Archives pour la catégorie Schizophrenie

Long is the way

Il faut que je m’exprime.
Il faut que je sois moi, que je sorte de moi.
Une partie de moi lutte pour sortir tandis que l’autre se bat pour la contenir.
Calé entre les deux je regarde les trains passer.

I’m every woman et autre chose encore

Je crois que je n’ai jamais été aussi prêt d’assumer ce que je suis véritablement.
Il n’y a pas une personnalité à laquelle on doit se cantonner, pas une seule case dans laquelle on doit entrer. On peut être tendre et sadique, drôle et austère, profond puis superficiel, les deux en même temps. On peut être une petite chose fragile mais imbue de sa personne et finalement très forte. On peut-être une brute fleur bleue, érudit passionné de telenovelas, pauvre en Armani, communiste résidant à l’hôtel Crillon, fan de Death metal et de Dalida…
Je veux rester l’exception qui confirme les règles.
Mort aux cases !
Je ne suis pas le jouet de mes contradictions, je suis mes contradictions et autre chose encore.
Je ne manque pas de personnalité, je suis riche de plusieurs personnalités qui font la mienne.
Il a dit « tu n’es pas limité ». Il a raison.
Je ne pensais pas qu’on pouvait se rencontrer soi-même dans l’apparent sordide d’un bordel en plein air.
Chacun son chemin…

« J’ai raté mon premier rôle,
Je jouerai mieux le deuxième,
Je veux que la nuit s’achève. »

 

Cher journal,

 

mummy.jpg

 

 

Ma vie est trop de la merde.

Hier maman est rentré à la maison complètement torchée, avec son nouveau copain qui avait la main dans son soutif. J’avais trop la haine.
Jeremy n’a toujours pas rappelé, ça m’énerve grave.

Qu’est-ce que j’ai envie de dire ?

Quelque part je me sens vide. Il ne m’arrive pas moins de chose que chez Granma, ça serait difficile, mais une nouvelle fois j’ai la sensation de m’éteindre.
Des rêves me tiennent encore debout. A moitié debout puisque je passe une bonne partie de la journée couché sur mon clic-clac à regarder des vidéos.
J’aimerais ne pas être seul et en même temps je fais ce choix car je ne me sens pas capable d’être bien avec les autres.

Ma vie n’aura été qu’un long entraînement à l’état de mort

Faire un minimum de mouvements pour ne pas s’éveiller

Tout à l’heure, je suis allé lire dans un jardin public près de chez moi, lieu de chasse homo incontournable du centre ville de Jurassic Park.
Il y avait un très joli garçon et visiblement il le savait, il ressemblait à un paon. Il a commencé à vouloir jouer avec moi : œillades, changements de banc, …
Moi, je m’efforçais de ne pas le regarder, mes yeux allaient de ma BD à l’horizon, s’attardant sur tous les mecs qui passaient sauf sur lui. Je faisais comme s’il n’existait pas, je voulais lui signifier le non sens de sa minable fierté, qu’il rentre chez lui pour pleurer.

Je suis aigri.

Cher journal, je n’arrive même pas à te parler ce soir.
Maman m’a dit que si je continuais comme ça, je finirais comme elle.

 

elephantiasismama.jpg

System error

 

mimemarceau1.jpg

 

 

Cette semaine j’ai rencontré quelques garçons :

Il y a eu S. S est très beau, son visage ressemble à celui d’une poupée de porcelaine. Il a 34 ans et on lui en donnerait 20. Il a un corps parfait. Il est gentil et en plus il semble très intelligent, si intelligent que lors de notre premier rendez-vous j’ai développé un horrible complexe d’infériorité. J’avais l’impression d’être une merde, je cherchais des choses brillantes à dire jusqu’à ce que mes paroles m’ennuient moi-même à tel point que j’ai fini par partir.

