où. Jeunes d’esprit, c’est tout juste si elles se prennent au sérieux.

Tu pourras les aimer beaucoup sans jamais les posséder. Elles pourront t’aimer encore plus sans que tu ne leur appartiennes jamais. Farouches et rieuses, fugaces, bruyantes, elles n’auront laissé ni sillage ni empreintes derrières elles. A peine le souvenir, flou et nostalgique, des heures heureuses, les seules qui comptent, celles qui ont été véritablement vécues… «  (extrait de « Amour, Prozac et autres curiosités » de Lucia Etxebarria, donc)

Je trouve ça remarquable et même si aujourd’hui je ne suis plus sûr de ressembler totalement à ces femmes « petites, inquiètes et fragiles », ça m’a donné très envie de relire la suite, non seulement pour savoir où j’en suis mais aussi et surtout parce que c’est un bon roman et qu’il mérite que je lui donne une nouvelle place dans ma vie, une place où P. n’a plus de réelle importance. Car finalement, même s’il y eut des traces de bonheur, ce ne sont plus que des souvenirs et c’est notre histoire et elle seule qui est maintenant un livre que je n’ai plus envie d’ouvrir. S’il m’arrive encore de m’en rappeler quelques lignes c’est souvent pour constater que la fin a déçu mes attentes et que j’écrirai les prochains volumes avec quelqu’un d’autre…

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* Un pictave est un habitant de la ville de Poitiers, grâce à moi vous apprenez des mots nouveaux et ça c’est formidable !

** Ca ne demande pas non plus des dons de voyance, je vous l’accorde mais je suis légèrement myope, tachez de vous en souvenir !

*** Oui je n’emploie jamais le langage sms, je suis snob, ne l’oubliez pas !

**** C’est dingue, Bouygues Telecom devrait me payer pour cette phrase ! Faites leur penser à ça !

***** Je l’appelle pour me rendre compte qu’il ne m’intéresse plus ? Je m’accroche au passé et quand je me trouve devant je me rends compte que c’était pas si terrible ? J’ai fait semblant d’étudier la psycho pendant un semestre et j’ai lu deux numéros de Psychologies magazine, faudrait pas l’oublier !

Donneur de leçons

Ce soir je comprends que ne saisir aucune opportunité et les saisir toutes revient au même : au bout du compte on n’a rien. Je regarde la route et j’ai envie d’y laisser moi aussi la trace de mes pas. Seuls ceux qui ne font rien ne commettent pas d’erreur. Tant que je respirerai encore je ne serai pas game over.

Volé sans scrupule sur un autre blog

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The West Wing (A la Maison Blanche) Message spécial

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Coming out : Finalement je crois que je suis bien une folle.

Sur ces blogs internet, on pourrait être n’importe qui, n’importe quoi. Jouer le rôle d’un pilote de formule 1, d’une ancienne geisha ou d’un agent secret, du chauffeur de Chirac ou du cireur de pompes de Sarko. Ca ressemble bizarrement à la liberté et c’est en même temps une cage tellement formatée qu’on cherche parfois les ouvertures, asphixié. Et si finalement la liberté et la prison c’était être soi-même, toujours soi-même. Je suis mon pire ennemi mais si j’y mettais du mien je pourrais être un ami comme jamais je n’en rencontrerai en dehors de moi. Qu’est-ce que j’attends ? De tant de moi(s) il me semble parfois que je vais faire une overdose.

Etre ou ne pas être

Avis : ce qui suit est non seulement totalement inintéressant mais c’est aussi d’une prétention incroyable.

Je suis sur pedeland.net et une fois de plus je ne sais même pas ce que j’y cherche, probablement de l’occupation.Je ne vais plus que rarement sur msn, j’ai l’impression que tous les mecs avec qui je discute finissent par avoir envie d’une relation amoureuse avec moi. C’est comme une sorte de don incontrôlable, une malédiction. On dirait que dès que j’ouvre la bouche ou commence à écrire quelque chose, que ce soit intéressant ou pas, ça leur semble transcendant. Ce qui est assez fou c’est que le « banal  » ne l’est plus, des petites choses deviennent extraordinaires puisque personne n’en parle jamais. Si je disais à ces types que j’ai mangé du pâté à midi ils trouveraient ça formidable et subversif :  » il assume de dire ces choses là, lui ! « . C’est à se demander si les autres sont réellement si peu intéressants et si je ne suis pas un borgne parmi les aveugles. Parfois, quand je n’ai pas envie de parler, je relance la conversation, comme on met une pièce dans un juke-box (ou comme le fait un psy ?) en envoyant toutes les cinq lignes (environ) un point d’interrogation, un « oui ? « , un « lol » ou le summum « tu peux développer ?  » et ça repart pour un tour. Ce n’est pas que je ne lis pas mais je suis comme en pilotage automatique, je pose des questions en reformulant ce qui a été dit et de temps en temps je fais bifurquer la conversation sur un autre sujet, ainsi les lignes défilent et les minutes aussi.

Il y’a quelques jours je parlais à un énième contact internet de ces mecs qui semblent tous craquer pour moi, de ma difficulté à avoir de vrais amis et il me dit « ils doivent sentir que tu es naturel, que tu n’as pas besoin de faire semblant pour être intéressant « .

Comme il disait ça je me suis demandé quelles étaient ses réelles motivations à mon égard…

Quoiqu’il en soit sa théorie (bateau) c’est que pour séduire quelqu’un on joue tous un rôle, on crée quelqu’un qu’on n’est pas et il pense que si j’attire c’est parce que moi je ne le fais pas. Cependant je n’en suis pas totalement exempt, bien sûr que je m’adapte à mon interlocuteur mais je triche rarement sur ce que je pense vraiment. Est-ce que j’ai des difficultés à être moi-même ou finalement à ne pas l’être ? Je ne sais plus. En tout cas je ne m’invente pas de passions que je n’ai pas, ne me crée pas de passé réarrangé et ne fait pas semblant de posséder des qualités qui ne sont pas les miennes. Tout finit par se voir, se savoir, alors quel intérêt aurais-je à le faire ?

Quand je sortais dans le « milieu gay  » c’était différent, les mecs avaient clairement envie de me sauter et j’aurais pu parler des heures ils ne m’écoutaient pas réellement.

 » Tu vois c’est à cette époque que « le discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes  » a changé ma façon de voir les choses…

- Ah bon ! Mais dis moi… tu es actif ou passif ?  » De la même manière qu’on est toujours le con de quelqu’un, il semble qu’on soit aussi, à tour de rôle, celui qui n’écoute pas puis celui qu’on n’écoute pas. Une certaine justice en somme.

 

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