Hier il y a eu D. D est séduisant, il est excitant. D semble chercher une relation stable. D ne me plaît pas plus que ça, lui semble un peu limité. Il y a un monde d’incompréhensions entre nous, une incompatibilité perceptible dès notre première discussion par téléphone. Pourtant j’ai passé la journée à essayer de devenir celui qu’il cherche, je me suis même transformé en petit chien docile. C’est un maniaque de propreté, alors je ramassais les morceaux de tabac échappés des cigarettes que j’avais roulées… Je n’avais rien de particulier à lui dire alors je posais des questions sur des sujets qui semblaient convenir. J’étais tellement dans le rôle que j’en arrivais imaginer comment, après deux ans de vie commune, j’allais gérer les soirées ennuyeuses devant la télé en sa compagnie.

J’ai vraiment un problème.
Je passe ma vie à revenir à ce constat : il faut que je sois moi, je dois être moi, je ne serai pas bien dans ma vie si je ne suis pas en accord avec moi-même, I am what i am and what i am needs no excuses.

Et puis j’oublie, je me déteste, j’essaie de devenir les autres, je déprime, j’ai envie de mourir et j’en reviens à la même conclusion.

Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à intégrer cette nécessité d’être moi une bonne fois pour toutes ?

Est-ce que je vais être obligé d’écrire «sois toi-même » sur des grandes feuilles blanches que je collerai sur les murs de mon appartement, afin de les voir tous les jours dès le réveil ?

 

soistoi.jpg

 

 

Upload: en ce moment je redécouvre cette chanson (« Close to me », The Cure) , j’adore ce léger remix !

 

 

flash semi-nocturne sous forme d’injonctions personnelles répétées jusqu’à l’oubli et/ou l’abandon pur et simple et/ou plus compliqué ne nécessitant que son aval propre et uniquE.

mariagegay.jpg

1.il n’y a pas de règleS.

2.il n’y a que celles inventées par ceux qui voulaient te faire croire aux règles pour t’imposer les leurS.

3.brise-leS.

12.on ne retiendra que les exceptions.

17.compose les tienneS.

22.crée Ton jeu.

joUe.76.

EnCore.87.

joUe.98.

enCore.109.

joUe.1110.

enCore ;12

enCore ;24

réinVente ;48

;encoRe-333

;en.kor-0

2 ;jo.ue ;2

4 ;en.kor ;4

6 ;en.kor ;6

12 ;va.troploin ;12

0 ;En ;Ko ;R ;0

00 :;En :;Ko : ;R :;00

000 : ;!En : ; !Ko : ;!R: ;!000

0000 : ;! éEn: ;!éKo :;!éR :;!é 0000

287large.jpg

 

Donneur de leçons

Ce soir je comprends que ne saisir aucune opportunité et les saisir toutes revient au même : au bout du compte on n’a rien. Je regarde la route et j’ai envie d’y laisser moi aussi la trace de mes pas. Seuls ceux qui ne font rien ne commettent pas d’erreur. Tant que je respirerai encore je ne serai pas game over.

Les dangers de la consanguinité

bushbaby.jpg

Being Salvatore Adamo (Dans la peau de Salvatore Adamo)

japadelire.jpg

Coming out : Finalement je crois que je suis bien une folle.

Sur ces blogs internet, on pourrait être n’importe qui, n’importe quoi. Jouer le rôle d’un pilote de formule 1, d’une ancienne geisha ou d’un agent secret, du chauffeur de Chirac ou du cireur de pompes de Sarko. Ca ressemble bizarrement à la liberté et c’est en même temps une cage tellement formatée qu’on cherche parfois les ouvertures, asphixié. Et si finalement la liberté et la prison c’était être soi-même, toujours soi-même. Je suis mon pire ennemi mais si j’y mettais du mien je pourrais être un ami comme jamais je n’en rencontrerai en dehors de moi. Qu’est-ce que j’attends ? De tant de moi(s) il me semble parfois que je vais faire une overdose.

Rêve, mode d’emploi

Une nouvelle question passe dans ma tête en mode obsessionnel.
Depuis combien de temps n’ai-je pas fait un beau rêve ?
Il me semble que depuis des années ils sont lits d’angoisse.
Ce ne sont pas des choses extraordinaires et c’est même souvent d’une banalité déconcertante.
Par exemple il y’a deux jours j’ai annulé un rendez-vous chez le dentiste et la nuit dernière j’ai rêvé que j’étais dans son cabinet et qu’à renforts de radios il m’apprenait une maladie, dont je n’avais encore jamais entendu parler et dont le nom m’échappe.
Freud y verrait certainement une interprétation très intéressante, moi je cherche encore.
Souvent je rêve de joints, d’alcool, que j’ai recommencé tout ça. Mon inconscient s’éclate, lui.
Je me réveille et je suis content, fier de moi ou déçu de ne pas avoir un stick dans la bouche pour oublier la journée qui commence.
Mes vrais rêves sont ceux que je fais éveillé. Je fixe un point et je pars, j’arrive à perdre conscience de ce qui m’entoure. Mécanisme de défense, Sigmund serait content que je l’ai dit. Et puis la réalité finit par s’imposer, de nouveau j’entends le bruit de fond. Alors je cherche un autre point fixe à qui donner du mouvement, j’échafaude une nouvelle théorie à oublier l’heure suivante pour en trouver encore une autre.
Quand j’ai quitté mon dernier job alimentaire manuel je me disais «tu vas faire un truc qui fait marcher ton cerveau, aussi ridicule que soit ce taf, pour ne pas cogiter toute la journée ». J’ai découvert que même en faisant du télémarketing ça peut vous prendre au milieu d’une phrase commerciale répétée cent cinquante fois à un client devenue une voix qui finit par ressembler à n’importe quelle autre. Au passage, c’est à se demander si ce n’est pas le «prospect » qui devient un robot à trois options : vente, hésitation ou «au revoir monsieur, merci de votre accueil et bonne fin de journée (connard) ».
J’ai bossé notamment pour un centre d’appel, « sous traitant commercial » d’un opérateur de téléphonie que je vais appeler Marron2tel. Nous les téléacteurs nous appelions tous et toutes Dominique Poireau. Oui c’est toujours un nom bien français, vous remarquerez. Nous étions une ruche de conseillers de clientèle de l’opérateur. Bien sûr ce n’est pas lui qui nous employait et nous avions été formés deux demi-journées, une aux techniques de vente, l’autre au produit. D’ailleurs ça veut dire quoi «formation au produit » ? Il est vrai que ça vous apprend les bases pour en devenir un, passons.
Dominique Poireau posait pour la énieme fois la même question à une voix, en pensant à lui coller un forfait le plus rapidement possible quand celle-ci dit en devenant masculine et triste «monsieur je suis au RMI, alors laissez-moi tranquille, mettez-moi dans la case surendetté et bientôt mort… ». Dominique a été complètement déstabilisé, dans sa formation il ne trouvait pas ce cas de figure, et sans me laisser le choix il m’a cédé la place. Moi, j’étais ému. Je prenais soudain conscience de la machine qui me possédait : froide, rapide et «plus tu es directif mieux ça marche».
J’ai répondu ce que je trouvais :
« Je suis désolé Monsieur, non je ne vous mettrai pas dans une case, nous ne sommes pas comme ça chez Marron2tel, je vous souhaite très sincèrement beaucoup de courage et de retrouver un emploi*. Je fais en sorte qu’on ne vous rappelle plus ».
Nous avons raccroché, Dominique a classé la fiche dans «décédé » et a repris le travail. Moi toute la journée j’ai pensé à cet homme, j’ai mis des couleurs dans sa voix en le remerciant de m’avoir réveillé trente secondes et prouvé que j’étais encore vivant, là dessous.
Il m’a servi bien plus que Dominique Poireau !
Au fait je vous parlais de quoi ?
Ah oui, de mes rêves…
On peut changer de sujet ?
* Ce terme, emploi, est horrible, voir inhumain, il sous-entend que quand on ne travaille pas, on ne sert à rien. Et je me demande qu’elle était l’utilité exacte de Dominique Poireau pour l’humanité.

12

Si c'est ailleurs ,c'est ici. |
Histoire et fiction - 11ème... |
Critica |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Dolunay
| "Le Dernier Carré"
| Les terres arides de l'isol...